nom • Jalal
prénom(s) • Achille Lito
surnom(s) • Ash (la cendre c'est cool nan ?)
âge • 29 ans, soit un an de moins qu’Elijah
lieu de naissance • Quelque part au Pakistan
origine(s) familiale(s) • Il a grandi principalement en Allemagne, mais son clan a voyagé à travers le monde. Sa famille (au sens large, non exclusive aux liens du sang) ne roule pas sur l’or mais sur les routes à bord de roulottes aux couleurs chatoyantes.
orientation sexuelle • Gay AF
statut civil • Célibataire
métier/études • Ash n’a jamais mis les pieds dans une salle de classe digne de ce nom. Tout ce qu’il maîtrise, il l’a appris auprès des membres de son groupe : danse, cuisine (à base d’aliments cueillis dans la nature), observation des étoiles… Mais c’est autour des questions de bien-être qu’il est le mieux formé, d’où notamment sa pratique du yoga et des massages. Une carrière à envisager pour lui ?
à los angeles depuis • Accompagné (temporairement ?) de certains membres de son clan, il y a mis les pieds pour la première fois en novembre dernier.
groupe • Rainbow Flag.
histoire •L’Amour est enfant de bohème*
La seule certitude d’Achille est d’être né en territoire germanique. Où précisément ? Il ne saurait le dire. Pas plus qu’il ne peut identifier ses parents biologiques avec certitude. Cela ne le questionne pas. Son enfance a été - sans exagérer - hors normes. Qui peut se vanter d’avoir gambadé sur la mousse des bois ou d’avoir fait des roulades dans des champs de blé sous le regard bienveillant et attentif d’un regroupement tout aussi hétéroclite qu’étrange ? La vie en roulotte, voilà le mode de vie l’ayant bercé dès ses premiers jours.
La solitude est une chose inconnue de ce jeune adulte que l’on peut parfois percevoir comme un grand enfant. Habitué à toujours être entouré des adultes ou de ses frères et sœurs, il supporte difficilement le silence et surtout le désœuvrement. Ce n’est pas une chose étonnante lorsque l’on jette un regard curieux sur la grande famille dont il est issu. Une sorte d’élevage de jeunes adultes particuliers, aux mains rendues calleuses par le travail du bois et à l’esprit ouvert au monde. Bien que très haut perché.
En grandissant, il apprit à se débrouiller, des réparations de matériel à la phytothérapie. Les plantes l’ont toujours fascinées que ce soit pour leurs vertus guérisseuses ou l’arôme qu’elles apportent aux repas concoctés par ses petits soins. C’est sûrement là ce qui le caractérise le plus : sa bonté naturelle, prendre soin d’autrui. Par conséquent, s’il y a bien un domaine qui lui échappe, il s’agit de la chasse et de tout l’aspect gore que cela entraîne. Plutôt manger des marguerites qu’un pauvre gibier !
Vivre en nomade c’est tout ce qu’il connaît. Il s’est rarement arrêté plus d’un mois au même endroit, enchaînant villes, campagnes et pays en mendiant pour un peu d’argent ou en rendant des services à ceux lui accordant sa confiance. Bien sûr, il en est de même pour le reste de son clan dont il ne fit que de suivre l’exemple.
Dynamique, luron, joyeux et outrageusement affectueux (si cela est possible), il s’est rapidement imposé comme le « bébé » de la bande, que ce soit du haut de ses cinq ou de ses vingt printemps. C’est d’ailleurs ce qui fit chavirer Elijah Holtz en dépit de son éducation réfractaire à tous ceux ne rentrant pas dans la case étriquée « hétéro ». Bien que leur romance ne durât pas plus d’un mois et fut extrêmement pudique, cette dernière laissa des traces chez les deux hommes qui, dix ans plus tard, ne l’ont toujours pas oublié.
Si je t’aime prends garde à toi*
C’est en consultant les réseaux sociaux qu’Achille avait découvert où résidait maintenant Elijah. Pas compliqué de retrouver sa trace puisque ce dernier s’était fait un nom dans le paysage cinématographique allemand. Notez que « en consultant » signifiait plutôt ici « en écumant nuit et jour différents sites internet jusqu’à n’en plus dormir ». Peu importe, le résultat était le même : Elijah se trouvait à Los Angeles. De l’autre côté de l’océan. Une distance qui n’avait pas effrayé Achille, habitué aux voyages les plus improbables.
C’est en pleine détresse psychique qu’il réussit à convaincre les siens de faire ce voyage aux États-Unis. Un pays dont les bohémiens n’appréciaient que modérément le style de vie. Seulement Achille avait réussi à les emballer en leur rappelant que leur « Sissi » préféré y était déjà résident depuis plusieurs années et que cela serait l’occasion pour eux de prendre de ses nouvelles autrement que par courrier ou téléphone. Plusieurs mois furent nécessaires afin d’organiser ce déménagement et de regrouper les fonds mais aucun volontaire ne se découragea.
Malheureusement pour Ash, son état ne s’améliora pas une fois posé sur le sol américain. Avant-même d’avoir obtenu les retrouvailles tant désirées, son clan le convaincu de consulter un psychologue tant ses membres se sentaient impuissants. Ce sentiment de ne jamais avoir rien accompli de concret, de ne s’être attaché à rien ni personne en-dehors de sa famille le rongeait. Rien ne semblait lui remonter le moral - pas même les recettes « magiques » transmises depuis des générations - si ce n’est, peut-être, croiser son ancien compagnon.
Ainsi, le jeune homme fut placé dans un asile psychiatrique par mesure de sécurité malgré sa situation financière précaire et ne put en sortir que le mois suivant. Était-il vraiment remis sur pieds ? Pas vraiment. Disons qu’il savait parfaitement formuler ce que l’on attendait de lui. Prochaine étape : retrouver l’Allemand qui avait marqué son existence. Au Diable la prétendue « obsession » que lui attribuaient les spécialistes !
*(Extrait de
L’amour est un oiseau rebelle, Carmen)