EINAR » But I think, maybe... Home was us.

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IT S THE LONIEST THING IN THE WORLD, WAITING TO BE FOUND.

• âge : 38
• côté ♥ : Seul. Qui voudrait de ça, de toute façon ?
• orientation : Who gives a fuck who I fuck ?
• occupation : Détective, LAPD, Vice Unit, Human Trafficking Unit. Tous crimes relatifs à la prostitution et au trafic d'êtres humains. Enfin, ça, c'était avant qu'il ne soit suspendu...
• quartier : Silverlake, n°1513 -une très modeste maison avec un petit jardin avec balançoire.
• avatar : Joel Kinnaman.
• crédits : avengedinchains (avatar), anaëlle (signature).
• messages : 136
EINAR » But I think, maybe... Home was us.
Jeu 18 Oct - 18:43
EINAR FREYR SIGURÐSSON
ft Joel Kinnaman (+ Lolitaes)
informations
surnom(s) • V, Nana.
âge, date & lieu de naissance • 38 ans, né à Reykjavik, Islande.
origine(s) familiale(s) • Islandaises.
orientation sexuelle • Einar ne s'identifie nulle part -mais pansexuel est sûrement ce qui s'en approche le plus.
statut civil • Seul, mais les draps jamais froids bien longtemps.
métier/études • Detective, LAPD, Vice Unit (les moeurs), Human trafficking unit : tous crimes reliés à la prostitution et au trafic d'êtres humains. Actuellement suspendu jusqu'à nouvel ordre.
à los angeles depuis  • 25 ans.


résumé •

A emménagé à L.A. avec ses parents il y a 25 ans (il en avait 13) quelques mois après le suicide de sa sœur. • Pratique la boxe de temps à autres, mais le sport qu’il adore par-desssus tout, c’est la natation. • Il adore cuisiner, même si ce n’est pas toujours un succès. C’est quelque chose qu’il aime partager. • Littéralement accroc à son job –il vit et respire pour ça. A tel point que certaines affaires l’obsèdent. Depuis qu’il est suspendu, c’est la dégringolade… • Certains se perdent dans la drogue ou l’alcool, lui c’est les autres, leur chaleur, leurs étreintes. Ça a toujours été comme ça. • Très proche de la nature –c’est aussi pour ça qu’il a longtemps économisé pour pouvoir s’offrir une maison toute petite mais avec un jardin. • Sombre et solitaire à ses heures, il reste néanmoins quelqu’un de très avenant en présence des autres, le sourire facile et le rire communicatif. Il éprouve un peu de difficulté à laisser les gens s’approcher vraiment. • Il est curieux de tout, relativement franc, peut poser beaucoup de questions qui ne plaisent pas toujours ; ça peut irriter ou mettre mal-à-l’aise parfois, même s’il sait faire un pas en arrière quand il comprend (ou qu’on lui fait comprendre) qu’il a franchi la ligne. C’est un peu une déformation professionnelle, mais surtout lui. • C’est un amant très attentif et passionné. • Il n’a pas (encore) d’enfants –mais ça reste cela, un not yet. • Coffee addict, il carbure à ça toute la journée. Il dégaine son thermos plus vite que son ombre. •
PROPOSITIONS DE PRE-LIENS : LES INFORMATEURS
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SUR LES PRE-LIENS SUIVANTS

Dans l'idées, ce sont plusieurs pré-liens, tous des informateurs (confidentiels) plus ou moins récents d'Einar.  
Il y a une esquisse de personnage pour chaque, que vous pouvez modeler à votre façon, et un "bébé lien" avec, de façon à ce qu'on puisse discuter de tout ça ensemble et  que cela laisse pas mal de manoeuvre à votre imagination. Concrètement, tout est négociable ou presque, alors n'hésitez pas à m'envoyer un MP ou à poster dans la partie invité !

Les avatars sont totalement libres. Les prénoms sont là pour ne pas mettre "x" -ils sont donc libres également. Les orientations sexuelles sont au choix. Les backgrounds sont négociables -ils sont là pour planter le décor et donner une direction générale pour le personnage.

(NB : personnages non-binaires)

(f) ANJA - entre 20 et 30 ans - escort girl (éventuelle autre occupation au choix) •

Personnage

Anja, elle sait pas trop comme elle en est arrivée là. A se pavaner aux bras de mecs (si rarement des femmes) qui ont parfois deux fois son âge, à sourire et à rire à leurs blagues parfois vaseuses qui s'amusent qu'eux. A accepter les mains qui se baladent parfois sur son corps -même si elle est bien claire dès le début, elle n'autorise jamais plus que ça.  A combler la solitude de certaines âmes tristes le temps d'un dîner en famille ou d'un déjeuner au restaurant.
Elle croyait que Los Angeles serait la ville de tous les possibles. Celle de ses rêves devenus réalité. Elle n'y cherchait pas la gloire -juste l'opportunité de vivre de son art.
Mais les castings s’enchaînent, les opportunités défilent, mais le loyer, lui n'attend pas qu'elle décroche un rôle pour venir frapper à la porte de son compte en banque, chaque mois.
Elle travaille à mi-temps en journée, court les castings le reste du temps et s'éprend du masque de l'escort quelques soirs par mois, lorsque quelques clients tombent sur son profil et qu'elle leur plait assez pour qu'ils la payent pour une soirée en leur compagnie.
Elle a laissé ses rêves pourrir dans le caniveau.

Lien

Anja et Einar, c’est une rencontre hasardeuse et un peu bancale.
Il était sur le chemin du retour, parcourant tranquillement Silverlake au volant de sa voiture après une longue journée de travail, lorsqu’un mouvement avait attiré son attention. Une femme, vêtue d’une robe joliment travaillée, qui refusait de grimper dans une voiture hors de prix et luttait manifestement contre une poigne un peu trop forte qui la poussait dans l’habitacle. Elle aurait pu hurler –mais elle ne le faisait pas.
Il s’était garé en double file, et apparemment, cela avait calmé les ardeurs de son agresseur pour quelques instants. La joute verbale qui l’avait opposé à l’inconnu, Einar ne s’en souvient pas vraiment –juste du dégoût que lui avaient inspiré les mots misogynes de l’autre, et les insultes dont il avait gratifié la femme en démarrant en trombe. Son attention était en grande partie accaparée par la jeune créature qui se tenait le poignet en grimaçant, l'air échevelé. Son esprit tournait à plein régime alors qu’il tentait de faire sens de la scène, de ne pas se laisser aller à des assomptions trop rapides. Il s’était penché sur son sac abandonné à terre dans la lutte pour le lui rendre alors qu’elle le remerciait du bout des lèvres –et le coup d’œil curieux qu’il avait glissé devant avait révélé une jolie liasse de billets.
« Je pourrais t’arrêter pour ça, tu sais. »
Ce n’était pas vraiment une vérité, pas vraiment un mensonge.
« Je-Je ne suis pas une… une prostituée. »
Son regard s’était aiguisé, fouillant les yeux qui évitaient consciencieusement les siens, dans une attitude replis. Une escort, peut-être. Cela pouvait expliquer la voiture au constructeur Allemand, la robe élégante, le refus de se laisser entrainer. La liasse conséquente de billets. Mais cela correspondait aussi à une prostituée –peut-être pas une qui faisait le trottoir et taillait des pipes aux passants pour trente dollars, mais une de celles qui étaient parvenues à viser le haut du panier.
Il avait juste hoché la tête, comme s’il acceptait cette réponse, lui avait proposé de la ramener chez elle, lui montrant juste son badge en maigre preuve de sa bonne foi –non, il n’était pas un autre détraqué. Il trimballait toujours de l’arnica dans sa boite à gants, et lui avait filé le tube sans trop lui laisser le choix, respectant son silence et retenant ses questions. Et il lui avait laissé son numéro de téléphone gribouillé à la va-vite, en lui disant que même si elle vendait son corps, personne n’avait le droit de la traiter comme l’autre homme l’avait fait.
En dépit du sourire un peu tremblant qu’il avait réussi à lui arracher, il ne pensait pas qu’elle le rappellerait.
Mais elle l’avait fait.


(h/nb) STEPHEN - entre 25 et 35 ans - prostitué  (éventuelle autre occupation au choix) •

Personnage

Les trottoirs ont la saveur dégueulasse de la familiarité. Ses pieds les ont trop arpentés ; ses gémissements les ont de trop nombreuses fois éclaboussés. Au début, il se sentait sale, répugnant. Il vomissait son dégoût sur le pavé ; il crachait ses larmes dans l’ombre des bâtisses aveugles à sa détresse. Maintenant, il est sale, mais il faut croire qu’il a fini par s’y habituer, d’une certaine façon. Ses yeux se sont asséchés, son cœur s’est planqué quelque part dans sa poitrine, là où personne ne pourra le blesser.
Maintenant, il a un toit sur la tête, assez de nourriture dans son assiette et chaud l’hiver comme l’été.
Et la rue impitoyable l’a redessiné à son image ; il se joue de tout, de ses charmes, comme de sa vie, masque après masque, soupirs après soupirs.
Billets après billets qui lui rachèteront peut-être un jour un semblant d’âme.

Lien

Ça fait déjà quelques années qu’ils se connaissent –leur rencontre date des débuts d’Einar dans sa nouvelle unité, qui s’occupe justement des crimes qui touchent, en autres, à la prostitution. Presque quatre ans donc.
Stephan n’a jamais fait confiance à la police –pourquoi aurait-il dû, après tout, il n’est qu’un criminel de plus aux yeux de la loi. Il a toujours été attentif à ne pas se faire surprendre la main dans le sac (ou plutôt, à genoux devant un client qui prend son pied), privilégiant les coins très discrets qu’il connait bien si celui ou celle qui requiert ses services ne préfère pas le confort d’une banquette arrière ou d’un hôtel. Il s’est déjà fait choper quelques fois à ses débuts ; les arrestations pour racolage ou exhibitionnisme font tache sur son casier, mais cela fait des années qu’il fait profil bas.
Bien sûr, les flics ne sont pas dupes.
Enfin, surtout ceux qui trainent dans les rues ou bossent dans les mœurs.
Mais ils n’ont pas de preuves, et à part lui faire les gros yeux de temps à autres ou lui dire de dégager le plancher lorsqu’ils le trouvent aux abords d’un lieu un peu suspect, ils ne peuvent pas faire grand-chose. Ça, Stephen le sait très bien.
Et parfois, Stephen s’en amuse, flirte dangereusement avec la limite. C’est exaltant, ce sentiment de puissance qui brise ses chaines en lui alors qu’il peut ressentir toute l’impuissance qui suinte par pores de ceux qui portent le badge et la justice en étendards. Il récolte parfois quelques bousculades et menaces d’elle faire un tour au commissariat mal camouflées, mais la vérité, c’est qu’ils ne peuvent rien contre lui. Cela en devient presque enivrant –parce qu’il a tellement l’habitude que tout lui glisse entre les doigts, de n’être qu’une marionnette sujette aux désirs des autres, la plupart du temps.
Einar, c’était juste un autre flic, au début. Pas un nouveau dans les rues ; mais un petit bleu dans le monde des mœurs. Il était pas trop mal fichu, alors c’était presque plaisant de venir flirter, de tenter de le mettre mal à l’aise. Pour voir s’il allait se ranger aux côtés de ceux qui le repoussent fermement d’un air hésitant entre pitié et embarras et décident finalement d’ignorer son manège (les moins amusants) ou peut-être ceux qui allaient tenter de redresser un rapport d’autorité inexistant –et les autres encore.
Sauf que le policier à accueilli son flirt avec une audace déstabilisante, osant même lui répondre et rentrer dans son jeu, à quelques mètres de son collègue qui lui conseillait de ne juste pas faire attention à lui –Stephen, t’as pas autre chose à faire sérieusement, t’occupe pas de lui Einar.
La vérité, c’est que sur l’instant, Stephen s’est senti bien bête. Précipité hors de sa zone de confort, alors que le contrôle de la situation lui échappait inexorablement. Et ces prunelles étranges fichées dans les siennes, qui ne se détournaient pas, qui l’affrontaient, qui le regardaient.
Pas comme on dédaigne un déchet. Pas comme on apprécie ce que l’on voit –ces regards concupiscents, il les connaissait bien.
Mais plutôt comme on considère un autre être humain. Un égal.

D’abord, Stephen ne l’a pas apprécié. Mince, il fuyait même lorsque son regard agrippait parfois sa silhouette au loin. Une attitude qu’il n’adoptait pas souvent –encore moins vis-à-vis de la flicaille. Et pourtant, il ressentait ce timide besoin de retrouver ce regard sur lui. Un regard différent, qui n’éveillerait pas que du dégoût ou de la méfiance en lui. Alors il a fini par revenir vers lui. Une fois, deux fois, sans vraiment donner mine de lui faire confiance. Il a récupéré une carte, en se promettant qu’il n’appellerait jamais, mais lorsqu’ils lui sont tombés dessus lors d’une enquête pour l’interroger, il a fini par le faire. Il lui a filé un ou deux tuyaux, quelques fois. Mais il ne voulait pas être inscrit dans un registre, recevoir de l’argent pour ça –ça restait qu’entre eux et ça lui convenait bien.
Avec le temps, il a peu à peu appris à faire confiance à Einar. A accepter les déjeuners ou les diners achetés dans des food trucks qu’ils s’enfilaient dans la voiture sans forcément parler. A répondre aux coups de téléphone même si c’était juste pour prendre de ses nouvelles et pas pour glaner quelques infos sur machin ou bidule. Il flirte toujours avec le policier –c’est comme une routine qui est restée- mais c’est beaucoup moins agressif, et ça le fait sourire que l’autre lui réponde spontanément d’un clin d’œil ou d’une repartie bien amenée.
C’est leur équilibre.
Et Stephen ne s’attend pas à ce qu’il soit bouleversé.


(f/nb) TRISHA - entre 17 et 25 ans - sdf, prostituée (éventuelle autre occupation au choix) •

Personnage

Pour chaque nouvelle maison, chaque nouvelle famille, c’était une nouvelle fugue.
Système cassé, c’était tout ce que Trisha avait toujours vu.
Et la rue, c’était toujours mieux que les familles d’accueil qui se succédaient, les maisons qui puaient le bonheur ou la misère. C’était mieux que cette impression de n’avoir sa place nulle part –et de n’être voulue par personne.
Il y a les refuges certains soirs ; le glacé des pavés sous les ponts le reste du temps, quand il n’y a pas de place dans les quelques uns où elle se sent vaguement en sécurité. Les chambres de motel quand elle troque ses charmes contre quelques billets qui seront synonymes d’une bonne douche chaude, et d’un repas complet. Ça lui permet de pouvoir s’inscrire à quelques castings pour publicité, de tenter sa chance pour se sortir de là. C’est pas comme le cinéma ; c’est pas les paillettes et les grands défilés non plus. Mais ils sont moins regardants sur l’adresse qu’elle fournit, alors elle prend ce qu’elle peut bien avoir.
Parce qu’elle a bien compris qu’ici, il n’y a qu’au combat qu’on est libre.

Lien

Se faire chopper par un flic alors qu’elle tire sur la fermeture éclair d’un inconnu à l’arrière de la voiture de celui-ci, c’est pas bien glorieux, et elle sait que ça va lui attirer des ennuis.
Lorsqu’il se saisit du gars par les épaules pour l’extirper de la voiture et le laisser tomber sur le sol, la peur arrête de la tétaniser et lui met un coup de fouet. Faut qu’elle court, qu’elle fuie. C’est sans compter sur le partenaire de la flicaille qu’elle n’avait pas vu à travers la vitre, et qui la retient fermement par le bras. Se débattre et lui hurler dessus, lui cracher toute une panoplie de mensonges au visage, c’est presque libérateur, mais elle sent bien qu’au fond, elle est bonne pour les suivre, tout comme celui qui se fait menotter sans vergogne de l’autre côté du véhicule.
Mais le flic la relâche. Lui dit qu’ils ne sont pas là pour elle, mais pour lui, son client. Un mac apparemment. Ils sont nombreux à faire leur marché parmi les filles comme elles. Population vulnérable, qu’il raconte, le détective aux yeux verts. Ça lui donne envie de le gifler et c’est à peine si elle se retient –et à la place, ce sont les insultes qui coulent entre ses lèvres alors qu’elle finit par s’éloigner, comme ils n’ont rien contre elle.

La prochaine fois qu’elle le croise, elle sort tout juste d’un refuge, son sac à la main et ses vieilles fringues sans âme sur le dos. Il est là au milieu des gosses de la rue, une photo entre les doigts, à tenter de glaner quelques infos sur un garçon qui a disparu. C’est à peine si on l’écoute et franchement, Trisha en éprouve un certain sentiment de satisfaction. A toujours se croire au dessus de tous…
Jusqu’à ce qu’il se plante devant elle. Elle n’a aucun doute sur le fait qu’il l’ait reconnue –ça se lit clairement dans ses yeux aux teintes étranges- mais il fait comme si ce n’était pas le cas, comme pour donner le change. Ils sont pas nombreux à savoir qu’elle vend ses fesses pour un peu de blé, mais ils doivent bien se douter que l’argent tombe pas du ciel lorsqu’elle se ramène avec un nouveau paquet de cigarettes et qu’elle partage, laissant une agréable odeur de savon bon marché derrière elle. Elle voudrait pas qu’ils croient qu’elle balance à la police –ça, ce serait pire que de se faire traiter de pute, elle trouve.
Et elle sait pas si c’est pour le remercier de sa discrétion, ou parce qu’il lui fait un peu pitié, mais elle regarde la photo. Reconnait le visage jeune sur le papier glacé. Elle le gratifie d’un regard qui veut dire clairement « Ouais, j’le connais. ». Il plisse un peu les paupières, cherche un truc dans sa veste –elle a un rapide regard vers l’arme qui pend à sa hanche. Et la cigarette qu’il lui tend est une excuse que les quelques compagnons de galère qui se trouvent autour d’eux approuvent. Elle les sent presque se redresser contre le mur du refuge, braquer leurs yeux envieux sur le tube mortel qu’elle glisse entre ses lèvres après avoir lâché le nom du garçon. Son regard se fait insistant sur le paquet, et il finit par lui tendre alors qu’elle accepte d’en dire un peu plus, grappillant deux cigarettes de plus avant de le lancer à Keith, assis quelques mètres plus loin.
Apparemment, ça satisfait le flic. Il a même droit à son prénom, et elle au sein, dis donc. Même si ça ne doit pas devenir une habitude, qu’elle lui balance alors qu’il s’éloigne vers sa voiture.
Et ça n’en devient pas une.
Pas vraiment.
C’est juste qu’il se retrouve toujours d’une manière ou d’une autre sur son chemin quand il a besoin de quelque chose et elle sur le sien quand c’est son cas. Elle accepte les clopes et parfois même ose demander quelques trucs ; il garde toujours un truc pour elle dans sa boite à gants.
C’est un deal qui fonctionne selon Trisha –et ça lui va bien comme ça.


(h/nb) MAX • entre 30 et 40 ans - junkie (éventuelle autre occupation au choix)

Personnage

Comment peut-on tomber aussi bas ?
Dans ses moments de lucidité, c’est ce qu’il se demande, Max. Comment en est-il arrivé là ?
Il avait tout pourtant. Tout ce qu’il avait toujours espéré avoir. Un travail passionnant où il se trouvait constamment au contact des gens. Un fiancé avec lequel il avait bon nombre de projets –acheter cette petite maison qui leur plaisait à Silverlake, construire une famille, voyager. Croquer la vie et le bonheur à pleines dents.
Puis il y a eu cette affaire morbide de viols en série, un an plus tôt. Des victimes qui sortaient peu à peu de l’ombre, qui disaient avoir été droguées, ne plus même se souvenir complètement du calvaire qu’elles avaient enduré. La police s’est emparée des témoignages, a ouvert l’enquête. Le regard des policiers s’est peu à peu dirigé vers l’endroit où Max travaille, apparemment seule connexion entre les victimes. Et il s’est retrouvé au commissariat. En tant que témoin, tout d’abord, comme il travaillait-là –puis en tant que suspect. Il ne sait pas comment les choses ont pu aller aussi vite. Un jour, il travaillait tranquillement dans un milieu qui lui était agréable, avec des collègues qu’il appréciait ; le suivant, tous le surveillaient du coin de l’œil, ne restaient pas dans les pièces lorsqu’il y pénétrait, essayaient de le fuir le plus vite possible lorsqu’il avait l’audace de venir leur parler. On lui a demandé de rester chez lui ; il n’a pas été surpris lorsque la lettre de renvoi lui est parvenue quelques jours plus tard.
C’était comme évoluer dans un cauchemar, et espérer qu’il puisse se réveiller –sauf que cela n’arrivait jamais.
Peu à peu, les voisins ont commencé à changer de comportement à son égard, puis son compagnon, alors qu’il multipliait les allées et venues au commissariat, refusait de laisser entrer la police sans mandat, commençait à chercher un avocat pour se protéger. Puis les média se sont emparés de l’affaire, et ce fut le début de sa chute aux enfers.
L’alcool fut son premier refuge. Peut-être est-ce que même pour cela que son compagnon a fini par partir, le laisser. L’abandonner. Puis les paradis artificiels. Il ne sentait plus les regards qui le dévisageaient avec dégoût, ne voyait plus les insultes qui maculaient sa voiture et sa porte. Il se sortait même plus depuis que des journalistes semblaient avoir élu domicile au bas de son immeuble –les quelques fois où il l’avait fait, il était entré dans une folle rage qui l’avait encore plus rendu coupable aux yeux de tous.
Il a presque fini par croire qu’il l’avait fait.
Puis la police l’a déclaré innocent –mais c’était trop tard, il avait déjà tout perdu. Et cela n’a pas fait grand-chose pour améliorer ce que les autres pensaient de lui.  

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Max a rencontré Einar il y a quelques mois, dans un bar.
Le policier voulait juste lui poser quelques questions –une histoire de garçon disparu pas loin de là. Et Max a rendu son mélange malheureux de cocaïne et d’alcool sur les genoux du gars.
Un détour aux urgences plus tard, alors qu’il encaissait mal la gueule de bois en plus du manque, il avait plus ou moins réussi à lui répondre, et lui demandait de le déposer à l’une de ses réunions des N.A. (Narcotics Anonymous) du soir. Cela faisait longtemps qu’il n’y était pas allé. De toutes façons, il ne faisait qu’alterner  entre sobriété relative et rechutes ; mais il aimait bien écouter les voix de gens qui ne jugeaient pas, et qui avaient eu tellement moins de chance que lui dans la vie.
Il n’avait pas prévu qu’Einar ne le conduise pas à l’endroit habituel, mais à un autre, où se tenaient d’autres réunions. Qu’il lui mette un cerbère de gardien de sobriété dans les pattes, et que le gars soit du genre à le sevrer à la dure et camper chez lui si nécessaire.
Peut-être que dans son délire dans l’ambulance, il avait laissé filtré qu’il voulait s’en sortir, sans savoir vraiment comment.
Le combat contre l’addiction est quotidien, mais Max s’est reprit, peu à peu. Cela fait trois mois maintenant qu’il n’a touché à rien, et en dépit des moments de faiblesse, des rechutes qui ont précédé cette période de sobriété exceptionnelle, son sponsor ne l’a pas lâché –et Einar non plus, à sa façon. Toujours là pour lui mettre un coup de pied au cul ou le récupérer dans un endroit infâme lorsqu’il replonge et qu’il a trop honte pour en parler à son mentor (même s’il le balance à ce dernier juste après, ce traitre).
Alors Max l’aide un peu comme il peut. Attrape des infos ça et là, parfois à ses réunions, parfois de ses dealers lorsqu’il se sent assez fort pour les approcher sans craquer. C’est très éparse, et au fond, e policier ne lui demande rien, mais ouais, Max y tient.
Il a un peu l’impression de sortir la tête de sa propre misère quand il fait ça.


(f/nb) NOLA - entre 28 et 33 ans - ancienne junkie maintenant employée à la mairie •

Personnage

Nola en a fini avec tout ça.
La drogue, ça a bien failli lui ôter jusqu’à ce qu’il a de plus précieux –sa vie. Les conneries, après la prison pour mineurs, ça allait bien un moment (quelques années), mais il était temps de trouver autre chose à faire de sa peau. Parce que sinon, ça allait être retour à la case prison, et là, ils ne seraient pas aussi cléments avec elle. Ça lui a pris du temps, mais avec de l’aide, et de la bonne volonté, elle s’en est extirpée. Elle a même trimé, en cumulant plusieurs jobs, pour pouvoir s’offrir des cours du soir à l’université et toucher du bout des doigts ce qu’elle voulait devenir. Et coup de pouce, le contact donc elle avait besoin, est venu de là où elle l’attendait le moins : une connaissance aux réunions des N.A. où elle allait toujours une fois par mois, comme pour se souvenir d’où elle venait.
Maintenant, elle a repris son existence en mains, et elle ose s’épanouir peu à peu.
Croire qu’il y aura de meilleurs lendemains.

Lien

Ah, les charmants flics des stups. Quelle belle bande d’enfoirés.
A l’époque de son arrestation, qui lui avait valu un séjour en prison à l’âge de 16 ans à peine, elle n’avait fait que croiser ce grand dadais blond, alors qu’on la trainait en salle d’interrogatoire. Elle n’avait même pas vraiment fait gaffe à lui –elle était trop occupée à invectiver ceux qui lui avaient passé les menottes avoir l’avoir surprise en plein deal (pour sûr qu’ils allaient aimer ce qu’elle trimballait dans son sac à dos…). Ce n’était qu’un flic de plus.
La seconde fois, c’était peu après sa sortie d’incarcération –et c’est franchement pas ce qui l’a décidée à changer d’avis. Alors qu’elle goûtait enfin à sa liberté de la plus belle de manière –un bon rail de coke dans le nez et un gars deux fois plus vieux qu’elle pour la sauter. A ceci prêt qu’ils en ont un peu oublié de fermer les vitres de la voiture et que manifestement, elle n’était pas aussi discrète qu’elle l’aurait pensé. Et qu’elle avait toujours l’air d’une mineure –ce qu’elle était encore, au regard de la loi, en dépit des mensonges qu’elle avait conté à son amant infortuné.
Lui s’est fait passer les menottes et emmener au poste même si elle n’a pas porté plainte ; et elle a atterri en cellule de dégrisement, le temps qu’elle redescende et puisse leur dire clairement de quoi il était question.
Einar ne l’a pas reconnue.
Elle, étrangement, si. Y allant même de son petit commentaire lorsqu’il lui avait tendu les brochures sur les réunions aux N.A. et autres conneries du genre.

Coucher contre un peu de bonheur artificiel, c’était tellement facile que c’en était devenu une habitude, car le manque était dur et cruel, que son corps et son âme avaient faim de ce monde où plus rien n’importait. Et il y a eu plusieurs autres fois comme celles-là –elle, forcée de redescendre, assise sur le sol inconfortable d’une petite cellule. Parfois le regard vert pour venir tenir ses paysages étoilés. Puis ça s’est arrêté, alors qu’elle commençait à avoir l’air assez vieille, qu’elle faisait un peu plus d’efforts pour être discrète.
Et un soir, ça a dérapé. Son dealer habituel était en confiance, et elle ne s’est pas méfiée, trop pressée d’en finir pour avoir sa dose. Ce n’était même plus une question de plaisir à ce stade ; elle se déshabillait et écartait les cuisses parce que le manque lui creusait les entrailles, et qu’elle souffrait de ne savoir comment le combler. C’en était presque devenu mécanique. Sauf qu’il n’en a pas eu assez. Après la première seringue injectée dans ses veines, il ne l’a pas laissée partir.
Et la suite de l’histoire, elle donnerait tout ce qu’elle a pour l’oublier.

Après avoir passé des jours recroquevillée dans son lit, plongée dans le noir, elle s’était peu à peu animée pour fouiller sa chambre et déterrer les prospectus donc elle avait fini par faire collection. Ils dataient de quelques années, étaient cornés et raturés de partout, parfois encore un peu poudrés. Elle a appelé un ou deux numéros, et raccroché aussitôt qu’une voix grésillait à l’autre bout du combiné. Elle a tout fichu par terre, et entre ses larmes, elle a fini par l’apercevoir. Ce bout de papier glissé entre deux feuillets d’un même petit livret sur l’aspect indispensable d’une aide psychologique. L’encre était un peu effacée mais le numéro encore visible. Alors elle l’a tapé, a écouté les tonalités résonner.
Et même si elle n’avait entendu sa voix que quelques fois, elle savait que c’était lui lorsqu’il décrocha.

Elle ne lui raconta que bien plus tard ce qui l’avait décidée à arrêter, lorsqu’ils fêtèrent sa deuxième année de sobriété. Peut-être parce qu’à sa façon, il n’avait jamais vraiment été loin durant ce long combat qu’elle avait mené contre elle-même. Jamais plus loin que de l’autre côté de son téléphone en réalité, à écouter ses palabres bercées par le manque à trois heures du matin, à tenter d’apaiser ses pleurs ou sa colère quand elle avait juste envie de tout lâcher. Même s’il n’avait fait que l’introduire à des personnes qui l’avaient aidée et en qui elle avait peu à peu appris à avoir confiance. C’est un peu grâce à lui qu’elle en est là, loin de tout ce passé trouble, même s’il n’aime pas l’entendre dire ça, et grâce à ceux qui lui ont tendu la main, mais surtout grâce à elle. Avant tout grâce à elle.
Et ça, elle ne l’oublie pas.



PROPOSITION DE PRE-LIENS : L'AMANT

(m) ALESSANDRO - 27 ans minimum, non hétérosexuel, activité au choix


Le personnage en lui-même est très libre –prénom/nom, background, métier, statut social etc. Ce qui m’importe est avant tout le lien, à vrai dire.

Ce pré-lien peut convenir à un nouvel inscrit sur GITA ou bien à un membre déjà présent sur le forum.

Août 2018.
Alessandro et Einar, c’est une histoire (même s’ils ne la qualifieraient sûrement pas ainsi) qui a commencé dans un bar/boite de nuit. Assez banal dans le fond –même si les circonstances l’étaient moins.
Alessandro se trouvait-là pour danser jusqu’aux aurores –ou peut-être passer une partie de la nuit à danser à deux, et pas sur le dancefloor. Einar était là pour oublier –l’esprit enivré par l’alcool pour célébrer tristement la nouvelle de sa suspension tombée l’après-midi même. Deux corps qui s’accordent sur un rythme commun parmi les notes assourdissantes, au milieu d’une foule de silhouettes sans visage. Deux êtres qui se cherchent et se rencontrent finalement à mi-chemin.
Honnêtement, Einar n’a pas beaucoup de souvenirs de cette première nuit. Ce qui est bien bête, parce que malgré le mal-de-tête à lui fendre le crâne en deux qui l’avait accueilli au réveil, quelques regards dans la direction de son amant d’un soir assoupi à ses côtés l’avaient convaincu qu’il allait quand même un peu le regretter.
Ça aurait pu être l’affaire d’une fois.
Ce ne fut pas le cas.

La deuxième fois, c’est à nouveau le hasard qui les réunit à un endroit sensiblement similaire au premier, et Einar est sobre. Accessoirement bien décidé à se rafraîchir la mémoire en ce qui concerne Alessandro. A savourer chaque vacillement de la tension qui fourmille entre eux, se tisse dans leurs regards qui s’apprécient mutuellement. A se délecter de chaque centimètre grignoté dans leur proximité partagée, des frissons de désir qui se faufilent sous son épiderme et électrisent sa peau qui n’aspire qu’à un contact : celui de l’autre.
A se perdre dans ces bras qui enfin l’emprisonnent et le tiennent –le retiennent.
L’attraction est irrésistible et vorace ; Alessandro se demande même s’ils parviendront jusque chez lui parce que c’est à peine s’ils réussissent à séparer leurs lèvres et leurs corps qui s’enroulent l’un autour de l’autre, à la recherche de toujours plus de contact, plus de chaleur, alors même qu’ils sont dans sa voiture et que la position n’a pas grand-chose de confortable (comme s’il y prêtait encore attention à ce stade). Ils parviennent jusqu’au canapé –ce qui semble être un miracle sur l’instant- mais ils n’iront pas plus loin cette fois-là –et il comprend que l’homme qui se trouve contre lui n’a rien à voir (ou presque) avec celui qu’il a ramené la dernière fois.
Il y a une soif presque désespérée dans ses gestes, dans la façon dont ses lèvres ne cessent de s’abreuver des siennes –avant d’aller ravager de caresses bien d’autres parts de lui. Il y a une fièvre d’une intensité déchirante qui se consume dans son regard, et à laquelle Alessandro répond avec une spontanéité alarmante, un abandon qu’il ne se souvient pas avoir connu souvent entre les bras d’un amant éphémère. Il y a cette passion qui les brûle, et qui semble ne jamais en avoir assez, n’approcher la lointaine satisfaction que lorsqu’ils ne font plus qu’un, enfin.
Il y a cette tendresse bouleversante, dans la vulnérabilité de l’instant, alors que leurs âmes sont brutalement mises à nu, qui rassure et réconforte, qui alimente le brasier comme un baiser audacieux.
C’est physique, presque primaire.
Et qu’est-ce que c’est bon.
Ça aurait pu être leur véritable première fois –et la seule fois.
Ce ne le fut pas.

Les étreintes ne laissent pas grande place à la discussion –mais les lendemains, au matin, les langues se délient peu à peu, le temps d’un café, d’une dernière caresse, promesse silencieuse d’une prochaine fois. Bien sûr que c’est physique entre eux.
Mais force est de constater qu’il y a peut-être un peu plus que ça.



PROPOSITIONS DE LIENS


(f/m) HEARTS ARE WILD CREATURES

Lovers. Amants et amantes, relations furtives d'un soir ou peut-être de quelques nuits, voire quelque chose qui est allé plus loin ou aurait pu prétendre à plus que cela ? Des espoirs de quelque chose de plus laissés sur le pavé, quelques coeurs brisés abandonnés derrière (celui de l'autre, ou le sien).
Les possibilités sont multiples, ça peut être plus récent ou pas, une histoire qui a duré ou non. ça peut être une histoire qui a commencé dans les draps et finit sans un regard pour l'autre ou au contraire s'est muée en amitié. Ou bien une autre initiée par une rencontre plus ou moins hasardeuse, qui s'est mué en quelque chose de charnel ou non, et qui a connu une fin prématurée et plus ou moins douloureuse.  



(f/m) I WONDER HOW MANY PEOPLE I'VE LOOKED AT ALL MY LIFE AND NEVER SEEN.

Des rencontres liées à The Chart. Des passionnés de voyage ou de cuisine. Des gens seuls qui voudraient juste échanger, dans l'espoir de se sentir un peu moins seuls. Des férus de ciné venus enrichir la culture cinématographique déplorable d'Einar. Des personnes qui se cherchent au niveau sexualité, peut-être. Des gens qui veulent rencontrer d'autres gens. Des amoureux ou futurs amoureux de l'Islande. Des âmes à la recherche d'un peu de chaleur entre les draps.
Ce sont des idées en vrac, tout est à construire.



(f/m) THE KIND OF SMILE THAT WOULD BE CRUEL NOT TO KISS.

A lover. More significant than a one-night stand.



(f) A GHOST FROM THE PAST

Une femme qui ressemble un peu trop à sa soeur décédée (elle s'est suicidée après avoir été séquestrée des ois durant par un.e détraqué.e en Islande). Einar est déstabilisé et certainement même un peu maladroit face à elle -elle réveille tant de souvenirs, tant de douleurs et de joies aussi. Mais il ne peut s'empêcher de chercher à former un lien, de vouloir faire partie de sa vie.



TAKEN - (m) LONELINESS IS A HELL OF A DRUG

He could have been a lover and a friend. Mais c'est plus compliqué, plus profond que ça. Les circonstances d'une rencontre sont à déterminer ensemble. Ils n'ont jamais franchi la ligne en couchant ensemble, mais ils sont intimement proches. C'est une relation un peu indéfinissable, un mélange d'amitié et d'un plus qui va bien au-delà et qui est à la fois tendre et un bouclier contre la solitude. Lorsqu'Einar se sent trop mal, à deux doigts de craquer, c'est cet homme qu'il vient trouver, sa chaleur, son réconfort entre les draps, ses baisers et ses caresses même si ça ne va jamais plus loin que cette tendresse-là. Ils passent des nuits entières ensemble, à parler, profiter de la présence de l'autre, ou bien même juste dormir. Ils abîment leur solitude respective ensemble.




(f/m) titre du lien recherché






UNE IDEE ?
Mon personnage pourrait être lié avec le tien d'une quelconque manière et tu as une idée derrière la tête ? Alors n'hésite pas à proposer grâce à ce code :

Code:
<blockquote><pris>nom du personnage •</pris> écrire ici le nom de ton personnage
<pris>mon idée •</pris> développer ici l'idée que tu as eue pour un lien du tonnerre



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--- shattered
I am a deck of cards, vice or a game of hearts...
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