LYNN ❧ Sad birds still sing.

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In all the world, there is no heart for me like yours.

• âge : 42
• côté ♥ : L'anneau d'argent en doigt, le coeur déchiré, écartelé.
• orientation : Bisexuelle qui s'accepte mais ne se révèle jamais.
• occupation : Private investigator. Engagée pour un tas d'affaires toutes plus diverses les unes des autres.
• quartier : Westwood, n°1313, un appartement pas bien grand mais cosy et calme.
• avatar : Kerry Washington.
• crédits : Carole71 (avatar), Maya Angelou (quote gif), old money (signature).
• messages : 8
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Dim 16 Sep - 19:21
LYNN LENORE NERYS AINSWORTH
FT KERRY WASHINGTON (+lux aeterna)
informations
nom • AINSWORTH – patronyme du conjoint pour venir effacer le sien qui demeure comme une tâche de sang récalcitrantes sur le sol ébranlé de sa vie. Il chante comme l’accent d’ailleurs entre les lèvres de l’être auquel elle a lié sa vie et son avenir, son cœur en perdition. Si éloigné de celui d’un père qui n’a été qu’un figurant dans son existence.

prénom(s) • LYNN, LENORE, NERYS – des prénoms qui respirent les plaines Anglaises et Galloises, ces terres qui ont tant inspiré sa mère, autrefois. Parfois, c’est Lenore qui se faufile entre les lèvres tendres de son aimé, au creux des draps froissés.

surnom(s) • LILY – c’est presque plus long, mais c’était ainsi que sa mère l’appelait tout le temps. Il n’y a plus grand monde pour qui elle n’est plus que Lily à présent.

âge • QUARANTE DEUX CRIS ETOUFFES – déjà les quarante années dépassées, et cette impression d’être piégée qui la tiraille, l’angoisse parfois. C’est presque la moitié d’une vie (déjà) ; elle aimerait bien croire que c’est la crise de la quarantaine qui la frappe à retardement, mais elle ne parvient pas à se mentir à ce point.

date et lieu de naissance • 29 FEVRIER 1976, SEATTLE, WASHINGTON, USA – une jolie surprise pour un jour qui se fait discret dans le calendrier ; de manière surprenante, il pleuvait énormément ce jour-là. Sa mère n’en parlait pas souvent –de moins en moins les années passant- et Lynn n’a compris que bien plus tard que c’était sûrement parce qu’elle était la seule à pouvoir relater cette journée. Ça n’arrive que tous les quatre ans, elle le fête donc le premier jour du mois de Mars. Autrefois, c’était l’occasion de le fêter deux fois –le vingt-huit et le premier- mais ces temps-là sont révolus depuis si longtemps qu’elle les a presque oubliés.

origine(s) familiale(s) • AFRO-AMERICAINES – ses ancêtres ont gagné les terres de la liberté les chaines aux chevilles et aux poignets. GALLOISES – sa mère venait de là-bas, par-delà l’océan, et Lynn se demandait souvent pourquoi elle avait quitté tout ce qu’elle avait toujours connu pour un pays comme les USA. La réponse n’était pas bien compliquée pourtant : par amour. Amour pour un homme qui l’a aussi vite délaissée.

orientation sexuelle • BISEXUELLE – l’attrait relatif pour les pommes d’Adam contrebalancé par une attirance irrépressible pour les courbes des femmes, les hanches généreuses. Désirs longtemps refoulés avant d’être peu à peu acceptés, embrassés. Lynn s’est parfois même demandé si elle était vraiment sexuellement attirée par les hommes, tendant à se penser homosexuelle mais bi-romantique. Mais cela, elle ne l’a jamais partagé avec personne d’autre que les rares femmes qui ont connu l'étreinte de ses lèvres. Son entourage ne sait rien de ses préférences ; sa famille et son mari encore moins. Désirs qu’elle garde prisonniers de son silence protecteur.

statut civil • L’ALLIANCE AU DOIGT – quelques années les séparent, il est à la fois secret et tendre, gentil et dur. Il l’a trouvée au moment où elle avait sûrement le plus besoin d’une main tendue, d’une épaule sur laquelle s’appuyer. Même si les je t’aime n’ont plus la même saveur qu’au début. Même si l’anneau d’argent lui semble un peu étranger à présent. Même s’il y a ces prunelles claires qui se sont invitées contre sa peau et tatouées sur son cœur ; ces yeux qui ne sont pas ceux de l’homme qu’elle dit aimer, sans savoir si c’est encore la vérité.

métier/études • BACHELOR OF CRIMINAL JUSTICE – quatre années sur les bancs de la fac, à jongler entre des études passionnantes et des petits boulots pour commencer à rembourser un prêt étudiant, pour finalement rejoindre les rangs du système qui avait failli la broyer. FORMER SOCIAL WORKER, CHILD PROTECTIVE SERVICES – ce n’était pas facile tous les jours, de faire face à des situations familiales compliquées, étriquées, à des horreurs parfois, surtout lorsqu’elles touchaient des enfants. Mais Lynn s’est toujours sentie à sa place parmi ces gens qui tentaient non pas de rendre le monde meilleur, mais d’aider des familles. Les happy endings ne concluaient pas chaque affaire comme dans une série télévisée ; chercher des preuves, interroger, recueillir des informations s’apparentait parfois à un parcours du combattant et les issues heureuses n’existaient qu’en demi-teinte la plupart du temps. Mais Lynn était dédiée, acharnée. Peut-être parfois trop impliquée. Au point que cela finisse par lui coûter plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. PRIVATE INVESTIGATOR – c’est toujours un travail d’investigation, mais cela concerne très peu souvent les enfants (ou bien, pas directement), et dans le fond, peut-être que cela lui manque avec autant de force que celle qu’elle a employé à essayer de laisser cette autre vie derrière elle. Cela consiste souvent à recueillir des informations sur une femme potentiellement volage ou un mari au pantalon un peu trop souvent baissé, mais parfois, ce sont des histoires un peu pus complexes. Des background check pour de potentiels employés ; des recherches sur une brèche dans la sécurité de données d’une entreprise renommée. Des politiciens au zèle un peu trop prononcé ; des avocats en recherche de preuves et d’une défense nouvelle. Assez de travail pour lui garder l’esprit occupé, loin des draps froids du lit conjugal ou de ceux brûlants de honte qu’elle partage.

à los angeles depuis • 2013 – le début d'une nouvelle vie à signé son départ de Chicago pour les terres ensoleillées de la cité des Anges.

groupe • LOVE IS LOVE – même si elle garde sa bisexualité bien cachée, cela fait un bout de temps qu’elle a accepté cette part d’elle-même, et qu’elle a appris à vivre avec.

Histoire
» I am a blank page waiting for life to start.
Il y a des rires.
Tellement de rires.
Ils font danser les petites jambes potelées qui apprennent à lutter contre la gravité ; ils accueillent les premiers mots et effacent les larmes qui s’accumulent dans les yeux emplis de vie. Ils éclaboussent les murs un peu décrépis du tout petit appartement où elles vivent toutes les deux ; ils envahissent l’espace étriqué chaque matin et chaque soir, dans les effluves du petit déjeuner, du diner. Ils enchantent les sorties au petit parc à deux minutes de l’école maternelle ; ils accueillent les retrouvailles à chaque sortie de classe. Ils s’envolent au rythme des notes de musique crachotées par la radio, y mêlent leurs teintes d’enfance dérobée, les intonations graves et aigües de l’innocence. Ils se fichent bien de la fatigue qui écrase les épaules d’une femme qui trime toute la journée durant pour maintenir un toit sur la tête de sa famille amputée, des cris des voisins qui traversent les cloisons de papier et ponctuent une énième dispute. Ils se fichent des quelques affaires de seconde main que la gosse se trimballe jusque dans les salles de classe et qu’elles ont passé une après-midi à customiser dans un semblant d’atelier créatif improvisé. Ils se fichent des pâtes qui remplacent bien souvent la viande en fin de mois dans les assiettes, des fissures gangrénées par la moisissure qui se dessinent dans la salle de bain. Ils se fichent du danger qui rode lorsque les pas s’égarent sur le bitume au bas de l’immeuble après une certaine heure, les cloitrant à l’intérieur dans une sûreté toute relative. Ils se fichent bien qu’elles ne soient que deux pour les partager, comme cela a toujours été –ou presque.
Des rires à n’en plus finir.

Mais il y a les cauchemars aussi.
Les monstres cachés dans le noir qui prennent vie dans l’obscurité de la nuit. Des soirs où les ténèbres parviennent quand même à passer le pas de la porte pourtant si prudemment gardée fermée. Où la jeune Lynn est couchée un peu plus tôt, où le timbre familier et masculin d’un homme s’emmêle à celui de sa mère en des paroles vivement chuchotées dont elle finira par comprendre les enjeux et conséquences en grandissant. Malgré tout, l’absence de lumière dans laquelle elle est plongée et les murs trop fins ne parviennent pas à taire la colère et la détresse qui se combattent dans les voix de ses deux parents, les objets qui parfois font une rencontre malheureuse avec le sol, les éclats qu’ils se permettent lorsqu’il est tard parce qu’ils le pensent endormie depuis longtemps. Elle écoute juste, emmitouflée dans sa couette, armée de son oreiller. La boule au ventre. L’angoisse agrippée au cœur. Les questions suspendues aux lèvres. Pourquoi Papa ne vit pas avec nous ? Pourquoi Papa n’est plus là ? Pourquoi Papa ne vient pas me voir plus souvent ? Celles qu’elle a fini par apprendre à taire en mûrissant, en comprenant peu à peu que la vérité derrière les mensonges de sa mère demeuraient préférables. Plus agréables que la cruelle vérité de l’abandon à son cœur d’enfant.

Il y a maman. A chacun de ses pas esquissés sur le chemin de la vie, à ses côtés.
Mais plus papa.

» The sky is so tragically beautiful. A graveyard of stars.

Sauf que c’est papa qui survit à maman. Et qu’elle n’a plus que lui à présent.
Mais papa, il ne suffit pas.
Il ne suffit pas aux agents qui viennent un soir à la maison, juste après la sortie des cours, alertés par des professeurs alarmés de voir une jeune fille de quinze ans imiter la signature de sa mère tragiquement décédée dans un car-jacking qui a mal tourné. Inquiets des absences répétées aux réunions parents-professeur, des tendances à emprunter du matériel ça et là parmi les camarades qui s’additionnent aux pauses passées à picorer dans les lunch-box des autres ou le nez enfoncé dans un bouquin. Et Lynn ne réalise que trop tard qu’elle n’aurait pas dû nuancer la réalité comme elle l’a fait face aux adultes qui l’entourent, parce que ces gens de l’Etat de Washington, ils sont maintenant dans l’appartement où elle vivait avec sa mère, celui où son père passe de temps en temps pour lui laisser de l’argent (dont il revient parfois clamer un morceau, avant de lui laisser, trois jours plus tard, une plus grosse liasse encore). Elle ne comprend que trop tard qu’elle en a un peu trop raconté en avouant qu’elle préparait elle-même son déjeuner et qu’elle avait parfois trop peu de temps le matin pour s’en occuper quand elle dormait un peu plus que d’habitude. En suggérant à mi-voix que son père n’était pas souvent là, tout en gardant pour elle que c’était un doux euphémisme, parce qu’il ne s’occupait que peu des repas, ou de la lessive, du ménage, des courses, de veiller à ce qu’elle ait ce qu’il lui fallait pour aller en cours, étudier, si rarement présent physiquement.
Elle ne sait même pas quoi leur répondre quand ils lui demandent où est son père –il n’est pas là, pas avec elle, il ne l’a jamais vraiment été, alors quelle importance ? Qu’elle se débrouille toute seule revient au même ; elle a fini par avoir l’habitude, parce que cela fait presque six mois que c’est comme ça. Qu’il se résume à un coup de vent dans son quotidien, un numéro qu’elle appelle quand elle a besoin d’un peu de sous en veillant à ne jamais appeler trop tôt ou trop tard, un homme qu’elle croise de temps à autres dans le salon en rentrant des cours et qui s’inquiète à mi-voix de sa journée pour disparaitre deux heures plus tard. Qu’elle a fini par jeter toutes les bouteilles d’alcool en le surprenant ivre mort un matin sur le sol de la cuisine, et planquer les bijoux de maman lorsqu’elle l’a entendu fouiller dans sa chambre, une nuit alors qu’il la pensait endormie. Elle sait qu’il joue et qu’il boit, parce que les rumeurs circulent, parce qu’il empeste parfois la gnôle pas chère, parce que la rue a des yeux et des oreilles. Mais il lui reste assez de bon sens pour ne jamais trop rester dans le coin, de façon à ce que ses éventuels détracteurs ne connaissent pas son existence à elle.
Et cela ne suffit pas. Il ne suffit pas aux agents qui commencent à parler de foster care, qui l’encouragent à empaqueter quelques affaires.
Il n’a jamais véritablement pris soin d’elle ; comment le pourrait-il à présent que maman n’est plus là ?

Trois ans. C’est ce qui la sépare de son émancipation, de sa liberté.
Trois ans à fuir les foyers successifs, pour que toujours ses fugues la ramènent au même endroit –l’appartement de sa mère que son père avait fini par investir à plein temps (pas qu’il y soit bien souvent, trop occupé à jouer les piliers de bar et troquer ses maigres économies, les jouer), puis le système, encore et encore. Vieux disque rayé qui finit par se gripper, cesser de chanter. Ces fuites qui lui permettent de rêver, dans son lit maintenant trop petit d’enfant, en contemplant le plafond d’un blanc sale, de ce qu’elle pourra être plus tard. Loin d’ici. Loin de ce quartier au bitume affamé de rêves fracassés ; loin de ce père qu’elle ne peut s’empêcher d’aller parfois chercher jusque dans les bars pour le trainer jusqu’à l’appartement, comme dans l’espoir vain qu’il la récupère.
Jusqu’à ce qu’elle comprenne que les petits boulots qu’elle enchaine après les cours ne seront pas suffisants pour l’université, qu’elle n’a aucun talent spécifique et un niveau bon mais pas assez exceptionnel pour décrocher une bourse, et qu’il va lui falloir un prêt étudiant. Un garant. Alors elle finit par se poser, combattre chaque fibre de son être qui lui hurle qu’elle n’appartiendra jamais à cette famille qui pourtant l’accueille sans craindre son historique de fuites long comme le bras, qui la prend comme elle est. Elle laisse le système l’avaler et la recracher aussitôt sa dernière année de lycée passée et sa majorité acquise, pour prétendre à accrocher ses ambitions d’université.
D’une vie loin de la pluie de la ville qui l’a vue grandir.
Loin du souvenir trop douloureux d’une mère partie trop tôt, d’un père fantôme, d’une adolescence disloquée.

» We build castles with our fears and sleep in them like kings and queens.
« Lynn ? Toujours pas partie ? » lui demande Guilia.
Elle redresse vivement la tête, suspendant sa lecture pour gratifier sa collègue d’un regard un peu hagard. Des copies des témoignages que d’autres agents des services de la protection de l’enfance et elle-même ont collectés dans le cadre de leur dossier en cours s’étalent sur son petit bureau, et concentrée sur la recherche de connections et de liens, elle n’a simplement pas fait attention à l’open-space qui se vidait peu à peu, aux ordinateurs que l’on éteignait, aux papiers que l’on classait pour les appréhender au mieux le lendemain.
Rester jusqu’à une heure parfois tardive, elle le fait souvent. Et le fait qu’elle n’ait personne pour l’attendre une fois les portes de son appartement minable passées y joue peut-être un peu –quoique, son dernier copain a fini par la quitter car elle le « trompait avec son boulot », comme il le lui avait asséné.
« J’aimerais bien finir ma lecture et noter quelques pistes pour mieux reprendre tout cela demain. » explique-t-elle en se redressant légèrement, adressant un sourire à sa collègue.
Cette dernière laisse échapper un soupire qui trahit l’habitude de la situation.
Il y a toujours un dossier qu’il faut creuser, des idées qu’il faut noter, un travail d’enquêteur à effectuer, des faits qu’il faut relier, des solutions à explorer. Parce que derrière ces bouts de papiers, il y a des familles, des vies qui se jouent. Si en sortant de la California State University de Turlock, elle avait encore ces grands rêves un peu naïfs de parvenir à faire de ce monde un endroit meilleur, elle a fini par comprendre que ces espoirs-là demeuraient vains. Il s’agit d’aider des familles. Des enfants. De changer leur monde, à eux, pour quelque chose de meilleur, elle l’espère. Et elle y croit.
Parce qu’en chacun, c’est un peu de sa propre histoire qu’elle retrouve –et peut-être, à tort ou à raison, qu’elle essaye de rectifier.
Ce dossier qui se déploie devant elle, c’est une nouvelle histoire familiale comme il y en a des milliers à Chicago, cinq enfants, des suspicions de deal pour l’un des trois garçons, un quartier difficile au taux de criminalité élevé.
« Je commande un truc vite fait et tu me parles de tout ça ? » propose finalement sa collègue en posant son sac à main à côté d’un sien.
Elle traine une chaise à roulettes jusqu’à la sienne, s’empare du combiné en rejetant sa chevelure blonde derrière son épaule.
Et Lynn sourit.
Parce qu’elle retrouve l’écho de son propre dévouement au job dans les yeux trop bleus de Guilia. Ce même désir de changer les choses qui embrase ses jolies prunelles. Cette même envie de comprendre et de chercher les meilleures solutions pour aider à préserver une famille, une unité.

» What can I do when the night comes and I break into stars.
« Monsieur Grant ? appelle-t-elle au travers de la porte après avoir frappé. Services de la protection de l’enfance. Nous avons quelques questions à vous poser, pourriez-vous nous ouvrir s’il-vous-plait ? »
Elle frappe de nouveau avant de jeter un coup d’œil inquiet par-dessus son épaule. L’atmosphère de cet endroit –ce quartier, cet immeuble qui a vu des jours meilleurs- respire cet air familier et peu rassurant qu’elle a connu durant toute son enfance. Et Lynn sait qu’il serait stupide de ne pas faire preuve de prudence. De retenue. Elle sait que ce sentiment d’angoisse qui rode au creux de ses entrailles n’est ni un hasard, ni une invention de son imagination. Il lui grignote l’estomac un peu plus à chaque seconde qui s’écoule et au regard que lui lance son collègue, lui non plus n’a pas l’air bien rassuré.
Il s’agit juste d’un voisin dont ils aimeraient recueillir le témoignage dans le cadre d’une enquête de voisinage.

L’accident aurait pu arriver quelques jours plus tard, alors qu’ils revenaient pour d’autres rencontres, d’autres questions. Comme elle l’avait fait des centaines d’autres fois, s’aventurant dans des endroits qui n’étaient pas forcément des plus sûrs, où les autorités n’étaient pas particulièrement bienvenues, voire parfois sources d’une défiance proche du rejet.
Mais il ne survint que quelques mois plus tard, alors qu’ils opéraient dans un quartier résidentiel aux pelouses rutilantes, aux façades à la propreté mensongère.

Si elle retrouve dans ce quartier sensiblement plus paisible, c’est pour faire quelque chose que Lynn déteste au plus profond d’elle-même, qu’importe à quel point elle sait cela nécessaire dans certains cas, et aux yeux de la loi. La main dans celui du garçon –Kanye Wright, 10 ans- qu’ils séparent d’une mère qui le néglige, en proie à une addiction à laquelle elle est bien trop soumise pour s’occuper correctement de son fils. La petite maison est sale, mal entretenue, la vaisselle s’empile dans l’évier et des seringues usagées pourrissent au fond de la poubelle ; les vêtements du gosse sont tâchés et à la façon dont il se jette sur la barre de céréales que Lynn lui offre, elle se demande même s’il a seulement mangé aujourd’hui. Quelques policiers entourent la mère qui délire en pleurant, et doucement, elle encourage l’enfant à se détourner de ce spectacle qu’il ne comprend sûrement pas encore totalement, mais qui lui brise visiblement le cœur. Il la suit presque docilement alors qu’elle essaye de lui expliquer ce qui va se passer ensuite, l’emmenant vers la sortie.
Occupée à tenter de le rassurer, à répondre aux questions qu’il se pose sur sa maman, sur l’endroit où ils vont, elle ne prête que peu d’attention aux bruits de mouvements brusques derrière elle. La chaise qui tombe sur le carrelage, les pas précipités. Elle ne réagit que lorsqu’elle entend un des officiers de l’ordre hurler dans son dos – mais il est trop tard.
La détonation déchire l’air, rebondit sur les murs. Eclate ses tympans.
Et une douleur terrible fauche son genou droit.

» I will only let you touch me if your hands are so full of intention that every brush of yours palms feels like you’re writing a novel on my skin.
« Wow, vous avez déjà droit aux béquilles, vous êtes une rapide. »
Lynn esquisse un sourire aux teintes sincèrement amusées –le premier de la journée- alors qu’elle redresse le regard vers cet homme qui semble être là à chaque fois qu’elle sort du centre de rééducation -Allen. La plupart du temps, ils se croisent dans la salle d’attente ou aux abords du bâtiment, comme en ce moment. Il boite légèrement –son pied a été arraché dans une explosion, et il porte une prothèse. Même si elle ne fait pas franchement d’efforts pour nourrir la conversation, il semble se faire un devoir de venir lui parler chaque fois qu’ils se voient, souvent pour parler de choses sans grande importance -le café dégoûtant du distributeur automatique, l’amabilité chaleureuse de la réceptionniste qui ne semble jamais perdre son sourire, les praticiens qui se démènent pour remettre des êtres cassés sur pieds. Les premières fois, elle s’était sentie presque mal-à-l’aise à son approche, assise sur son fauteuil roulant, vulnérable, ne sachant trop comment réagir face à sa voix chaude, son entrain presque déplacé entre ces murs témoins de tant de combats. Mais d’une façon un peu étrange, elle a fini par s’y habituer. S’habituer à sa présence, à sa prévenance lorsqu’il préfère lui demander si elle a besoin d’aide plutôt que prendre directement les commandes alors que l’heure de son rendez-vous sonne. A sa façon de vouloir la faire rire lorsqu’elle sort, complètement abattue, d’une nouvelle séance où elle a l’impression de ne pas avoir progressé d’un iota, toujours bloquée sur ses quatre roues, toujours dépendante de ce fauteuil. A sa pudeur lorsqu’il surprend les larmes qu’elle tente vaillamment de cacher en s’enfuyant aussi vite qu’elle le peut certains jours, et qu’il lui tend simplement un mouchoir en silence et qu’il reste à côté d’elle, proche mais jamais envahissant. Juste là. Parce qu’elle se sent tellement seule, tellement solitaire dans ce combat qu’elle mène de front contre les limites de son corps. Parce qu’elle ne sait pas ce qu’elle va pouvoir faire de sa vie, que sans son boulot, trop de choses semblent perdre sens. Parce qu’elle est perdue ; perdue et indécise.
Mais aujourd’hui, c’est une nouvelle étape vers la guérison. Oh, le chirurgien, les divers médecins et thérapeutes qu’elle a vu ont été clairs, elle aurait des séquelles, des douleurs parfois (elle a tellement souffert après l’opération, lors des premières semaines de rééducation). Elle pourrait marcher de nouveau, mais elle souffrirait sûrement longtemps encore d’un boitement, et à plus forte raison si elle passait beaucoup de temps debout ou qu’elle osait pratiquer un sport trop intensif pour sa jambe droite. Aujourd’hui, elle n’a pas envie d’y penser. Aujourd’hui, elle a enfin quitté son quatre roues. Elle n’est plus obligée de prendre des rampes, de vérifier que les endroits où elle se rend sont équipés ; elle ne dépend plus de personne lorsqu’elle voudra prendre les transports en commun ou s’égarer dans des endroits non prévus pour les fauteuils. Aujourd’hui, c’est une victoire. Elle n’a pas gagné la guerre et le champ de bataille est encore miné et terrifiant, mais c’est une avancée majeure. Les béquilles, ce n’est pas simple ; elle lutte encore pour s’en servir, et elle n’aurait pas pensé que porter son poids à bout de bras soit si épuisant. Mais malgré les légers tremblements de ses muscles tendus et harassés, malgré la douleur qui déchire ses biceps et irradie dans ses mains crispées si fort sur les poignées, elle se laisse aller à sourire un peu plus encore.
Elle lui sourit, s’autorise enfin à s’égarer dans la tendre gentillesse qui habite le regard de cet homme.

Peu à peu, ils se rapprochent, s’apprivoisent, se découvrent. Ils trouvent force et réconfort en la présence de l’autre. Ils sont présents l’un pour l’autre pendant cette période de reconstruction où ils se sentaient si seuls dans leurs batailles personnelles. Les petites discussions à la sortie du centre deviennent des moments qui durent, passent les portes d’un café, foulent l’herbe grasse d’un parc. Ils se ponctuent de cafés partagés, puis de snacks et de véritables repas chez l’un puis l’autre. Il n’y a pas vraiment de premiers rendez-vous, de sorties au cinéma ou au restaurant ; juste cette intimité qui s’installe lentement. Doucement. Si naturelle que le premier baiser est à la fois une surprise audacieuse et une délicieuse attente qui prend enfin fin, fait gronder les sentiments à vif au creux des poitrines déchirées. Il en entraine d’autres, et ce sont bientôt les lèvres puis les corps qui s’aiment, les âmes qui se frôlent et s’enlacent.
Les semaines passent. L’appartement de Lynn devient au fil des jours celui d’Allen ; les rendez-vous au centre de rééducation s’espacent. Elle émerge à la surface, après avoir si longtemps étouffé dans ses propres ténèbres, et elle commence à envisager ses options, à réfléchir à l’avenir qu’elle veut pour elle. Pour eux. En dépit de tout l’amour qu’elle a pour son métier, elle apprend peu à peu à vivre avec l’idée qu’il est temps pour elle de changer de direction, que dans son état physique et mental, elle ne pourra peut-être pas assurer ses fonctions aussi bien qu’elle le voudrait –ses supérieurs sont d’ailleurs de cet avis, et ils n’ont pas tardé bien longtemps avant de le lui faire savoir. Lorsqu’elle ferme les yeux, les histoires de ces centaines de famille qu’elle a tenté d’aider, les yeux de ces enfants continuent de la hanter. Peut-être qu'à trop s’impliquer personnellement, elle a fini par perdre bien plus qu’un peu de sa mobilité –parce qu’il y a quelque chose qui s’est définitivement brisé, elle le sent au plus profond d’elle-même.
Maintenant, elle peut prendre un nouveau départ.
La rééducation se termine pour lui, puis pour elle, et ils décident d’un commun accord de construire leur futur ailleurs, sous le soleil Californien, de laisser Chicago derrière et embrasser une nouvelle vie. Amoureux et ensemble.

» Je pense à toi –non, ce mot est trop pauvre, trop limité-, tu es en moi, frisson chaud et inquiet à la fois. Je cherche une issue pour te laisser partir, puis tout aussitôt un moyen pour te garder.
Les pensées lointaines, elle observe l’anneau qui ceint son annuaire droit. Ses doigts qui s’égarent, geste tendre, dans une chevelure foncée, joliment bouclée, qui n’est celle d’Allen, de son mari. Le torse pressé contre le dos de son amante, les jambes emmêlées aux siennes, elle respire le doux parfum de ses cheveux qui imprègne même les oreillers, elle ressent sa chaleur comme si l’autre femme s’était entièrement enroulée autour d’elle. Elle écoute sa respiration calme, endormie, qui soulève doucement sa poitrine sous les couvertures -ces draps qui ont une nouvelle fois accueilli leur réconciliation. Les lèvres à quelques secondes à peine de cette peau tout juste plus claire que la sienne, Lynn réfléchit, comme cela lui arrive de plus en plus souvent lorsqu’elle se retrouve seule avec ses pensées dans cet appartement qui n’est pas le sien, le leur, mais qu’elle a fini par connaître par cœur.

Elle se demande ce qu’elle fait là, perdue l’étreinte de draps qui ne sont pas ceux qu’elle partage avec Allen. Indécise. Perdue. Terrifiée par les brides de compréhension que lui apporte chaque introspection.
Elle se demande comment elle a pu déraper ainsi, laisser les choses faire, les sentiments fleurir dans sa poitrine, quand elle aurait dû s’éloigner après le premier signe de rapprochement, le premier baiser échangé au plus tard.
Elle se demande comment, et elle se demande pourquoi.
Elle se demande comment elle peut être là, et raviver d’un baiser, d’une promesse, les sentiments qui se cachent au sein des iris clairs quand ils la caressent, et pourtant toujours être capable de faire l’amour à l’homme qu’elle aime -qu’elle pense aimer.
Elle se demande pourquoi elle ne parvient pas à s’éloigner, à la laisser partir, alors que chaque seconde passée à ses côtés, dans ses bras, à s’abreuver de son souffle et se noyer dans les intonations de sa voix, est une trahison de plus envers celui qui lui a passé la bague au doigt, celui qui l’aime encore comme au premier jour.
Elle se demande quel futur les attend, toutes les deux, tous les deux.

Hors-jeu
PSEUDO/PRÉNOM • Javelot/Alex’.
ÂGE • 3x7 + 1.
PAYS/RÉGION • Pays de la raclette, région du Brie.
COMMENT AS-TU DÉCOUVERT LE FORUM • Ophélie. heart
POURQUOI T’ES TU INSCRIT(E) • Ceci est un TC. ~ (je plaide coupable, je suis faible et fiouuu le lien qui est derrière ce perso était juste irrésistible )
TON PERSONNAGE EST UN • Scénario de @June Stewart. (mais il est pas dans les scéna )
AUTRES COMPTES • Eleanor & Einar.
LE PETIT MOT DE LA FIN • Si Lynn vous inspire quelque chose, n’hésitez pas à me MP pour parler liens.

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--- raging sea
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Dim 16 Sep - 19:22

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Dim 16 Sep - 19:28
Lyyyyyyyynn
Bon c'est un vrai faux scénario parce que j'avais posté ça en invité et depuis j'ai supprimé le message et voilà :)
Donc gentils admins, vous inquiétez pas y'a pas de fiche à déplacer ni rien
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CHARIVARI

• âge : 28
• côté ♥ : fiancée en mal de liberté. crushes hard on her wedding-planner. oops.
• orientation : hétéro-curieuse.
• occupation : interne en hématologie au cedars-sinai medical center.
• quartier : beverly hills.
• avatar : holland roden.
• crédits : ava @tearsflight; signa @lilousilver.
• messages : 480
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Dim 16 Sep - 19:37
love n'à moi.
j'édite avec un vrai mot d'amour.

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well your faith was strong but you needed proof. you saw her bathing on the roof, her beauty and the moonlight overthrew you. she tied you to her kitchen chair, and she broke your throne and she cut your hair and from your lips she drew the hallelujah
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be careful, dark inside


• âge : 48
• côté ♥ : divorcée. veuve. on ne sait plus vraiment, toujours est-il qu'elle vient de perdre l'amour de sa vie. également maman de trois jeunes femmes merveilleuses
• orientation : homosexuelle
• occupation : propiétaire du bar lesbien 'the planet'
• quartier : silverlake #22
• avatar : naomi watts
• crédits : loudsilence. (ava + gifs)
• messages : 1484
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Dim 16 Sep - 19:48
Oh super
Tu es ici chez toi, j'espère que tu vas t'épanouir avec ce super scenario

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but we lost it
☾ ☾ ☾  They say everything is temporary Who the hell are they anyways I wanna know where does love go to die Is it some sad empty castle in the sky Did we just shoot too high and spoil like wine?
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• âge : 21
• côté ♥ : En couple mais c'est assez compliqué
• orientation : Il se pense totalement hétéro et il pense aussi ne jamais pouvoir être attiré par un homme
• occupation : Assistant dans une boite de pub & divers petits boulots à droite à gauche
• quartier : il vit avec sa mère chez jaymes, la fille cachée de son père. sa soit disant demi-soeur.
• avatar : Tom Holland
• crédits : lux aeterna & tumblr
• messages : 434
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Dim 16 Sep - 19:59
Queen Olivia Pope / Queen Kerry W.

Excellent choix d'avatar ! Re-bienvenue dans le coin

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☽☽ Accelerate, c'mon babe, Pick up your speed, Stamina, fill me up, That's what I need, Another shot, you comin' home with me, Fuck all these drugs, fuck all these clubs, What's wrong

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• âge : 17
• côté ♥ : célibataire.
• orientation : confuse.
• occupation : lycéenne.
• avatar : dove cameron.
• crédits : lilousilver ♥.
• messages : 73
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 17 Sep - 7:12
oooh, ça promet encore une belle lecture tout ça
j'ai hâte de découvrir ce que tu vas faire du coup
rebienvenue chez toi et bon courage pour la rédaction de ta fiche
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• âge : 24
• côté ♥ : en 'couple' avec zelda, mais c'est la merde.
• orientation : pansexuelle.
• occupation : serveuse au planet.
• quartier : #110, westwood.
• avatar : josephine skriver.
• crédits : HOODWINK (ava), loudsilence. (crackship) et tumblr.
• messages : 791
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 17 Sep - 7:35
re bienvenue à la maison
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this girl is on fire


• âge : 43
• côté ♥ : En couple libre avec la sublime Eden mais son premier amour a refait surface dans sa vie
• orientation : Les courbes d'une femme sont les seules qu'elle adore découvrir
• occupation : Agent artistique de renommé • travail chez Everlasting Arts depuis 5 ans (ne sait pas que c'est aussi un endroit pour le trafique d'arme de sa boss) et en freelance • a été élue l'agent art. féminin, revendiquant son homosexualité, la plus sexy de l'année 2017 par le magazine Maxim, apparaissant sur les couvertures du magazine
• quartier : n° 1412, Villa, Centre L.A - Beverly Hills avec Eden
• avatar : Lovely Longoria ♥
• crédits : loudsilence | gif : tumblr + me (coraden & corena) | astra (icon kane.) + p!nk - where we go
• messages : 1429
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 17 Sep - 15:25
re bienvenue avec la sublime Kerry Washington

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❝ take my body, not my soul ❞ there's a road that takes me home, take me fast or take me slow. throw my head out the window, teel the wind, make me whole. write my name up in the sky as we contemplate goodbye. i don't know, we don't know, where we go...
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• âge : 36
• côté ♥ : En couple, bien que ce soit incertain...
• orientation : Homosexuel.
• occupation : Il est photographe professionnel. Il voyage beaucoup afin d'alimenter un blog qu'il tient depuis de nombreuses années.
• quartier : Un appartement dans un immeuble huppé de Beverly Hills.
• avatar : Eddie Redmayne.
• crédits : Freesia (avatar)
• messages : 314
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 17 Sep - 19:14
Rebienvenue Alex de mon coeur
Trop trop hâte de dévorer ta fiche, j'en suis sûre que tu vas nous épater avec ce nouveau perso, comme toujours je dirais même.
Et comme toujours, réserve moi un lien de fou (c'est une obligation )
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• âge : 30
• côté ♥ : Célibataire, elle est encore occupée à soigner son coeur meurtri
• orientation : Pansexuelle
• occupation : Architecte d'intérieur, artiste à ses heures perdues
• quartier : Silverlake, au n°527
• avatar : Jessica Stroup
• crédits : avatar: moi-même; signa: Miss Pie
• messages : 59
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 17 Sep - 20:11
Quel joli début de fiche que voila.

Re-bienvenue à et bonne chance avec la fin de ta fiche!

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injures the heart and the wound lasts a lifetime

(c)Miss Pie

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tatoue-moi sur tes lèvres


• âge : 24
• côté ♥ : célibataire malgré la renarde qui tente de s'insinuer dans son esprit
• orientation : gay
• occupation : dj & stagiaire pour une boîte qui organise des mariages
• quartier : westwood w/ avalon, zelda, ohana, haewon, asa & todd
• avatar : hannah snowdon
• crédits : loudsilence. ♥ (av), moi même (signa), kane. (icons)
• messages : 372
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 17 Sep - 20:54
et la rebienvenue par ici I love you
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The Most Cutest


• âge : 27
• côté ♥ : En couple <3
• orientation : Riverophile (mais bi, plus généralement)
• occupation : Etudiante/TA ; scénariste pour The Rift
• quartier : Westside
• avatar : Sarah Bolger
• crédits : Kyo
• messages : 173
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 24 Sep - 0:31
Pauvre Lynn, j'ai déjà envie de lui faire des câlins
(Ta fiche est superbe, sans surprise)
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Invité
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LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 24 Sep - 10:48
Bienvenue ma belle
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In all the world, there is no heart for me like yours.

• âge : 42
• côté ♥ : L'anneau d'argent en doigt, le coeur déchiré, écartelé.
• orientation : Bisexuelle qui s'accepte mais ne se révèle jamais.
• occupation : Private investigator. Engagée pour un tas d'affaires toutes plus diverses les unes des autres.
• quartier : Westwood, n°1313, un appartement pas bien grand mais cosy et calme.
• avatar : Kerry Washington.
• crédits : Carole71 (avatar), Maya Angelou (quote gif), old money (signature).
• messages : 8
LYNN ❧ Sad birds still sing.
Lun 24 Sep - 22:38
@JUNE STEWART Toi =3 kawaii
J'ai tellement hâte qu'on développe notre lien. heart

@OPHÉLIE CHATEAUBRIAND Love. I love you Un mot d'amour, tu vas encore me mettre les larmes aux yeux toi.

@LOAN KELLEY Merci ma belle. C'est vrai que GITA, c'est la maison. heart

@WYATT PEARSON Je vois qu'on a de bonnes références ici. Merci !

@JOY KELLEY-MOORE Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira.

@JOHAN CRAWLEY Merci !

@CORA LORENZINI Merci ! I love you

@HENRY CHATEAUBRIAND Sweetie. Merci beaucoup, j'espère que Lynn te plaira. (et of course un lien, enfin, tu croyais quand même pas que t'allais m'échapper ? )

@SOFIA DI SALVO Merci beaucoup, j'espère que la suite sera à la hauteur !

@DAKOTA REEVES Merci cutie heart

@EMILY J. SULLIVAN La plus belle que voilà. (les câlins, elle accepte, y'a pas de soucis :3) Aw, j'suis trop heureuse que la fichette te plaise. Merci encore d'avoir rédigé et proposé ce scénario si inspirant et touchant.

@ÁSGEIR LAXNESS Merci mon viking.

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--- raging sea
You were the hardest lesson I ever had to learn.
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LYNN ❧ Sad birds still sing.
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