Wrong Guy - Nice Try | ft. Matthew ! NSFW !

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Sam 8 Sep - 19:22

         
Wrong Guy - Nice Try

         
She’s got you thinking this is how you’re supposed to be. It’s not. We’re young. We’re supposed to drink too much. We’re supposed to have bad attitudes and shag each other’s brains out. We were designed to party. We owe it to ourselves to party hard. We owe it to each other. This is it. This is our time. So a few of us will overdose, or go mental. Charles Darwin said you can’t make an omelette without breaking a few eggs. That’s what it’s about - breaking eggs - by eggs, I mean, getting twatted on a cocktail of class As.

If you could see yourselves... We had it all. We have fucked up bigger and better than any generation that came before us. We were so beautiful... We’re screw-ups. I plan on staying a screw-up until my late twenties, or maybe even my early thirties. And I will shag my own mum before I let her or anyone else take that away from me.


Un des premiers préceptes que la vie m'a appris à grand coups de pompes dans la face, c'est que la définition même d'un connard c'est un truc assez flou. La preuve ? On est tous le connard de quelqu'un. C'est un concept à prendre en compte pour réussir sa vie. On pourrait se dire que notre quotidien serait 100x plus doux sans notre crevure personnelle, qu'on de déprécierait moins, qu'on arrêterait de souffrir pour des conneries. Mais la vérité, c'est qu'au fond sans lui, ou sans elle, bah on se ferait chier comme des rats morts un dimanche pluvieux au beau milieu de L’Alabama.

M
oi les enflures c'était mon fond de commerce. En particulier les serials-lovers. Ces gens sans véritable éthique qui oublient parfois que l'empathie est inégalement répartie. Je les blâmes pas. Ne pas avoir de scrupule c'est toujours plus excusable que poignarder quelqu'un en feignant l'accident. 21h38, belle soirée. Loin des touristes et des vacanciers relous, dans ma tour d'ivoire je parcourais le profil de ce " Sale type débauché espiègle et Immature". Ma définition du bien et du mal s'en alla vite se terrer dans un coin oublié. Ce que les gens oubliaient souvent c'est qu'en me demandant de hacker le compte de leur ex(e) j'avais accès à toute les conversations qu'ils avaient échangés et je devenais seul juge de leur bon sens devant mon écran, un paquet de pop-corns caramel beurre salé à la main. Et très clairement dans cette triste histoire de rupture il n'y avait pas vraiment d'autre fautif que celui qui se faisait des films en prenant pour argent comptant le moindre petit mot. En 2018 on pouvait difficilement exiger fidélité à Los Angeles ,sans avoir scellé notre jalousie maladive, dans quelques phrases mièvres et 4 initiales frappés dans l'or blanc.  

Roi Salomon des lignes de codes je me refusais à rendre publique la vie de ce mec loin d'être la pire charogne de L.A. Qui plus-est le chieur qui m'avait fait perdre 2 heures de mon précieux temps pour des clopinettes avait visiblement la fâcheuse manie de tomber amoureux dès le premier message.  Oui je m'étais également occupé de fouiner sur son compte. Non je ne comprendrais jamais ce que  les cœurs d'artichauts allaient foutre sur des sites de rencontre. Soupir profond et Marlboro Lite. Affalé sur ma chaise de bureau miteuse je me demandais pourquoi j'essayais d'aider des idiots qui ne s'aidaient pas eux même. Bah, au moins ce Matthew était loin d'être dégueu. En 2 heures j'avais eu le temps de trouver quelques perles parmi les pièces jointes de discussions plus ou moins catholiques.

Soudain le bip grinçant et désagréable de l'application me sorti de mes élucubrations lugubres. Fille mignonne la vingtaine pas trop de filtre instagram sur la tronche, curieux j'ouvre la conversation:


- Désolée, je sais pas si t'es déjà en route ou sur place mais je pourrais pas être là, j'ai un empêchement... Un problème personnel. Je t'en parlerais quand j'aurais le temps ok?  


Mon manque cruel de confiance envers le reste de l'humanité me chuchota que tout ça puait l'excuse à deux balles. Déjà entrain de remonter la conversation je tombais finalement sur le lieu et l'heure du supposé rendez-vous : 21h45 au BIRDS & BEES 207 South Broadway, B, Basement.

Un peu Old Fashion, la métaphore toute en finesse du nom du bar me fit lâcher un sourire amusé. A défaut d'être le gendre idéal, Matthew ne manquait pas d'humour. Idée à la con et phrase préconçue : qui ne tente rien n'a rien. J'avais envie de sortir de ma vie devenue aussi emmerdante qu'une partie de scrabble avec Mamie. Et l'espace d'un instant je me posais la question : Pourquoi j'irais voir un type que je connais pas et qui à la réputation de s'enfiler tout L.A ? Mais tout disparu bien vite quand je me retrouvais par un calcul un peu rapide et bancale à l'arrière d'un taxi surement beaucoup trop cher pour mes maigres économies. Soit. De toute façon je n'ai jamais payé mon loyer dans les temps. La tête encore embrumée par l'abus d'écran je ne vis pas passer les 7,3 miles qui me séparaient du bar souterrain. C'est l'accent du sud bien tapé de mon Ayrton Senna à usage unique qui me ramena peut être trop subitement à la réalité.

" 23$, dégage de mon tacot j'ai pas que ça à foutre de faire la charité pour les rejetons du Crenshaw. "


De mon sourire le plus cinglant je lui signifiais tout l'amour que je portais aux types de sa trempe, avant de sortir dans la rue, histoire de ne pas me prendre un coup de pied de biche pour avoir abusé de son temps. La charité ? Il m'avait fait payer 1$84 le km. On ne devait pas avoir la même définition du mot charité. Hésitation devant la foule de jeunes cadres dynamiques trop pressés de rentrer dans leur banlieue clichée pour savourer l'instant. L'entrée du bar s’engouffrait dans la terre, invitant quiconque y serait tenté à passer une soirée bercé par le goût doucereux des liqueurs d'alcool. Argument scénaristique obscure dicté par ma curiosité malsaine, j'ouvris la grande porte métallique pour me retrouver dans l'ambiance Mid-Century Modern d'un bar pseudo clandestin. Tout y était. Des fanatiques de rom-com qui pensaient trouver l'amour au fond de leur verre aux bon vieux piliers de bar à trois grammes dans chaque bras. Et lui aussi il était là, pas loin du comptoirs un sourire presque charmeur flanqué sur le visage.

J'avais l'habitude de ce genre de mecs. Les personnalités borderline jamais satisfaites de ce que le monde a à leur offrir. Il était de ceux qui avaient visités les entrailles des bas-fonds de ce monde et en étaient ressortit. Rarement indemnes. Caché derrière son visage Angélique, celui ou celle qui avait deux-sous de jugeote pouvait décelé les miettes d'un passif loin d'être parfait. Après tout les habitués de ce genre d'endroits étaient rarement les êtres les plus clean de l'univers. Mais je devais aimer ça. Proche de ce genre de personne j'arrivais encore à me cacher que moi aussi, j'étais probablement le connard de quelqu'un de bien. J'approchais du blond sans vraiment prendre de pincettes, je n'étais pas fait pour la diplomatie et les beaux discours. Planté devant lui un sourire goguenard aux lèvres je lançais à son égard une œillade empreinte de défis.

- Hey, je suis probablement très loin de ressembler à la petite brune qui te fait faire le pied de grue depuis bien 30 minutes. Mais sache qu'un de tes exs t'en veut beaucoup et que mettre en mot de passe le titre d'un livre quand on est libraire, c'est vraiment une idée de merde. Vu qu'il ne me paiera probablement jamais et que la dite brune ne viendra pas, tu m'offres un verre ?  


 


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Dim 9 Sep - 11:56

Wrong guy - Nice try
Feat Connor Gardner
Matthew termina de boutonner sa chemise, planté devant le miroir de sa salle de bain. Il avait un rendez-vous avec une fille rencontrée sur The Chart, CuteKitty_87, plutôt très mignonne, et visiblement ouverte à une rencontre pour plus si affinité. Le jeune homme devait admettre que ces dernières semaines, ses bonnes résolutions d’une vie plus calme et posée avaient prit la fuite. Eliott avait cessé de le surveiller, et aussitôt le libraire avait renoué avec ses vieux démons. Il avait très vite découvert les endroits branchés de Los Angeles, les lieux où il fallait être présent, et ceux qu’il valait mieux éviter (mais qu’il n’éviterait pas). Il s’était entiché de quelques jolis garçons et jolies filles, qu’il avait bien entendu lâché sans grande culpabilité. Des rencontres sympathique, mais pas marquante. Aucune qui donnait envie de réitérer l’expérience plus d’une fois. Mat était peut-être un enfoiré très vite lassé. Il était cependant toujours honnête avec ses conquêtes : il était un amant agréable, et un petit ami pathétique.

Le garçon passa sa main dans ses cheveux, et se détourna du miroir. Pas besoin de trop en faire non plus, il ignorait quelles étaient ses chances de conclure ce soir. Cette fille le bottait bien, mais il n’était pas non plus transcendé non plus. Il savait déjà quel jeu il allait jouer, comment il allait sourire et la regarder. Mat était loin de se douter que sa soirée ne ressemblerait à rien de ce qu’il avait imaginé. Il était bien trop tôt pour ça. Il se mit donc en route, direction le Birds & Bees, ce bar souterrain au charme mystérieux pour lequel Mat avait développé une certaine affection. Il passait de la bonne musique, et leur scotch n’était pas mauvais. En passant la porte, le garçon salua les quelques habitués qu’il reconnaissait d’un petit geste de la main. Rapidement, les odeurs d’alcool vinrent caresser ses narines et un sourire se dessina immédiatement sur ses lèvres.

Lorsqu’il avait quitté San Francisco il avait craint de ne jamais retrouvé de lieux comme ceux qu’il avait l’habitude de fréquenter, mais c’était oublier la réputation de la cité des anges. Des anges, et des démons. Mat n’était pas déçu par cette ville aux apparences luxueuses, mais qui regorgeraient de déchets humains, comme lui. Il s’approcha du bar, et héla le barman avec son sourire séducteur. Ce dernier se tourna vers lui, amusé et peu dupe. Il l’avait vu amener au moins trois conquêtes ici, il connaissait les habitudes du garçon. Il lui demanda ce qu’il s’était dégoté, et Mat lui montra la photo de profil de la demoiselle, pas mécontent de lui, provoquant un petit mouvement de tête appréciateur chez le barman.

Il regarda autour de lui, constatant qu’il était dans les temps mais que son rendez-vous se faisait désirer. Il balaya la salle de ses prunelles acérées, ses doigts pianotant sur le comptoir. S’il se faisait poser un lapin, il pourrait toujours aborder ce mignon rouquin, au fond de la salle, ou encore ce grand brun qui avançait vers le bar. Qui avançait vers lui. Mat haussa un sourcil. Oui, c’était bien vers lui que ce canon se dirigeait. Le connaissait-il ? Il se serait souvenu d’un si joli minois.

- Hey, je suis probablement très loin de ressembler à la petite brune qui te fait faire le pied de grue depuis bien 30 minutes. Mais sache qu'un de tes exs t'en veut beaucoup et que mettre en mot de passe le titre d'un livre quand on est libraire, c'est vraiment une idée de merde. Vu qu'il ne me paiera probablement jamais et que la dite brune ne viendra pas, tu m'offres un verre ?  

La surprise se dessina sur les traits de Mat, qui ne perdit pourtant pas son sourire. Un ex ? Quel ex ? Il n’avait pas d’ex. Seulement des one shot. Ah il y avait peut-être ce type qui lui avait dit je t’aime au lit alors qu’ils se connaissaient depuis 2h. Vraiment bizarre. Un éclat de rire bref s’échappa de sa gorge, alors qu’il passa sa main dans sa chevelure tout en dévisageant son interlocuteur. Ce type avait piraté son compte The Chart, payé par un abruti ? Et il s’était ramené à son rendez-vous ? Incroyable.

- Alors celle là, c’est bien la première fois qu’on me l’a fait, s’esclaffa-t-il.

Il considéra le jeune homme de haut en bas. Pas vraiment l’allure du nerd enfermé dans sa chambre, les yeux rivés sur son écran. Long cheveux, mâchoire carrée, beaux yeux. Le libraire aurait sans doute du tourner les talons, ou lui remonter les bretelles, ou au moins avoir l’air contrarié. Mais il ne l’était pas vraiment.

- Quel genre de hackeur vient prévenir sa victime au juste ? Demanda-t-il en s’approcha un peu de son charmant interlocuteur. Un hackeur justicier ? Ou qui a juste craqué sur sa cible ?

Un sourire arrogant apparu sur le visage de Mat. Il était peut-être trop confiant pour quelqu’un qui s’était fait pirater, mais cela avait-il vraiment de l’importance ? Que ce hot hackeur mette ce qu’il voulait en ligne, Mat n’essayait pas de cacher ce qu’il était.

- Je t’offre ce verre, et tu me raconte cette histoire en détail. On fait ça ?

Il se tourna vers le barman, qui semblait quelque peu perplexe de ne pas voir la fille de la photo mais un grand brun à la place, et commanda deux bières. Il tira un tabouret et invita sa drôle de rencontre à s’asseoir. Alors l’idée l’effleura que sa soirée prenait une tournure qu’il n’avait pas envisagée. Et ce n’était pas pour lui déplaire.
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Lun 10 Sep - 16:37

         
Wrong Guy - Nice Try

         
Dans tout l'univers, rien n'est plus important que le pouvoir. L'argent et la beauté n'ont d'intérêt que le pouvoir qu'ils nous procurent. Juste en dessous il y a le sexe. Donc sexe plus pouvoir égal... l'éclate totale !


- Alors celle là, c’est bien la première fois qu’on me l’a fait.

Son sourire accrocha mon regard pendant un court instant. Un court instant qui me parut interminable. Ce sourire était beau. Très beau. Trop. Il puait le mec à problèmes, et je me sentais Icare à voler trop près du soleil. Le blond aux faux-airs d’un DiCaprio dans Roméo + Julietle s’affichait fringuant et désabusé de ce qui se trouvait autour de lui. Désabusé de tout à part de mon insignifiante petite personne que j’avais planté devant lui en espérant le déstabiliser au moins un peu. Loupé. Plutôt que de déstabiliser le libraire loin de ressembler à un rat de bibliothèque je venais de lui arracher son sourire le plus arrogant. Craquant.

Il s’était rapproché de moi avec la ferme intention de gagner cette partie d’échec que je venais de commencer et le détailler de plus prêt provoquait chez moi... tout autre chose que le plaisir malsain de cracker son code minable. Si ce mec avait réellement déjà passé le quart de siècle alors la légende disait vrai, les hommes sont comme les bons vins il bonifient avec l'âge. Non content de garder pour moi ce que je pensais je ne pu éviter un sourire idiot et presque amusé lorsqu’il me demanda si j’étais là pour jouer les justiciers. Moi ? Un justicier ? Je me voyais mal courir les toits de la ville en collant moule-bite et masque venitien.

- Disons que j’ai décidé de changer le cours de ma soirée en allant par hasard au même bar que ma victime du moment ?

C’était faux. j’avais surement flashé sur son physique de mec pas fréquentable. Sur sa gueule d’Ange, sur son nez fin, sur ses yeux bleus et ses lèvres fines. Sur cet air constamment ailleurs et la dominante subtile de rouge qui entourait son regard diamant. C’était ça mon grand défaut. Tomber amoureux d’un visage ou d’un autre. C’était facile. Mais différencier l’affection physique d’un petit plus pourtant si charmant, ça, ça demandait de penser à quelqu’un d’autre qu’à soit même. Et j’étais très mauvais pour ne pas être un sale mioche égoïste.

- Je t’offre ce verre, et tu me raconte cette histoire en détail. On fait ça ?

Alors mon speech pas fort subtile avait fonctionné. Comme ça ? Simplement parce que je l’avais demandé il allait m’offrir un verre ? Je me sentais comme ces gamines de l’est qui crèvent la dalle à qui un jour trop froid on offrait sans détour un repas au chandelle et une chambre d'hôtel. Je savais qu’un jour je paierai ce verre d’une manière ou d’une autre. La vie ne fait pas de cadeau. La société non plus. Encore moins les petits libraires qui trainent dans des endroits peu recommandables. Encore moins les sourires carnassiers satisfaits d’avoir enfin pu sortir de leur triste monotonie.

Mais pretty face attirée par tout ce qui était beau,  je ne répondis à son invitation forcé par l’affirmative, m'asseyant sur le tabouret en face de lui avant de planter mon regard de geai dans ses yeux translucides. Deux bières donc ? Il commençait doucement cette soirée.

- Connor, Gardner. Il paraît que la bienséance veut qu’on se présente quand on se fait offrir un verre.

Loin de mon south L-A, je me perdis un instant dans la contemplation du liquide dorée parsemé de petites bulles qui éclataient doucement à la surface mousseuse du verre publicitaire estampillé par une marque dont le nom m’évoquait à peine un lointain souvenir.

- Ta brune a un “problème personnel”, je doute que tu la recroises un jour. Et pour ce qui est de l’explication, je fais ce qu’on me demande si on me paie correctement c’est tout. Remplacer CuteKitty_87 par contre ça ne faisait pas vraiment partie de la partition… Mais je suis du genre curieux !

Sourire évocateur, et assemblage plein de dextérité de mes boucles brunes en chignon. Je pris une gorgée de la High Life. Hacker son date du soir ça avait du bon finalement.


Pendu à ses lèvres j'attendais la suite des événements.




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Lun 10 Sep - 19:02

Wrong guy - Nice try
Feat Connor Gardner
Un sourire se dessina sur les lèvres du hackeur. Et quel sourire ! Mat était tombé sur le gros lot ce soir. L’autre fille de l’application était déjà bien loin dans son esprit, quasiment déjà disparu. Cela faisait-il de lui une mauvaise personne ? Probablement. C’était elle qui ne s’était pas pointée, après tout. Quelle belle idée elle avait eu là. Car voilà qu’à la place, il avait le geek le plus canon de Los Angeles juste en face de lui. Qui était gagnant dans l’histoire ? Le jeune homme ne pouvait encore le déterminer, mais il aurait misé sur lui.

- Disons que j’ai décidé de changer le cours de ma soirée en allant par hasard au même bar que ma victime du moment ?

Espérait-il qu’il croit à ce mensonge ? Le libraire n’était pas l’être le plus subtil du monde, mais il savait reconnaître un regard intéressé lorsqu’il en voyait un. Sans se départir de son sourire, les prunelles de Mat glissèrent sur le corps du joli garçon, bien peu décidé à dissimuler son propre intérêt. Il n’y avait pas que son visage qui était agréable, le reste valait le détour également. Il avait notamment une chevelure magnifiques, ondulée et qui semblait sauvage. Lion’s hair. Il se garda pour l’heure de tout commentaire, il aurait l’occasion d’en glisser quelques uns par la suite, et le regarda prendre place à ses côtés, à sa grande satisfaction.

- Connor, Gardner. Il paraît que la bienséance veut qu’on se présente quand on se fait offrir un verre.

Connor donc. C’était pas mal d’avoir un nom à mettre sur cette belle gueule, même si Lion’s hair lui allait bien. Mat déposa un billet sur le comptoir en attrapant son propre verre. Assis sur son propre tabouret, les jambes tournées vers son interlocuteur, il attendait la suite avec un air tranquille.

- Ta brune a un “problème personnel”, je doute que tu la recroises un jour. Et pour ce qui est de l’explication, je fais ce qu’on me demande si on me paie correctement c’est tout. Remplacer CuteKitty_87 par contre ça ne faisait pas vraiment partie de la partition… Mais je suis du genre curieux !

Le libraire bu une gorgée de sa bière et passa sa langue sur ses lèvres tout en méditant sur les paroles du garçon. Ainsi, quelqu’un le détestait suffisamment pour embaucher un hackeur pour s’en prendre à lui ? Voilà qui était amusant. Il aurait sans doute du s’en inquiéter, mais au vue de la tournure qu’avait pris la situation, il ne s’estimait pas en danger. Toujours souriant, Mat se pencha un peu vers Connor.

- Matthew Gance, mais ça j’imagine que tu le sais déjà, ou alors tu es un très mauvais hackeur. Sourire provocateur. Enchanté Connor, appelle moi Mat. Je suis ravi que tu ai décidé de me rejoindre. Totalement par hasard, bien entendu. Il esquissa un clin d’oeil.

Il était passé d’une nana passablement intéressante à ce mec beaucoup trop sexy. Allait-il vraiment se plaindre ? Pas vraiment. Il fit tourner sa bière entre ses doigts, sans détacher son regard du jeune homme qui lui faisait face.

- J’imagine que tu ne vas pas me dire qui t’a engagé, pas vrai ? Ma vie n’est pas en danger, rassure moi. Son sourire était bien trop large pour quelqu’un qui s’inquiétait réellement pour sa survie. Il reprit, en s’approchant encore davantage. La brune a vraiment été bien inspiré de me poser un lapin. Je penserai à la remercier, éventuellement.

Son Lion’s hair avait désormais les cheveux attachés, dans un chignon qui lui dégageait le visage. Mat n’avait pas besoin de plus, toute son attention était captivée.

- Tu connais donc tous mes secrets, mh ? Tu compte les divulguer et me mettre dans une mauvaise situation ?

Tandis qu’il parlait, le garçon laissait sa main courir en direction du bras de son interlocuteur. Le jeu de séduction ne semblait pas le répugner, après tout, pourquoi ne pas continuer ? Connor n’était pas venu pour une paisible et chaste conversation autour d’un café, n’est-ce pas ?
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Mar 11 Sep - 19:30

         
Wrong Guy - Nice Try

         

“Il y a dans la sensualité une sorte d’allégresse cosmique.”

Il était … captivant. Le genre de personne qu’on écoute parce qu’on le doit, et pas parce qu’on le peut. Il était de ceux dont on détachait difficilement le regard, scrutant dans l’attente d’une excuse pour le fuir, le moindre petit détail de son visage. Du charmant rictus narquois d’un sourire ravageur à cette fossette bien cachée, là, sur la gauche de ce portrait sans retouche. De ces cernes ancrées sous deux prunelles glaciales à cette mâchoire sans indigence taillée à la serpe. Il n’avait pas vraiment besoin de correspondre à cet idéal biaisé de l’homme parfait que toutes les marques de caleçon s’épuisaient à nous vendre. Parce qu’à vrai dire Matthew était beau. Pas lisse. Beau. Chaque grain de sa peau semblait crier pour compter son histoire à qui voulait bien l’entendre et moi, moi je regrettais presque ma folie passagère. J’allais me perdre dans ce wicked game revisité je ne le savais que trop bien, car dans ce genre de duel il n’y a que deux types de rôles à jouer : Le loup et le lapin.

Je n’étais clairement pas le grand méchant loup de cette histoire.  


- Matthew Gance, mais ça j’imagine que tu le sais déjà, ou alors tu es un très mauvais hackeur.

Acculé, je me mordis la langue face à ma naïveté sans égal. Moi un mauvais hackeur ? Est qu’il cherchait très sérieusement à me désarçonner avec ça ? Ravissant. Mais à mon grand damn, j’étais plutôt doué pour suivre le chemin tout tracé que mon père m’avait légué.

- Si je suis un mauvais hackeur alors j’ai peut être beaucoup de chance.

Son sourire était à tomber.

-Enchanté Connor, appelle moi Mat. Je suis ravi que tu ai décidé de me rejoindre. Totalement par hasard, bien entendu.

Tout ce que j’ai pu lire sur ses confessions tardives était peut-être faux. Mais, moi j’avais envie que ça soit vrai. J’avais envie de me piquer le doigt sur le fuseau; J’avais envie de savoir jusqu'où j’étais capable d’aller. Et avec qui je voulais y aller. Je répondis à son clin d'oeil en pouffant doucement de rire. Il était loin d’être un agneaux ignorant et j’adorais ça.  

- J’imagine que tu ne vas pas me dire qui t’a engagé, pas vrai ? Ma vie n’est pas en danger, rassure moi.La brune a vraiment été bien inspiré de me poser un lapin. Je penserai à la remercier, éventuellement.

Non je ne lui dirais pas qui m’avait engagé, aussi proche pouvait-il se tenir de moi. Assez proche pour que son odeur trop enivrante vienne caresser mon visage. Souffle retenu et muscles tendus, il était bien trop à l’aise et c’était agaçant. Agaçant mais intriguant. On en reprendrait sans attendre, incapable de savoir si ça nous plait, , nous dérange ou nous terrifie. Matthew était une drogue dur qui vous caressait pour mieux vous enfiler. Une Madame H au masculin prête à vous réduire en miette pour son bon plaisir. Loin de moi l’envie de me prendre dans les filets du diable. J’avançais prudemment équilibriste au dessus d’un vide béant. La Brune n’avait pas fait que lui poser un lapin, la brune s’était enfui en sentant en lui ce que n’importe quel idiot aurait compris au premier coup d’oeil. Les histoire d’addiction finissent rarement par : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

- Et bien Mat, sache que j’ai pour habitude de suivre mes victimes dans leur bar préféré  et de les tuer après leur avoir raconté comment j’ai accédé si facilement à toute leur vie, mais maintenant que tu le sais je crois que je vais être obligé de passer à la vitesse supérieure ...

Au diable le politiquement correct, ce genre de choses étaient pour les idiots sans saveur :  il me plaisait. En sentant sa main s’approcher doucement de mon bras un frisson me parcouru l’échine. Chair de poule trop heureuse de sentir une chaleur humaine, je me laissait faire avec un petit sourire de satisfaction non dissimulé.

- Tu connais donc tous mes secrets, mh ? Tu compte les divulguer et me mettre dans une mauvaise situation ?

Ses secrets ? Je ne les connaissaient pas tous, non, on ne met sur internet que ce qui brille assez pour évincer le reste. Mais pour savoir ce que j’allais en faire, il allait devoir s’armer de plus qu’une belle gueule et un verre de bière.

- Une mauvaise situation ? Ce genre de chose dépend fortement des arguments de l’accusé...

Fatigué d’attendre un premier contacte. Gamin impatient et capricieux , je fis glisser mine de rien la peau de mon bras découvert sous ses doigts audacieux. Contact électrique, je ne le quittais pas des yeux durant ce court instant. Et soudain je rompis le tout pour porter victorieux la mousse onctueuse à mes lèvres desséchées.

- Surprend moi ? Qu’est ce qui m’empêche de faire de toi le bourreau des coeur le plus détesté d’internet ? Qu’est ce qui me retient d’envoyer tes informations personnelles à 3,976 millions de personnes ? Et, plus important, qu’est ce qui a bien pu m'emmener ici ce soir, par pur hasard ?



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Mar 11 Sep - 21:37

Wrong guy - Nice try
Feat Connor Gardner
Connor lâcha une réflexion sur le fait qu’il avait sans doute beaucoup de chance. Il ne croyait pas si bien dire. Ou l’inverse. Matthew était plutôt du genre à être un fléau pour toutes les personnes qui s’attachaient à lui, et auxquelles il s’attachait. Il n’était bon qu’au début, après lorsque les choses devenaient sérieuses il trouvait toujours le moyen de tout faire foirer. En jouant les idiots. En allant voir ailleurs. En tombant amoureux. Quel idiot. Il n’était pas fait pour ça, non. Mais quels étaient les risques avec le joli hackeur ? Énormes, mais pour l’heure il était bien trop hypnotisé par les prunelles en amande de son interlocuteur pour s’en souvenir.

- Et bien Mat, sache que j’ai pour habitude de suivre mes victimes dans leur bar préféré  et de les tuer après leur avoir raconté comment j’ai accédé si facilement à toute leur vie, mais maintenant que tu le sais je crois que je vais être obligé de passer à la vitesse supérieure ...

Le libraire se mordit la lèvre, ressentant une soudaine envie d’emmener ce bien trop beau garçon à l’arrière boutique pour lui faire des choses innommables. Il aimait l’audace de Connor. C’était une qualité beaucoup trop rare de nos jours, où tous jouait aux benêts ou aux ignorants. Enfin quelqu’un qui lui rentrait dedans, qui affrontait son regard sans rougir. Il apaisa son furieux désir, le remettant à plus tard. Il aurait tout le loisir de fantasmer sur son curieux rendez-vous inattendu et improvisé plus tard. Enfin, tout le loisir de réaliser ses fantasmes, de ce qu’il pouvait espérer.

- Je suis très curieux de voir de quoi il s’agit, ta vitesse supérieur, murmura-t-il avec un sourire qui valait tous les mots.

Peut-être allait-il trop vite en besogne, mais pour sa défense, Connor avait commencé. Il le cherchait, il le voulait. Et Mat était du genre réceptif à ce type de drague. Un peu trop sans doute. Beaucoup trop.

- Une mauvaise situation ? Ce genre de chose dépend fortement des arguments de l’accusé...

Alors, par hasard ou de façon totalement calculé, le bras du hackeur alla à la rencontre de la main baladeuse de Mat. Surpris, ce dernier savoura néanmoins ce contact, caressant la peau d’un mouvement avide, sans lâcher du regard l’audacieux qui lui faisait face. Lion’s hair savait ce qu’il voulait, n’est-ce pas ? Il joua avec lui en retirant son bras pour attraper sa bière et la porter à ses lèvres. Mat se demanda un instant qui menait ce combat. Il avait l’habitude d’avoir le dessus, en séduction, mais Connor semblait avoir la capacité de lui faire tourner la tête très aisément.

- Surprend moi ? Qu’est ce qui m’empêche de faire de toi le bourreau des coeur le plus détesté d’internet ? Qu’est ce qui me retient d’envoyer tes informations personnelles à 3,976 millions de personnes ? Et, plus important, qu’est ce qui a bien pu m'emmener ici ce soir, par pur hasard ?

Le jeune homme tendit la main, et sans la moindre hésitation, il attrapa le verre du pirateur sexy pour le diriger vers sa propre bouche, en buvant une gorgée avant de le poser sur le comptoir, à côté du sien. Cette fois, sa main libre se posa sur la jambe du garçon, dont il était désormais beaucoup trop proche pour que la tension entre eux ne soit pas palpable.

- Serais-tu en train de me faire du chantage, Connor ? Demanda-t-il lentement en plantant fermement ses yeux dans les siens. L’activité de hackeur est illégal il me semble, et tu m’as donné ton nom complet. Et si j’allais porter plainte pour vol d’information privées et menace de diffamation ?

Il lui rendit son verre, bien plus attiré par ses lèvres que par le liquide ambré. Il avait l’air sûr de lui, mais son coeur s’affolait un peu, il devait le reconnaître. Il mourrait d’envie de lui attraper le visage et de l’attirer contre lui. Mais trop tôt. Bien trop tôt.

- Crois-moi, tu n’as pas besoin de menace pour obtenir ce que tu veux. Sa main quitta sa jambe pour aller effleurer le torse du garçon. Je suis à ta merci, de toute manière.

C’était vrai. Mais il était également vrai que Connor était à sa merci également. Pas à cause de ces histoires de hacking ou de plaintes, non tout ceci n’avait aucune importance. Mais parce qu’ils désiraient tous les deux quelque chose, et aucun d’eux ne laisserait l’autre prendre le dessus. Statu quo. Pour combien de temps ?
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Mer 12 Sep - 19:08

         
Wrong Guy - Nice Try

         

“ Ces beaux yeux que j'implore, quand tu les ouvres, c'est comme un ciel à l'aurore. ”

La vitesse supérieure consistait à obtenir ce que j’étais venu chercher, et tout portait à croire que ce Matthew Gance s’y connaissait bien, en changement de vitesse. Mais il pouvait toujours crever pour que je lâche le morceau aussi facilement. Après tout ce qu’il y avait de plus intéressant dans la drague c’était de faire monter la température et de regarder, non sans malice, l’autre s’étouffer doucement, sous la pression de l’air. J’aimais bien jouer, quitte à ne pas en ressortir indemne, et ce petit morceau de chair tendre, que son propriétaire malmenait trépignant d’impatience, me fit comprendre que j’aurais tout le temps et le loisir d’y goûter, une fois passé au plat de résistance.

Caresse  vorace,  je suivis le geste de sa main d’un regard amusé. Lequel d’entre nous désirait le plus l’autre ? C’était une bonne question. Nous étions surement tous deux prêt à nous jeter l’un à la gorge de l’autre. C’est probablement ce qui me plaisait le plus chez les hommes, ce jeu malsain qui consistait à savoir d’avance qui serait gagnant et qui serait perdant. C’était une sale manie, mais une manie trop plaisante.

- Serais-tu en train de me faire du chantage, Connor ?  L’activité de hackeur est illégal il me semble, et tu m’as donné ton nom complet. Et si j’allais porter plainte pour vol d’information privées et menace de diffamation ?


Illégal. Je le savais. Et j’avais déjà eu quelques déboires avec la police. Mais ce n’était pas bien compliqué, sur internet et en Amérique de changer son identité. Maître chanteur face à maître chanteur la situation m’amusait beaucoup, d’autant plus lorsque d’un geste vif, tandis que absorbé par ses yeux transperçants je baissais ma garde, je sentis sur ma jambe la chaleur piquante d’une main trop avide. Alors lui aussi, il voulait me faire chanter, à moins qu’il ne préfère la danse. Le blond s’empara de ma bière sans détacher son regard du bien tandis que j’essayais de me retrouver une contenance. Il avait dû me sentir me tendre. Il avait dû comprendre qu’il ne m’était pas indifférent. Même si quelque part, c’était très bien comme ça.

- Vol ? Je crois que quand on s’inscrit sur un site de rencontre, on oubli d’ajouter ce qui est de l'ordre des informations trop privées, du moins quand on est du genre prudent. Et puis je n’ai rien contre l’uniforme si tu préfères écourter ce rendez-vous au poste …


Je repris ma bière, presque sèchement, prenant soin de la tourner avant de boire, là on le Dandy libertin avait posé ses lèvres. Il était plein d’arrogance sous ses airs de Princesse désenchanté. Et l’alcool commençait doucement à se faire rare dans nos verres à moitié vides. Envoyer tout ça promener et lui arracher le baisé du siècle, c’était tentant. C’était bien plus. Mais avoir cette faiblesse me serait fatal face au Prince des coups d’un soir. Et j’avais eu l’occasion de les compter. Je ne lui ferais pas ce plaisir. Je ferais durer le supplice quitte à me torturer moi même.


- Crois-moi, tu n’as pas besoin de menace pour obtenir ce que tu veux.

Sa main s’en alla se promener, là à peine cachée sous le bar, sur mon torse déjà trop brûlant. Je remerciait intérieurement le tissu trop fin d’un t-shirt en maille de me protéger de mes propres désirs. Sentir sa peau, c’eût été pour moi la fin de la partie. Mais mon cœur n’en rata pas moins un battement, suspendu dans l’instant, trop effrayé à l’idée qu’il aille plus loin, trop répugné à l’idée qu’il ne le fasse pas. Celui qui étouffait, c’était moi. Et le pire dans cet histoire, c’est que ça m’envoutait.

- Je suis à ta merci, de toute manière.

Je ravalai ma salive. Pestant contre sa main baladeuse. Pestant contre ce barre trop plein de monde. Pestant contre mon visage trop expressif.  Je ravalais mon venin, nulle besoin de pique acérée face à lui. Je perdais pied et glissais ma main pour stopper la sienne. Qu’est ce qu’il voulait exactement, moi , ou ses précieuses infos ?

- Dixit l’homme qui va pourtant très vite en besogne …

Mon avertissement se fit promenade le long de son bras finement ciselé, remontant sans sommation la manche en coton de sa chemise.

- Je doute que Matthew Gance ai un jour été à la merci de qui que ce-soit. Je crois surtout que la situations te plait, après tout c’est moins plaisant quand c’est trop simple non ?

Je fis signe au serveur de nous servir quelque chose de plus fort. La soirée était trop intéressante pour en rester à la bière. Et ce verre là, c’est moi qui l’offrait.



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Mer 12 Sep - 22:33

Wrong guy - Nice try
Feat Connor Gardner
Le regard que lui lançait Connor lui faisait tourner la tête, Mat devait bien le reconnaître. Un mélange de combativité et de désir qui lui plaisait un peu trop. Il ignorait qui allait craquer le premier, qui céderait. Le libraire aurait voulu pouvoir affirmer sans une once d’hésitation qu’il tiendrait, qu’il serait le gagnant, mais il n’avait aucune assurance à ce sujet. Il avait déjà bien trop envie de rencontrer les lèvres de ce hackeur aux intentions délicieuses, il ignorait combien de temps il parviendrait à se contenir.

- Vol ? Je crois que quand on s’inscrit sur un site de rencontre, on oubli d’ajouter ce qui est de l'ordre des informations trop privées, du moins quand on est du genre prudent. Et puis je n’ai rien contre l’uniforme si tu préfères écourter ce rendez-vous au poste …

Mat se retint d’ajouter qu’il avait des menottes dans un tiroir de sa table de nuit, et qu’elles étaient prêtes à servir ce soir s’il le désirait. Il se contenta d’un sourire mordant, dévoilant ses petites dents blanches aussi acérées que son regard. Il ne voulait pas d’une joute verbale, il ne voulait pas se battre, il voulait Connor. Il voulait que ce dernier lui saute dessus et lui supplie de lui faire toutes ces choses dont il rêvait.

- Je préfère te garder pour moi, si tu n’y vois pas d’inconvénient, répondit-il tranquillement.

Son Lion’s hair reprit sa bière, et Mat attrapa la sienne pour en vider le contenu. Il avait une bonne descente, et son bien trop charmant interlocuteur semblait de la même trempe, au vu de la gorgée qu’il venait d’avaler. Voilà qui lui plaisait, à lui pour qui les plaisirs de l’alcool n’avaient pas de limite. Il ne pouvait s’empêcher de se demander comment Connor s’en sortirait avec quelque chose de plus piquant. Son expression lui montrait en tous cas que ses gestes n’étaient pas inutiles. Il était presque sûr d’avoir senti un mouvement intéressant lorsqu’il avait touché sa jambe, un peu plus tôt, et à présent le regard qu’il lui lançait alors que sa main lui caressait le torse valait mille mots. Mat aurait bien voulu prolonger le contact, mais la main de Connor vint l’en empêcher.

- Dixit l’homme qui va pourtant très vite en besogne …

Comme si ça te déplaisait, pensa-t-il sans perdre son sourire ardent. La main du garçon vit à son tour glisser sur son bras, et Mat frissonna sans essayer de se cacher. Il  voulait que Connor sache l’effet qu’il lui faisait, il n’en avait pas honte.

- Je doute que Matthew Gance ai un jour été à la merci de qui que ce-soit. Je crois surtout que la situations te plait, après tout c’est moins plaisant quand c’est trop simple non ?

Le hackeur interpella le barman, qui suivait la scène de loin, visiblement intrigué. Sans doute se demandait-il dans quel drôle de pétrin Mat s’était fourré. Connor semblait vouloir quelque chose de plus costaud, pour poursuivre leur bien peu paisible rencontre. Le libraire se tourna également vers le tenancier, et demanda deux shot absinthe, sa boisson fétiche. Le liquide vert le rendait fou, s’il en abusait, ce qu’il n’avait pas l’intention de faire ce soir. Juste une petite goutte, pour être en forme. Il attrapa le verre, et pivota vers son rendez-vous.

- Tu veux une preuve ? Demanda-t-il avec provocation.

Il avala son shot d’une traite, une idée derrière la tête. Connor le pensait insensible ? Il allait être servi. Mat déboutonna les trois premiers boutons de sa chemise, dévoilant le haut de son torse pâle et fin. Il attrapa la main du garçon et la glissa sous son vêtement, entrant directement en contact avec sa peau, la plaçant à l’endroit où son coeur tambourinait bien trop énergiquement depuis plusieurs minutes. Son regard planté dans celui du hackeur, il frémit de plaisir.

- Tu me crois, maintenant ? Il libéra la main du jeune homme. Ou tu veux en voir plus ?

Il avait très envie que le garçon réponde par l’affirmative. Il ne rêvait plus que de l’emmener dans son appartement, qui l’attendait à trois rues de là, avec tout le nécessaire pour passer une excellente soirée. Faisant tourner son verre vide entre ses doigts, Mat envisagea d’en prendre un second. Il ne voulait pas se mettre minable ce soir, il voulait être maître de lui. Il s’approcha de Connor, avide de le toucher, de le sentir, d’être proche de lui, et murmura :

- Oublions cette histoire d’info et de plaintes, tu veux ? Tu as fais le déplacement, par hasard bien sûr, pour passer une bonne soirée j’imagine. Il fit une pause, recommençant à caresser le bras du garçon du bout des doigts. Barrons-nous d’ici. J’habite à trois pas de là, j’ai du scotch et un canapé très confortable, pour faire plus ample connaissance. Ça te dis ?

Il n’avait pas envie de rester dans ce bar bruyant une seconde de plus. Il aimait cet endroit, mais en cet instant, il aimait beaucoup plus Connor, et la perspective de passer du temps avec lui, seul à seul. Sa chemise, toujours à moitié ouverte à présent, laissait voir une respiration un peu trop rapide, tandis que son regard se perdait dans la contemplation des lèvres du garçon.
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Jeu 13 Sep - 18:42

         
Wrong Guy - Nice Try

         
C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pèt, ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy...


La fée verte. L'absinthe, boisson des artistes maudits et des poètes à la page blanche. Elle avait pour vertu de rendre fou, selon les rumeurs mal renseignées qu’on prêtait à la jolie fée. J’eu pendant un instant le souvenir d’un féru d’histoire, ou d’alcool, qui m’avait dit : tout ça c’est des conneries. Oui, l’absinthe ne rendait pas fou, mais Matthew Gance lui me faisait perdre l’esprit. Le sentir frissonner sous mes doigt était bien trop distrayant pour que je n’y prête guère attention. Il y avait dans la peau quelque chose d'immatériel, une sorte de signature impalpable qui nous rendait tous uniques. La sienne était douce, malgré la chair de poule que provoquait mon passage. La sienne je ne m’en lassait pas et  c’était chose bien rare ici bas. Un shot pour se donner contenance devant ce minois à en faire tomber plus d’un. J’oubliais déjà les avertissements en masse, de ces inconnus brisés par ces même traits qui en ce moment même flanqués d’un sourire plus qu’arrogant, réveillaient en moi quelques velléités que je ne retiendrais plus très longtemps.

L’éphèbe blond s’empara de son verre avec la classe qui était réservée aux êtres de sa trempe. Bien décidé à m’en faire baver tout autant que je faisais danser, il esquissa un sourire et une lueur fugace parcouru ses yeux naguère si impassibles.

- Tu veux une preuve ?

- Étonne moi ?

La pointe de défi que je vis paraître dans son regard me cria de fuir à toute jambe. De courir loin d’ici jusqu’à m’en décoller les poumons. Il avait une idée en tête. Une idée c’était la pire de choses qui soit, elle pouvait rendre fou ou ruiner la vie d’autrui. Elle tournait dans l’esprit jusqu’à être réalisée. Et lui, sans plus attendre, il réalisa la sienne après avoir avalé d’une traite la liqueure verte qui avait donné lieu aux nuits parisiennes. Déboutonnant trop calme pour être innocent les trois premiers boutons de sa chemise, je mis presque autant de temps à deglutire qu’à appréhender ce coin de peau qu’il m’offrait si soudainement. Son torse semblait d’un marbre sans défaut et je m'abandonnai  à laisser mes yeux glisser sur ses clavicules, pour me demander ce que pouvait bien encore, cacher cette simple chemise. Et sans nul préavis il empoigna mon bras pour venir poser ma main sur son coeur qui battait à tout rompre. Je rougis l’espace d’un instant. J’avais dans la bataille faillit dégringoler de mon tabouret. Il avait gagné la partie et j’avais une furieuse envie de faire cesser ces facéties d’enfant trop gâté. De lui arracher ce sourire sarcastique. Je restais là une éternité à sentir la vie qui l’animait.

- Tu me crois, maintenant ?

Et ma main fut libérée. Trop tôt. Je tentais en la sentant retomber mollement vert moi d’aggriper ne serait-ce qu’un bouton, un petit morceau de tissus. Alcoolique en manque de jack, junkie à la recherche de sa dose, j’en voulais encore et toujours plus. Je le voulais lui et rien d’autre. Si hacker son compte avait été une partie de plaisir ce n’était rien face à cette soirée improvisé.

- Ou tu veux en voir plus ?

- Je crois que tu m’en as déjà montré beaucoup… Même si à mon grand dam je ne peux pas dire que ça m’a déplu.

J’accompagnais, fière comme un pan, ma réflexion d’un sourire agacé. Si j’avais eu à répondre sincèrement à cette question, il aurait fini plaqué contre le bar plus vite qu’il n’en faut pour former une répartie concrète. Mais le protocole disait, que ce genre de jeux n’étaient pas de l’ordre publique. Biensure que j’en voulais plus. Je voulais même tout.

Un deuxième verre n’était pas de trop face à son aplomb mal placé. Je jetais un oeil au blond satisfait de son escarmouche, son regard perdu dans le shooter déjà vide de ce qui devait être son alcool favoris. Je repris deux shooters, d’une vodka polonaise que j'appréciais dans les moments de perdition. Répliquer? Qu’il aille se faire foutre, il savait très bien que lui comme moi nous n’étions pas là pour parler de la pluie et du beau temps. Il s’abstint pourtant d’imiter mon geste lorsque je laissais couler dans mon gosier le liquide froid et agressif de cet alcool a la température plus qu'élève. Allais-je vraiment tenir tout ça ? Peu m’importait, je n’avais jamais réussi à oublier une soirée, ce n’était pas une bière et deux shooters qui allaient me mettre par terre. Matthew se rapprocha et la chaleur de son souffle me fit frémir.

- Oublions cette histoire d’info et de plaintes, tu veux ? Tu as fais le déplacement, par hasard bien sûr, pour passer une bonne soirée j’imagine.

Dans une pause insoutenable, sa main revint, caressante et entêtée comme une abeille attirée par du miel.

- Barrons-nous d’ici. J’habite à trois pas de là, j’ai du scotch et un canapé très confortable, pour faire plus ample connaissance. Ça te dis ?

En guise d'affirmation j’attrapais le second shooter pour le descendre sans plus sourciller. Plus ample connaissance,  bel euphémisme que voilà. Je hélait le serveur pour lui demander la note, mais Mat en grand gentleman, l’avait déjà fait, prenant à bon compte mon geste pour une affirmative. L’attention m’arracha un sourire. N’en déplaise à la société moderne j'aimais qu’on s’occupe de moi.  Il se tourna vers moi, déjà descendu de mon tabouret et prêt à le suivre là ou il voulait bien m’emmener, ce que je fit attiré par ce qui émanait de lui.


L’air frais, la chaleur d’une fin d’été à L-A, j’aurais pu le laisser là en plan, par fierté plus que par envie, et lui infliger ce qu’il avait supplicié a ce pauvre cœur d’artichaut qui m’avait permis de le rencontrer. Mais à quoi bon être venu dans ce cas ? Je le regardais, moqueur et satisfait d’avoir obtenu ce qu’il voulait. Là dehors à la lueur dansante des lampadaire il semblait encore plus beau tandis que j’allumais mon deuxième péché mignon. Il avait pris de l’avance, et le le suivais calmement, mais alcool et vapeurs toxiques aidant, mon cœur refusait d’attendre. J'attrapai le col de son manteau pour le faire pivoter vers moi. C’est alors que mes lèvres rencontrèrent enfin  les siennes dans un baiser aussi acerbe qu’ardent.

- J’en veux plus.

Toujours plus.
 


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Jeu 13 Sep - 20:00


Wrong guy - Nice try
Feat Connor Gardner
Se perdre dans les yeux du hackeur était terrible. Mat sentait son pantalon devenir bien étroit, tout à coup, alors qu’il lisait dans les prunelles magnifiques de son interlocuteur toute l’envie qu’il éprouvait lui-même en cet instant. Connor jouait les fiers, les durs à cuir, et le libraire se targuait d’être un grand séducteur, mais tous les deux ne valaient pas mieux que des affamés, à se dévisager, plein de désir, titillant l’autre avec délice. Mat sentait encore la chaleur de la main du garçon sur sa peau, et il ne voulait plus qu’une chose : recommencer.

- Je crois que tu m’en as déjà montré beaucoup… Même si à mon grand dam je ne peux pas dire que ça m’a déplu.

L’air orgueilleux de son interlocuteur lui fit esquissé un petit rire. L’audacieux ne voulait pas admettre sa défaite, mais Mat lui voulait bien capituler. Il était à genou, ébranlé par cette rencontre comme rarement il l’avait été dans sa vie de débauche. D’habitude, il faisait tourner la tête des autres, tout ne gardant un certain contrôle. Mais Connor avait ce pouvoir, cette force dans le regard, cette franchise et pourtant ce tranchant, qui le rendait plus fou que toute l’absinthe qu’il était capable d’ingérer. Dangereux pirate du web, Mat voulait bien se laisser emprisonner dans sa toile. Le libraire avait connu de nombreux amants, certains très convaincants, et d’autre tout à fait médiocres, mais ce genre de rencontre, ça se comptait sur les doigts d’une main. Et encore.

Sa proposition sembla convenir à Connor, qui enfila un second shot. Avait-il besoin de se donner du courage ? Mat s’abstint de commentaire, mais son sourire malicieux trônait sur ses lèvres alors qu’il tendait un billet au barman. Il ne vérifia même pas la somme, il en avait sans doute trop donné, mais peu importait. Il enfila son manteau et se dirigea vers la sortie, devinant déjà que le garçon le suivait. Il sentait sa présence dans son dos. Une fois dehors, il prit une grande inspiration, savourant la température de la nuit. Il ignorait depuis combien de temps ils se tenaient là, à s’échauffer à ce comptoir, mais il ne voulait plus attendre. Il se mit en route, après avoir lancé un coup d’oeil plein de désir à Connor, qui venait de s’allumer une cigarette. Il avait commencé à marcher vers son immeuble, brûlant d’impatience, lorsqu’il sentit une main puissante l’agripper par le col. Surpris, il se retrouva à faire face au hackeur, qui le dévisageait avec un désir dévorant.

- J’en veux plus.

Impitoyablement, ses lèvres vinrent se plaquer contre les siennes, et Mat sentit son coeur exploser dans sa cage thoracique. Son esprit se vida d’un seul coup, oubliant jusqu’à son nom, pour ne se focaliser que sur l’unique chose qui comptait : Connor. Il attrapa son visage, glissa ses doigts dans sa nuque, savourant le contact et cette puissante victoire. Dominé par l’adrénaline, il le colla contre le mur du bâtiment qu’ils longeaient, plaquant son bassin contre celui du garçon. Pouvait-il sentir son excitation qui palpitait sous son jean ? Sans doute. Il voulait qu’il la sente. Il ouvrit la bouche, inspirant l’odeur du délicieux jeune homme, et fit entrer sa langue contre la sienne, goûtant sans se retenir ses lèvres savoureuses.

- Moi aussi, lâcha-t-il dans un souffle alors qu’il s’autorisait à s’éloigner une seconde.

Cette fois son sourire avait disparu, remplacé par une expression bestiale, avide. Il avait l’impression d’être un animal sauvage se jetant sur sa proie attendue toute la journée. Il replongea sur ses lèvres, dans un gémissement étouffé de plaisir. S’il l’avait pu, il lui aurait réglé son compte sans attendre, ici et maintenant, mais ils se trouvaient toujours au milieu de la rue. Mat le relâcha enfin, haletant, le regard fou. Il se lécha les babines, comme s’il se demandait à quelle sauce il allait le manger.

- Dépêche toi, avant qu’on commette une atteinte à la pudeur, lança-t-il dans un rire d’excitation en lui prenant la main.

Il accéléra l’allure, courant presque à travers les rues. Il avait sans doute un sourire un peu idiot aux lèvres, mais il s’en fichait. Il avait hâte d’arriver, hâte de ne plus avoir de barrière entre lui et Connor. Impatient, il s’arrêta à mi chemin pour l’embrasser à nouveau, incapable de se retenir à présent. Il avait l’impression de n’avoir attendu que ça depuis l’instant où il avait vu son Lion’s hair entrer dans ce bar.

Ils ne mirent heureusement pas longtemps à atteindre l’immeuble du libraire. Ils passèrent la porte et se faufilèrent dans l’ascenseur. Ils étaient seuls, dans un lieu clos. Enfin. Mat se jeta sur lui, appuyant sans réfléchir sur le bouton qui menait vers l’étage le plus élevé. Il n’habitait pas si haut, mais il voulait faire durer le plaisir. Les portes se fermèrent, et le jeune homme emprisonna les lèvres de Connor avec les siennes, laissant sa main glisser vers son entrejambe. De son autre main, il se fraya un chemin sous le t-shirt du garçon, frissonnant de sentir enfin sa peau rien que pour lui.

- Tu vois que tu n’as pas besoin de menace, souffla-t-il en plantant ses yeux dans les siens.

Provocateur, comme toujours, et pourtant Mat était bien incapable de faire le malin. Connor pouvait faire de lui ce qu’il voulait en cet instant, il n’était capable de résister à rien. Le monde avait cessé d’exister, et seule la cabine de l’ascenseur comptait, les deux affamés à l’intérieur.
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Ven 14 Sep - 16:28
    

         
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on peut se perdre corps et biens, tout perdre ou oublier le temps, oublier les limites. Deux corps inextricablement mêlés au point qu'on ne sait plus qui est qui, ou ce qu'est quoi. Et quand cette douce confusion est si intense qu'on croit qu'on va mourir, c'est un peu ce qui arrive et on reste seul avec son corps à soi, mais l'être qu'on aime est toujours là. C'est ça le miracle : on peut aller au ciel et en revenir bien vivant, et repartir à la première occasion avec l'être qu'on aime.



Rapidement, les mains du blondinet vinrent se glisser, aussi froides que ses ses lèvres étaient brûlantes, sur ma nuque toujours à découvert, agrippant dans leur course la base de mes cheveux emmêlés. L'élastique ne tint pas longtemps, claquant comme mon envie au beau milieu de cette rue passante devant le regard intrigué des passants honnêtes. Pas si honnêtes que ça pour être encore dehors à une heure pareille. Forme bestiale d’une lutte de pouvoir, mon dos rencontra dans un bruit sourd la brique poreuse du soubassement du 207 s Brodway, Boulevard Los Angeles. Je m'emparai de son visage tout en finesse, parce que j’avais peur de ne pas en avoir assez, parce que je voulais le sentir frémir d’impatience, parce que j’aimais son sourire et que plus rien d’autre n’avait de suffisance. Rien d’autre que son souffle haletant. Rien d’autre que lui et moi dans cette lutte endiablée. Rien d’autre que son bassin contre le mien, que son envie palpable, que mes doigts sinueux qui se frayaient un chemin jusqu’à ses hanches anguleuses.

- Moi aussi.

Il n’en fallu pas plus pour me faire tomber de piédestal. Ce regard sauvage, son souffle court, il était aussi insatiable que moi et nous passions enfin le cap des conversations futiles. Gémissement étouffé et pourtant si charmant, il se jeta à nouveau sur mes lèvres. J’étouffais sous la hardiesse de ses baisers, euphorie satisfaisante d’une attente pleine de tension. Peau contre peau, bouche contre bouche. Sa langue avait le goût des trop-avides et je refusais presque de lâcher ce petit morceau de chair tendre lorsqu’il cessa son petit manège, aliéné et haletant. Une langue serpentine passe rapidement sur la commissure de ses lèvres exquises, comme pour me narguer de ne pas être encore accroché là éternellement. Je voulais y retourner sans plus attendre. Je voulais oublier que nous étions au beau milieu de la rue. Je m’en contre-balançais du monde. Je m’en foutais royalement de la chasteté. Rageur et amusé par la situation je lui lançai une moue insatisfaite en poussant un léger grognement d’impatience. Un rire cristallin s'échappa alors de la gorge du bourreau des coeurs.

- Dépêche toi, avant qu’on commette une atteinte à la pudeur…

- La pudeur pourrait très bien aller se faire mettre si il n’en tenait qu’à moi.

Mains accroches cœurs et course folle, nous n’étions rien de plus que deux sales cons légèrement éméchés et pleins d’envie au milieu du Downton L.A. Le palpitant affolé et le désir en exergue je ne pu me retenir de rire devant la candeur soudaine du jeune loup aux dents longue de Los-Angeles. Alors il pouvait aussi être mignon ? Intéressant. Pause impromptue sous la lueur blafarde d’un néon mal réglé, baisé soudain, je ne me lassais pas de l’odeur sucrée du libraire chaque fois que sa bouche rencontrait la mienne. Je voulais me débarrasser des derniers boutons de sa chemise. Je n’avais aucune patience, et surtout pas pour ces chose là.

Je maudis son immeuble de mettre fin si tôt à nos jeux malsains. Comment avait-il ouverte la porte du péron ? Comment étions nous au juste arrivé jusque dans cet ascenseur si étroit ? Peut importait, ce genre de détail disparaissait vite devant ton coeur qui s’agite dans ce joli corps qui palpite. Porte closes, l’intimité s’expose. Là sous le nombril quelque chose se réveil, quand le blond se jette sur moi une nouvelle fois. Une main baladeuse m’arrache une plainte fébrile, effleurant à peine le carquois trop serré de ma concupiscence mal placée. Accroché à ses lèvres je lève les yeux au ciel, suppliant je ne sais qui ou je ne sais quoi que ce fichu ascenseur tombe en panne. Je voulais faire durer cet instant pour l’éternité. Je voulais laisser ses doigts explorer la moindre parcelle de mon corps.

- Tu vois que tu n’as pas besoin de menace…

Trop. C’en était trop pour moi. Ses prunelles fiévreuses plantées dans les mienne je me sentis défaillir en fondant sur lui comme un rapace sur sa proie. De ses lèvres a sa mâchoire, de sa mâchoire à son cou, je le couvrais de baisers en l’attirant contre moi avide de ses caresses, cupide de sa chaleur. Les mains harponnées au tissu de sa chemise je glissais hors d’haleine dans un chuchotement plaintif :

- Faudra vraiment que tu remercies cette brune…

Le plaquant contre la parois froide et lisse de la cage d'ascenseur  je m’abandonnai là dans le creux de son cou, à laisser ma signature tout en me débarrassant des saloperies de derniers boutons qui me séparaient de son torse. Je pris le temps d’un instant, appréciant ce que je voyais pour y promener mes mains, simple chercheur d’or en terre hostile. Il était tellement beau, je m’en mordis la lèvre sans y faire vraiment attention avant de retourner glisser ma langue sur sa peau d'albâtre. Sa jugulaire battait à tout rompre, lorsque je descendis d’un étage pour embrasser sa clavicule la main bien ancrée à la ceinture de son pantalon. Je me retenais non-sans mal de laisser celle-ci s’en aller promener vers l'ordre de l’intime.

Plus bas.

Là sur son plexus solaire, je goûtait au palpitant du garçon, trop heureux de le faire languir dans ma lente chute libre. Arrêt sur ces deux petits ronds bien droit, s’étonnant d’avoir froid. Je le sentais frissonner et moi ça me rendait fou. Il n’avait pas idée de tout ce qui m'était passé par la tête dans ce bar. Il n’avait aucune idée de tout ce que je rêvais de lui faire.

Encore plus bas.

Griffure dans le bas du dos, retenu à ses bras fermement plaqués contre le mur, je me délectais de son nombril, des tressaillements de son bas ventre, m'aventurant jusqu’à  laisser mon souffle chaud s’insinuer au travers des couches de tissus. Là à genoux devant ce que je voulais le plus cette nuit, je me relevais d’un bon pour lui arracher un baisé aride en riant devant son air étonné.

- Il semblerait que l’ascenseur se soit arrêté depuis un moment, on a qu’à continuer ça dans les escaliers. A moins que t’en sois pas capable joli libraire ?  

Je le tirais par le bras dans le couloir sombre de l’étage de plus haut de la tour. Content de ma connerie. Content d’être avec lui. La balle est dans ton camps Matthew Gance, et toi qu’est ce que t’allais bien pouvoir me faire de plus que de m’attirer dans tes filets ?
 


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Ven 14 Sep - 18:08


Wrong guy - Nice try
Feat Connor Gardner
Coeur battant à tout rompre et souffle court, Mat vit une étincelle dans le regard de Connor qui amplifia cette chaleur dans son bas ventre, qui pompait peut-être un peu trop de sang pour que le cerveau du garçon tienne la route. Les lèvres de son compagnon quittèrent les siennes pour venir caresser la silhouette de sa mâchoire. Lorsqu’elles vinrent à la rencontre de sa gorge, le garçon lâcha un gémissement. Sa main qui découvrait son corps n’était, quand à elle, pas déçue du voyage. Qui aurait parié sur des abdos pour un nerd ? Avide, il caressait sans retenu les formes fermes qui se dessinaient sous ses doigts. A présent plaqué contre le corps de l’amant, Mat s’enivrait de son parfum unique et sauvage. Sa seconde main découvrait avec délice une bosse, plus bas, qui lui donnait beaucoup trop d’idées. Il devenait fou, perdait pied, se laissait aspirer par ses désirs les plus torrides.

- Faudra vraiment que tu remercies cette brune…

Le libraire se demanda un instant de quelle brune il parlait. Puis il se rappela. Ah oui, cette fille ! Il l’avait déjà complètement oublié et n’avait aucune intention de la recontacter un jour. A quoi bon ? A cet instant, aucun visage ne pouvait prendre la place de celui de Connor. Fougueux et palpitant, Mat se laissa bien volontiers projeté à son tour contre le mur de la cabine, lâchant un petit rire excité mêlé d’un soupir d’envie. Les mains du hackeur s’activèrent sur les derniers boutons de sa chemise, qui cédèrent avec une facilité déconcertante. Voilà pourquoi il aimait ce genre de vêtement. Tellement plus excitant qu’un t-shirt, trop vite enlevé. Les mains de Connor sur sa peau le faisaient frissonner, comme lorsqu’il lui avait collé la paume contre le coeur. Mais en mieux.

Il ne pu retenir un autre râle de plaisir lorsque le jeune homme à la chevelure endiablée reprit ses baisers sensuels, s’attaquant cette fois au creux de sa gorge. Sa langue était à la fois brûlante et caressante, comme un shot d’alcool fort. L’une des mains de Connor le retenait contre la cabine, et l’autre s’agrippait à sa ceinture, ce qui rendait tout effort de concentration extrêmement difficile. Et tandis qu’il descendait, découvrant le haut de son torse, la respiration de Mat se faisait plus haletante. Yeux clos, lèvres tremblantes, tête appuyée contre le mur de l’ascenseur, il était comme possédé par le désir. Dépêche toi. Plus bas. Plus vite. Il ne parvenait pas à former les mots avec sa bouche.

Connor arriva enfin devant la boucle de sa ceinture. Au supplice, Mat fut tenté d’attraper le garçon par sa tignasse et de le plaquer contre son entrejambe, mais cela n’aurait pas été très galant. En avait-il quelque chose à faire ? Oui. Oui Mat était un gentleman, même lorsqu’une bouche s’approchait si près de ses parties intimes. Il manqua de s’étrangler de frustration lorsque le beau jeune homme qui le rendait complètement fou remonta jusqu’à ses lèvres, visiblement hilare.

- Il semblerait que l’ascenseur se soit arrêté depuis un moment, on a qu’à continuer ça dans les escaliers. A moins que t’en sois pas capable joli libraire ?  

Quand est-ce que ce stupide ascenseur s’était-il arrêté ? Mat lança un regard mauvais à la cabine, comme si elle était responsable de l’interruption de son plaisir. Il foudroya ensuite Connor du regard, mais en voyant son air malicieux, il craqua. Comment faisait-il pour être aussi canon et mignon en même temps ? Il fut entraîné hors de l’ascenseur, se retrouvant dans la pénombre de la cage d’escalier du dernier étage. Il n’y avait rien ici, à part cette vieille ampoule accrochée au plafond, dans même un abat-jour. Il y avait bien une porte, qui menait au toit, mais personne ne venait jamais ici.

- Quoi, ici ? S’esclaffa Matthew en attrapant Connor par la taille.

Il le libéra pour faire glisser son manteau et sa chemise au sol. Ces vêtements étaient trop chauds pour son corps brûlant, il ne pouvait plus les supporter. Torse nu, faisant face à celui qui l’avait mit au supplice, le libraire avait faim. Il s’approcha doucement, prédateur dans la nuit, les yeux brillants d’excitation. Ses lèvres vinrent effleurer celle du garçon, puis s’affermirent, devenant farouches, puissantes, toujours aussi avides. Ses mains, assurées et sans hésitation, fondirent droit sur la fermeture éclair de son jean. Il glissa sa main dans le pantalon du hackeur, se fraya un chemin dans son caleçon, et eut un petit gémissement de satisfaction en sentant ce qui l’intéressait, tendu à souhait.

Il empoigna le fruit défendu d’une main ferme, audacieuse, et commença les mouvements de va-et-vient, sans lâcher les lèvres du jeune homme. Il n’accepta de s’en éloigner que pour se faufiler vers son oreille, lui murmura doucement

- Je refuse de te baiser dans cette cage d’escalier. Je vais te baiser dans mon lit, sur mon canapé, dans ma douche et sur le sol de ma cuisine si ça me chante. Mais pas ici.

Il laissa à Connor le temps d’apercevoir son sourire mauvais, et il disparu brusquement, allant rejoindre l’endroit où ses mains s’égaraient. Il baissa le pantalon du garçon suffisamment pour avoir accès à ce qui faisait naître en lui beaucoup trop de désir, à savoir le membre vif et dur de son amant, et le guida jusqu’à ses lèvres. Il l’emprisonna, fit glisser sa langue ardente dessus, savourant ce goût si surprenant, chaud et unique. Ses mains s’agrippèrent aux hanches du jeune homme, tandis que sa bouche se chargeait de travail sensuel, accompagné de quelques gémissements d’appréciation. Il fit durer le plaisir une poignée de seconde, peut-être plus, une minute entière - il ne pouvait l’affirmer il avait grandement perdu la notion du temps - et songea que s’il continuait il serait incapable de s’arrêter. Dans un caprice, il voudrait le faire jouir, et il ne se l’autorisait pas. Non, pas maintenant.

Il lâcha l’engin palpitant et remonta, une expression satisfaite et sauvage sur le visage. Il s’essuya ouvertement la bouche avec son pouce, toujours cette once provocatrice sur les traits, et caressant le cou de Connor en s’éloignant.

- Si tu veux la suite, suis-moi, chuchota-t-il, vengeur.

Il ramassa son manteau et sa chemise, les déposa nonchalamment sur son épaule, et commença à descendre les escaliers. S’ils retournaient dans cette fichue cabine d’ascenseur, ils ne parviendraient jamais à se contenir jusqu’à l’appartement de Mat, ce dernier le savait. Lui en tous cas ne le pourrait pas. Il jeta un coup d’oeil derrière lui, non pas pour s’assurer que Connor le suivait, mais surtout pour profiter de sa vue. Il commençait à avoir du mal à s’en passer.
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Sam 15 Sep - 22:22
  

         
Wrong Guy - Nice Try

         
on peut se perdre corps et biens, tout perdre ou oublier le temps, oublier les limites. Deux corps inextricablement mêlés au point qu'on ne sait plus qui est qui, ou ce qu'est quoi. Et quand cette douce confusion est si intense qu'on croit qu'on va mourir, c'est un peu ce qui arrive et on reste seul avec son corps à soi, mais l'être qu'on aime est toujours là. C'est ça le miracle : on peut aller au ciel et en revenir bien vivant, et repartir à la première occasion avec l'être qu'on aime.


Hilare devant son air égaré. Je ne regrettais pas une seule seconde mes gestes déplacés. Encore moins lorsque l’intéressé, m’attira vers lui fougueux et vengeur dans une expression qui ne retirait rien à son air si angélique.

Je me délectais, de cette chemise de coton glissant à ses talons. De ce tas de vêtement laissant son torse à découvert. L’impudeur lui allait bien, et ce n’était pas sans me ravir. Les yeux brillants, les lèvres frémissantes. Le simple libraire avait réussi à ébranler le petit hackeur. Par ses paroles ou par son physique, il était peut être tout ce que j’avais toujours recherché dans ces amoureux mielleux d’un soir, qui m’avaient toujours lassé. A jouer au échecs avec les mecs dans son genre on en gardait surement quelques marques. J’en garderais surement quelques marques. Doucement il s’approcha, carnassier et envieux, fiévreux, au comble de l'excitation. Un sourire, et ses lèvres si uniques. Douce, mais légèrements craquelées, par la vie, par le temps, par les amants par l’alcool. Je l’aimais 1000 fois et j’enviais les autres, dans une complainte non cachée je savourais le goût de sa fougue.

Descente en chute libre, ses mains fondirent sur la dernière barrière qui existait entre mon Désir et sa Vertu. Cri étouffé de rage ou d’envie, ses mains si chaudes et pourtant trop fraîches s’en vont caresser une partie de ma personne que j’aurais voulu lui taire jusqu’à son appartement. Je cherche l’air cupide de sensations dans la salve de baisers qu’il m’imposait  sans vergogne. Va et vient trop intense, je tremblais d’impatience, de savoir à l’avance ce que le blond manigance. Gémissement effréné dans la dysharmonie de cette mélo-manie, il n’y avait plus que lui et pour lui plus que moi. Perfection insouciante de la gestuelle du libraire, mon corps se débattait quand mon esprit criait: encore. Plus vite bon sang je m’impatientais, comment pouvait-il me faire autant de bien sans me tuer dans la seconde ?


- Je refuse de te baiser dans cette cage d’escalier. Je vais te baiser dans mon lit, sur mon canapé, dans ma douche et sur le sol de ma cuisine si ça me chante. Mais pas ici.

Trop d’endroit inexplorés pour ne pas soulever ma curiosité. Qu’l me baise dans la cage d’escalier si cela mettait fin à ce supplice innommable. Insultes et mots doux devant ce regard mauvais je ne pu rien faire d’autre que pousser un râle étranglé. Sa bouche sur ce membre bandé, la caresse doucereuse et chaude de sa langue, je me laissais aller à mes pire fantasme, la tête en arrière et mes mains dans ses cheveux d’anges. Prière aux plus sourds, je voulais que cela dure, une seconde s’écoule et c’est la rupture. Le Libraire se relève, un visage indicible. Lorsqu’il s'essuie la bouche, d’un pouce furibond et vainqueur je regrette le moment ou j’ai décidé de ne pas l’étrangler. Pour sa connerie, pour ce visage si parfait, pour ces enfantillages incessant et pour m’avoir fait craquer trop tôt. Je reste un instant perdu dans la petite cage d’escalier, maudissant celui qui me laisse la tendu par la crampe de ma convoitise, piteusement déshabillé quand lui se promenait bel éphèbe victorieux, au rythme de ses semelles hors de prix claquant sur le béton rugueux.

- Salaud.


Idiot, pétasse, connard ou enculé. Toute les insultes se valaient. Mais comme un idiot j’en voulais plus. Je remis à la hâte ce tissus gardien de ma pudeur pour le suivre, meurtri dans le dédale post-industriel qui menait à son appartement. Tour de clefs, bruit métallique, la porte s’ouvrit sur le monde de Matthew. Je n’attendais pas mieux de la part du libraire, que cette pièce bardée de bibliothèques où trônait toute la connaissance du monde. Mais en ce moment même, tout cela aurait bien pu être entrain de brûler, que mon désir ne se serait pas fait plus ardent. Je fondis sans attendre sur ma victime de ce soir, impatient de l’entendre à nouveau gémir sous mes caresses illusoires. Je le voulais maintenant sur ce bureau et tout entier, d’une main je me frayais un chemin sous le fourreau de son appétence, empoignant cette pour de chaire tendre avant de caresser plus doux son sexe tendu à souhait. La boutonnière saute et le voile tombe, le voilà nu face moi pour mon plus grand plaisir. J’irais jusqu’à le faire cambrer de désir. Allers-retours sans chasteté, je ‘occupe à mordiller son cou, hypnotiser par son odeure incomparable. Fais moi vibrer, fais moi rêver, que nos coeurs battent à l'unisson et que nos corps palpitent au même rythme. Surtout ne t’arrêtes pas. Ne t’arrêtes pas tant que l’un de nous deux ne sera pas déclaré mort au combat.

- Il faut que je te récite l’intégrale de Baudelaire ou je suis passé apte à profiter de toi sans plus de poésie ?


Je n’attends pas de réponse, la question était rhétorique. Je m’en retourne là ou la douleur se fait intime, y apposer les baisers que je rêve de lui compter. Prendre en bouche l’objet de mes caprices inavoués et répéter mon manège jusqu’à lui arracher mon nom. Je voulais qu’il se souvienne de moi. Le rendre accro. Le rendre dépendant. Je voulais qu’il fasse de moi son pantin et que ça dure toute la nuit. J’en voulais toujours plus quitte à lui donner ma vie. Feulements impardonnables, éclairées par la lune, tout en haut du Downtown nous étions devenus des rois.
 


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Dim 16 Sep - 10:29


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- Salaud.

L’insulte amusa l’impétueux arrogant, et son rire résonna dans les escaliers comme une glaciale promesse. Salaud oui, et tu le savais en t’aventurant ici, beau hackeur. Mat l’entendit le rejoindre, fougueux et excité, son coeur bondissant dans sa poitrine. Il tentait de rester maître de la situation, comme il savait si bien le faire, mais la vérité était tout autre. Il était à l’agonie, incapable de résister au charme de cet amant inattendu. Une part de lui, enfouie au plus profond de son être, sonnait l’alarme du danger. Mais le reste l’ignora, avide de ses baisers, de ses caresses, de ses yeux plantés dans les siens.

Ils déboulèrent dans l’appartement du libraire, et ce dernier n’eut pas le temps de dire un mot que le garçon le renversait sur son bureau, lui arrachant un petit rire de surprise. Qu’est-ce qu’il aimait cette fougue ! Il eut tout juste le temps d’envoyer valser la porte pour leur offrir l’intimité rêvée, de jeter sa chemise et son manteau par terre, et lâcha un soupir de délice. Enfin, ils y étaient. Chez lui, dans la prison de sa luxure, juste eux, et toute la nuit pour s’explorer, se faire gémir, s’enivrer d’autre chose que de cet alcool pas cher qu’ils s’enfilaient dans les bars. Connor n’attendit pas un instant, et envoya sa main en éclaireuse sous les couches de tissus de son pantalon. Enfin ! Voulu-t-il hurler en sentant les doigts saisir son sexe impatient. A présent totalement dénudé devant lui, et pas pudique pour un sou, Mat voulait la suite.

- Il faut que je te récite l’intégrale de Baudelaire ou je suis passé apte à profiter de toi sans plus de poésie ?

Sa bouche n’attendit pas la réponse du libraire, qui avait pourtant ouvert la sienne pour tâcher de répliquer. A la place, un râle de plaisir infini, lorsque les lèvres de l’amant entourèrent son membre furibond. Les doigts de Mat se glissèrent dans les cheveux du bellâtre, tandis que son dos se cambrait et que sa respiration devenait bruyante.

- Je suis à toi, souffla-t-il dans un filet de voix avide. Connor…

Sa voix mourut dans un nouveau gémissement incontrôlable. Sa main qui ne fourrageait pas la chevelure du hackeur s’agrippa fermement au bureau, pour tenter de canaliser tout ce plaisir qui le balayait. La chaleur dans son bas ventre était intense désormais, et elle le consumait entièrement. Il n’était plus qu’un amas de désir brûlant, l’esprit à la dérive, où désormais seul le garçon entre ses jambes avait sa place. Repenser à ses suppliques lorsqu’il s’était occupé de lui dans la cage d’escalier le rendait fou, et accentuait sa faim terrible.

Avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’il ne s’abandonne complètement à toute cette envie qui montait dangereusement, Matthew attrapa le visage de Connor entre ses doigts et le força à remonta jusqu’à ses lèvres.

- Pas tout de suite, murmura-t-il en l’embrassant. Il y a tellement de choses que je veux te faire ce soir.

Il le repoussa d’un geste qui invitait plus à se rapprocher, restant agrippé à son t-shirt. Pourquoi était-il encore complètement habillé alors que lui n’avait plus rien sur le dos ? Quelle injustice ! Il attrapa le vêtement de l’amant par le bas, le lui retira prestement et le jeta négligemment aux côtés de ses propres habits. Puis, le tenant par son pantalon, il le poussa vers sa chambre, dont la porte ouverte invitait aux promesses nocturnes. Il le projeta sur le lit, impatient et bestiale, tout en lui ôtant les derniers frasques de tissus qui le gênaient, ne lui laissant que son caleçon, dans une envie de prolonger le plaisir.

Il le plaqua sur le dos, grimpant sur le lui et s’essayant sur son entrejambe, il le domina avec une satisfaction évidente. Il attrapa finalement le sous-vêtement et le fit lentement glisser, libérant toute la source de la convoitise. Il ne pu s’empêcher d’y déposer un coup de langue bref avant de remonter jusqu’au visage de Connor. Il s’attaqua à son cou, sa clavicule, son épaule, avec sa bouche, ses dents, embrassant, léchant et mordant, comme l’affamé qu’il était. D’une main habituée, il ouvrit le premier tiroir de sa table de chevet, et en sortit le petit sachet qui contenait ce qui leur manquait pour aller plus loin, ainsi qu’un tube de lubrifiant. Pas le plus glamour, mais l’expérience lui avait apprit à toujours avoir avec lui ce genre de chose. Il se pencha vers l’homme de ses rêves, et déclara à voix basse :

- Je vais te baiser maintenant Connor.

Il enfila le préservatif d’un geste assuré, et attrapa les jambes du garçon. Il voulait le prendre comme ça, par devant, pour le regarder dans les yeux. Une fois prêt, il l’attira contre lui, et s’enfonça dans son intimité en grognant de plaisir. Cette fois, il était à lui, tout à lui, et il ne le laisserait jamais filer. Il se glissa en lui, fermement, doucement, ne voulant pas lui faire mal. Il voulait l’entendre crier de plaisir, le faire jouir sans retenu. Une main bien ancrée sur sa hanche, et l’autre attrapant le membre du jeune homme pour s’en occuper consciencieusement, Mat commença les mouvements de bassin, d’abord lentement, puis de plus en plus intensément.

Premier coup.
Connor.
Deuxième coup.
Connor.
Troisième coup.
Connor.
Quatrième coup.
Mon Connor.

Chaque mouvement s’accompagnait d’un gémissement, le prénom de celui qu’il malmenait, comme une dernière supplique. Lorsque le plaisir devint trop puissant cependant, les mots se transformèrent en murmures inaudibles, et seul le bruit de sa respiration haletante et de ses râles persistait. Il savait, au fond, lui qui croyait dominait la situation, de n’en être que l’esclave. Connor avait gagné. Il s’était introduit dans son esprit, dans sa chair, dans sa peau, d’une façon bien plus insidieuse. Matthew était sa chose à présent, pour la nuit, et plus encore s’il lui autorisait.

Tandis que ses hanches s’agitaient de plus en plus furieusement contre le garçon, sa main s’excitait, elle aussi, sur son membre tendu, pour lui procurer le plus de plaisir. Le libraire était peut-être un connard égoïste dans la vie de tous les jours, mais au lit, avec son amant, il s’estimait plutôt généreux. Il n’avait pas tant d’attention d’habitude, mais pour Connor il sortait tous ses atouts. Il voulait que le hackeur n’oublie jamais cette nuit avec lui, qu’il en redemande, qu’il sonne à sa porte à des heures improbables pour le supplier de le prendre à nouveau, ses yeux chargés de désir et sa bouche sèche. Et il aurait alors tout le loisir de l’attirer dans son antre à nouveau, et de le faire grimper aux rideaux comme lui seul savait le faire.
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