a head full of dreams (elinor)

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• âge : 30 ans
• côté ♥ : célibataire depuis sa séparation avec imelda
• orientation : homo jusqu'à preuve du contraire
• occupation : sapeur pompier, en phase de devenir lieutenant
• quartier : silverlake en coloc avec jack sa meilleure amie, et juste à côté de l'appart d'elyon et imelda
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Mar 4 Sep - 8:56
La journée a été éprouvante, nous avons eu plusieurs urgences de taille, dont deux accidents de la route, heureusement sans victimes entre la vie et la mort. Je suis épuisée, et mon moral n’est pas le plus joyeux qui soit. Il faut dire que depuis que la nouvelle lieutenant a débarqué à la caserne en me volant mon poste juste sous mes yeux, je l’ai un peu en travers de la gorge. En plus de ça, j’ai la sensation qu’elle essaie de me draguer et c’est carrément désagréable. Les effluves du parfum d’Elyon continuent de hanter mes narines, j’ai l’impression que ce putain de béguin ne voudra jamais quitter ma tête, et c’est pas faute de toute faire pour m’en défaire. Ce soir, j’ai décidé de marcher pour rentrer, il y a quelques kilomètres, sans doute trois ou quatre, ce n’est pas grand chose, et malgré la fatigue, je pense que ça ne pourra que me faire du bien de marcher à l’air libre, seule. Ecouteurs vissés dans mes oreilles, j’enclenche l’album de la comédie ‘the greatest showman’ que j’écoute en boucle depuis que j’ai vu le film, et marche d’un pas finalement plus léger que tout à l’heure, chantonnant les paroles que je connais par coeur. Si je n’avais pas moins peur du regard des gens, ou du jugement, je crois que je pourrai me mettre à danser, là, au milieu de la rue. Je ne me rends pas compte non plus que je passe pas loin d’une école de danse, et du coup, je ralentis mon pas sans le vouloir. Mon regard s’arrête sur la devanture et les grandes baies vitrées offrent aux passant le loisir de voir le cours qui se déroule à l’intérieur. Une danse de salon visiblement, je n’y connais rien. Je traîne un peu plus le pas, amusée de voir que leurs pas collent parfaitement à la musique que j’ai dans les oreilles alors qu’ils dansent plus que probablement sur une musique n’ayant rien à voir. Et puis mon regard se pose sur une grande blonde charismatique, au fond de la salle. Je ne mets pas longtemps avant de la reconnaître, c’est la femme avec qui j’ai flirté il y a quelques semaines en pleine nuit à la sortie d’une soirée avec des amis. Un frisson me parcourt rien qu’en repensant à cette soirée, à cette femme qui m’a touchée et marqué sans doute plus que je n’osais le penser. Sa prestance, son charisme, la certains froideur qu’elle dégage et qui s’évapore peu à peu quand on trouve comment lui parler. A moins que ce soir là, j’ai eu plus de chance, simplement grâce au champagne qu’elle avait bu, et à cette pleine lune qui chargeait la nuit d’une électricité particulière. Un baiser, nous avons seulement échangé un baiser et puis elle est repartie. Mon numéro en main, certes, mais elle n’en a jamais rien fait, je n’ai jamais reçu d’appel ni de message de sa part depuis cette nuit là, et ce n’est pas faute d’avoir espéré, même un peu. Une hésitation s’empare de moi alors que mon regard ne s’est pas décollé d’elle. Finalement, je saisis le petit coup de pouce du destin et entre, tombant sur une jeune femme à l’accueil. « Bonsoir, vous allez me prendre pour une folle, sûrement, mais je suis bloquée sur le cours qui se passe dans cette salle depuis quelques minutes, il est commencé depuis longtemps ? Vous savez si on peut s’inscrire ? » La jeune femme m’explique qu’il vient à peine de commencer et que si je le souhaite, je peux faire un cours d’essai. Malgré une certaine petite angoisse qui se niche au creux de mon ventre, je sens surtout une certaine forme d’excitation face à cette décision prise sur le fait, et j’accepte. Elle me prête une tenue composée d’un simple legging et d’un débardeur un peu ample sous lequel je garde mon soutien-gorge. La jeune femme de l’accueil m’accompagne et m’introduis dans le cours et auprès de la professeur qui semble somme toutes très agréable. Je fais mine de ne pas avoir vu Eleanor pour le moment, ne sachant pas réellement comment me comporter face à elle.

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life isn't about waiting for the storm to pass, it's learning to dance in the rain

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BUT PEOPLE ARE OCEANS. YOU CANNOT KNOW THEM BY THEIR SURFACE. • âge : Cinquante-deux pétales égarés dans le vent. (16/11)
• côté ♥ : La solitude pour réchauffer ses draps. Le coeur solitaire qui tente désespérément de trouver un écho. Les prunelles parcelles de ciel qui lui sourient et la charment dangereusement.
• orientation : Les désirs qu'elle ignore, les doutes qui la poursuivent et ne cessent de venir chercher son regard fuyant.
• occupation : PDG d'une entreprise de cyber-sécurité, conférencière et intervenante à UCLA. Photographe pour son plaisir personnel lorsqu'elle se dégage un peu de temps libre.
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Dim 16 Sep - 17:57

A head full of dreams.


Eleanor jeta un dernier coup d’œil à son portable avant de le glisser dans son sac de sport. Eteint.
Les appels attendraient une petite heure –et elle ne doutait pas que son entreprise puisse lui survivre durant ce court laps de temps.
Elle se redressa sur ses chaussures bien plus confortables et adaptées à la danse de salon avant de regagner la salle aux murs habillés de miroirs. Quelques couples s’y trouvaient déjà –dont certains qu’elle avait déjà côtoyés pendant des cours précédents, de salsa notamment- et elle les salua, ainsi que leur professeur qui semblait occupée à se battre avec la chaine hi-fi. Plus petite qu’elle, tout en muscles et la trentaine à peine dépassée, Eleanor la connaissait bien, car ce n’était pas le premier cours qu’elle suivait avec elle. Son énergie avait quelque chose d’entrainant et de motivant ; elle avait un côté perfectionniste qui perçait par moments dans sa façon d’enseigner mais qui poussait à se dépasser. La blonde l’appréciait beaucoup. Et elle appréciait encore plus les cours qu’elle offrait.
Le bois verni craquant par moments sous ses pas tranquilles, Eleanor se laissa gagner par l’atmosphère détendue et chaleureuse qui régnait, s’employant à laisser le travail sur le pas de la porte du bâtiment, comme à chaque fois qu’elle se permettait ces petits moments qui n’appartenaient qu’à elle, dans le simple but de se faire plaisir. Attrapée dans une conversation banale et légère, elle ne remarqua qu’à peine les dernières personnes qui les rejoignaient, avant que leur professeur ne réclame leur attention, obtenant presque aussitôt un silence religieux. Commençant par leur expliquer les origines du rock à six temps, elle se plaça au centre de leur petit groupe tout en parlant, s’accordant une petite démonstration du pas de base et des enchainements très basiques qu’ils allaient apprendre pour commencer, empruntant un danseur à sa partenaire. Puis elle laissa quelques couples plus expérimentés montrer quelques passes plus complexes. Elle souligna le rapport entre partenaires lors de la danse, évaluant manifestement qu’il y avait plus de femmes que d’hommes, avant de s’interrompre un court instant pour accueillir un retardataire avec un sourire avenant, puis de reprendre aussitôt ce qu’elle disait.
Mais Eleanor n’écoutait plus qu’en partie les mots qui s’emmêlaient dans l’air –elle n’en avait pas réellement besoin, elle n’en était pas à son galop d’essai-, le regard irrémédiablement attiré par cet être qu’elle n’avait su oublier, éprise d’un sentiment étrange, hésitant entre une joie innocente et une douce angoisse. La dernière fois qu’elle l’avait vue, c’était dans la pénombre de la nuit, et aujourd’hui, les lumières crues et artificielles du plafond inondaient la silhouette menue et pourtant pétillante de force et d’énergie, révélant les teintes châtain et blondes des boucles généreuses qui encadraient un visage aux traits doux.
Ne lui laissant plus aucun doute sur les saveurs de ces iris clairs lorsqu’ils trouvèrent brutalement les siens, avant de se détourner, comme surpris ou peut-être gênés.
Linoa.

Et s’il s’agissait du dernier endroit où elle pensait (espérait ?) croiser la belle inconnue qu’elle n’avait osé rappeler après ce baiser échangé, elle ne pouvait nier que cela avait quelque chose de plaisant. Inattendu, un peu effrayant, mais très plaisant. Ils ne tardèrent pas à se diviser en deux groupes pour apprendre le pas de base, et spontanément, elle suivit une femme venue accompagnée d’une amie pour rejoindre le rang des hommes. Ce choix lui fit l’effet d’une audace qu’elle aurait par la suite du mal à se pardonner, alors qu’elle se plaçait sur la même ligne que Linoa. Un choix qui serait aussi challenging, parce qu’elle avait surtout dansé les mouvements des femmes en rock, qu’il s’agissait par conséquent de réapprendre beaucoup de choses. Leur professeur n’en fit pas grand cas, montrant le pas de base aux femmes, puis celui miroir, pour les hommes, qu’ils s’employèrent tous à répéter quelques fois avant de rejoigne le partenaire qui se trouvait sur leur ligne. Le rythme cardiaque un peu altéré, Eleanor s’employa pourtant à ne pas trahir son trouble, le dissimulant derrière un sourire sincère, l’expression ouverte, lorsqu’elles se retrouvèrent face à face sur le demi-cercle formé par les divers couples.

« Bonsoir Linoa. »

Ce ne fut qu’un murmure presque complice alors que déjà leur professeur reprenait, montrant le positionnement et les prises. Les prunelles d’Eleanor suivirent par réflexe les mouvements qu’elle connaissait déjà, bien qu’elle eut été bien plus souvent dans la position de Linoa au sein du couple de danseurs, s’échappant par moment vers le visage de sa partenaire d’un soir.
D’un deuxième soir.
Et dire qu’elle ne savait que faire avec cette pensée aurait été un euphémisme, alors qu’elles allaient de nouveau éprouver la proximité de l’autre. Il n’y aurait plus la pénombre pour maquiller le trouble sur les traits ; il n’y aurait plus les étoiles pour seuls témoins de leur rapprochement. Le sourire d’Eleanor se fit sensiblement plus timide mais aussi rassurant alors qu’elle devinait que Linoa était elle aussi un peu désarçonnée par la situation, peut-être surprise de leur audace commune, alors qu’elles se retrouvaient là, en plein jour, bien loin de l’espace de confort qu’elles s’étaient tissé lors de cette soirée à présent bien lointaine. Elle se rapprocha de l’autre femme tout en respectant une distance bien visible, à la fois respectueuse de son confort et des codes de la danse qui ne demandait pas, pour les pas de base, une proximité plus poussée.

« Tu as déjà dansé le rock à six temps auparavant ? »
s’enquit-elle doucement, à la fois curieuse et bienveillante.

Ses gestes se paraient de la maladresse des premières fois –ou bien était-ce Eleanor qui l’intimidait un peu, cette dernière n’aurait su le dire alors qu’elle glissait son bras droit sous celui de Linoa, posant sa main fermement contre son omoplate. Lui tendant son autre main dans un geste invitant pour accueillir la sienne selon les exigences de leur professeur, elle laissa son regard s’égarer sur les traits de sa partenaire, le ventre un peu noué, regrettant ne pouvoir la regarder dans les yeux alors que leur professeur reprenait pour esquisser le pas de base. Elle compta à voix haute pour donner le départ.
Et d’une légère impulsion contre la main réfugiée dans la sienne, Eleanor invita Linoa à esquisser un pas en arrière sur le premier temps.


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