L'art est le reflet de l'âme [Winnie]

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Henry Chateaubriand
• âge : 37
• côté ♥ : Célibataire.
• orientation : Homosexuel.
• occupation : Il est photographe professionnel. Il voyage beaucoup afin d'alimenter un blog qu'il tient depuis de nombreuses années.
• quartier : Un appartement dans un immeuble huppé de Beverly Hills.
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L'art est le reflet de l'âme [Winnie]
Mer 27 Juin - 9:59
Winnie & Henry

Il avait tant de peine dans son cœur et pourtant, il essayait d’aller mieux, de faire des efforts pour sourire, pour tenir une conversation sans laisser le chagrin l’envahir. Il s’habituait à vivre en sachant que plus jamais il n’entendra la jolie voix de sa sœur, son rire résonnant dans ces hauts-parleurs lorsqu’ils s’appelaient en visio, pour se voir, pour maintenir le lien qui les unissait avec Ophélie. Désormais, la rupture était arrivée avec son lot de drames. Il avait revu ses parents. Il lui avait dit au revoir. Il avait tenu fort la main de sa cadette. Pour ne défaillir. Pour se donner le courage et la force de se dire que les lendemains seraient si difficiles. Fort heureusement, il n’était pas seul. Ne voulant pas accabler les épaules frêles de sa sœur, Henry pouvait compter sur son amie intime, Eleanor ou bien son amie, Effie. C’était d’ailleurs par son biais qu’il se trouvait dans cette rue. Il hésitait encore tandis qu’il marchait d’un bon pas. Il ne savait pas trop si c’était le bon moment ou non. Est-ce qu’il y avait une date péremptoire sur le deuil ? Est-ce que c’était trop tôt ou trop tard ? Il ignorait cela. Henry avait subi le rejet mais jamais la mort. Et pourtant, elle l’avait frappée de plein fouet. Et il avait du mal à s’en remettre. Dans cette équation sordide, la culpabilité était l’aspect négatif de ce calcul. Il aurait pu aller mieux, il aurait pu se donner le courage d’affronter l’avenir, il aurait pu vivre pour la mémoire de sa sœur, se dire que ce n’était pas ce qu’elle aurait voulu. Les voir en train de pleurer. Oh non. C’était contraire à la façon d’être de Claire. Cependant, la culpabilité était trop forte. Ou qu’il aille, quoi qu’il fasse, Il avait l’impression d’être face à son visage déçu. Dans ses rêves, elle lui reprochait de l’avoir abandonné. Et c’était terrible. Il se réveillait en sueur, perdu dans cette chambre d’hôtel , ce lit bien trop immense pour l’être esseulé qu’il était devenu. Cet être vivant sans l’Autre. Celui ne répondant pas à ses supplications. A la longue, il finirait par s’habituer. Pour l’instant, ce silence le rendait tout simplement fout.

Alors sortir lui faisait du bien. Il se disait qu’aller voir la sœur d’Effie était une bonne idée. Cette dernière le lui avait vivement conseillé. Peut-être se rendait-elle compte qu’Henry avait, en réalité, terriblement besoin de se changer les idées, d’entrevoir un avenir dans cette situation coincée. Entre sa famille, sa sœur prise dans les tourments d’un mariage, Henry se devait d’exister, loin de ce qui était son univers depuis des années déjà. L’art de la photographie lui manquait. Il avait pris son appareil avec lui, parce qu’il ne s’en séparait jamais, même s’il n’avait pas le cœur à l’allumer. Aussi, rencontrer la sœur d’Effie lui avait paru être une bonne alternative. Un moyen d’entrevoir un peu de lumière dans cet avenir sombre. Aussi, ce matin-là, les idées lui paraissaient moins noires. Il y avait finalement un peu de bon en ce monde. Il s’était levé, préparé et habillé avant de sortir. Il n’aimait pas trop prendre son petit-déjeuner dans la salle de l’hôtel où il était. Il était toujours seul et c’était pesant. Viendrait un temps où il lui faudra aviser, mais pour l’instant, Henry vivait l’instant présent. Sans se prendre la tête. Sans se poser de questions dans un esprit déjà bien tourmenté. Il avait pris un café avant de s’engouffrer dans un taxi. Une fois l’adresse donnée, le français se laissa bercer par le ronronnement discret du véhicule ; la musique en fond sonore était apaisante et il réfléchissait à ce qu’il pouvait faire de sa vie par ici. Il savait juste que la sœur d’Effie travaillait dans une galerie d’art, qu’elle connaissait bien son travail. Ça lui faisait du bien cette venue. Ça le boostait, se disant qu’il était temps de reprendre du poil de la bête. Le taxi s’arrêta et après règlement, Henry sortit du véhicule, se dirigeant vers la galerie. Il entra, et constata qu’il y avait déjà quelqu’un. Souriant, il s’adresse poliment à elle « Bonjour, j’ai rendez-vous avec Mademoiselle Lynch. »
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Winnie Lynch
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L'art est le reflet de l'âme [Winnie]
Ven 6 Juil - 14:04
Je me sentais impatiente ce matin. J’avais rendez-vous avec un talentueux photographe encore peu connu du grand public et j’avais hâte de pouvoir l’entendre me parler de tous ses voyages, de toutes ces cultures qu’il avait côtoyées. Son discours, à n’en pas douter, allait être passionnant. J’avais hâte de pouvoir lui poser des questions sur sa passion pour la photographie aussi. Je pense lui proposer un petit pan de mur dans ma galerie. Non, en fait, j’en étais sûre. J’étais sûre de vouloir lui céder un pan de mur, un morceau de ma galerie pour qu’il puisse exposer ses œuvres. J’avais depuis longtemps déjà ajouté son site à mes favoris et j’y faisais régulièrement un tour pour voir les nouveautés ou même revoir toutes les photographies que j’avais déjà pu observer un millier de fois. Je les connaissais peut-être par cœur mais je parvenais toujours à trouver un détail nouveau, un nouvel effet de lumière ou bien un nouveau jeu de couleurs. C’était fascinant. Henry Chateaubriand me semblait fascinant. Et je ne remercierai jamais assez ma sœur Effy de m’avoir envoyé ce lien. C’était la plus belle des découvertes de mon mois. Ou peut-être même de l’année. Toujours est-il que ce rendez-vous me rendait un peu nerveuse aussi parce que je ne voulais pas que monsieur Chateaubriand me trouve trop bizarre ou ma demande déplacée. Je sais bien que les gens me trouvent étrange et que peu arrive à composer avec mon caractère lunaire. Généralement, ça m’est égal parce que je n’y fais pas attention mais je me devais d’être un peu plus sérieuse et terre à terre dans mon travail – quelque chose dont je n’avais pas l’habitude et avec lequel j’avais toujours beaucoup de mal.

Alors j’ai mis un peu d’ordre dans la galerie, ai sursauté à chaque fois que j’entendais la clochette de l’entrée tinter. J’ai fait les cent pas, réajusté chaque toile au moins trois fois. J’ai passé un coup de chiffon sur le bureau, trié mes stylos par couleur pour finalement les mélanger et les trier à nouveau. Alors quand la porte s’ouvre pour la énième fois et que je relève les yeux pour la énième fois, j’oblige mon cœur à ne pas battre d’impatience encore une fois. Mais je vois cet inconnu s’approcher de moi, un joli sourire courtois aux lèvres. Quand sa voix résonne dans la galerie, j’ai l’impression que résonne une douce mélodie. Sa voix ressemble étrangement à celle de Bob. Ou bien c’est moi qui me fais des idées. Parce que l’inconnu ne ressemble clairement pas à Bob. Il est trop roux, trop pâle pour être Bob. Et trop triste aussi. Sa douleur semble suppurer par tous les pores de sa peau et j’ai mal dans la poitrine. J’ai mal rien qu’à le regarder. « C’est elle ! je m’exclame dans un sursaut quand il prononce mon nom, le sourire brillant aux lèvres. Enfin, je veux dire… Je suis elle. C’est moi ! C’est moi, mademoiselle Lynch. » Je ris bêtement. Moi qui avais voulu ne pas paraître bizarre, je crois que c’était un peu raté. Après m’être raclé la gorge, un peu gênée, je lui tends la main. « Vous devez être Henry ? Votre blog est magnifique et vos photographies sont splendides ! Je suis une grande admiratrice de votre travail ! je m’emballe en secouant sans doute un peu trop fort sa main dans la mienne. C’est absolument époustouflant, merveilleux ! » Je crois qu’il n’y avait pas d’autre mot que merveilleux pour décrire ce que je ressentais chaque fois que j’observais ses photographies. Je voyageais à travers son blog. C’était comme ça que je pouvais découvrir le monde. À travers ses yeux. « Je vous fais visiter la galerie ? »

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L'art est le reflet de l'âme [Winnie]
Ven 17 Aoû - 22:29
Cette sortie lui faisait du bien. Il avait le cœur lourd mais l’esprit bien plus léger. La photographie avait toujours été sa bouée de sauvetage. Et durant toutes ces années, il s’était perfectionné, faisant de cette passion, sa raison de vivre, son gagne-pain de tous les jours. Il adorait ce qu’il faisait. Et fouler le sol de ces pays étrangers lui plaisait énormément. Désormais, la sensation de cet inconnu lui manquait. Il avait la bougeotte Henry, il restait difficilement en place, bien qu’il passait du temps avec sa sœur. Ils se promettaient parfois mille voyages à faire ensemble. La douleur de la perte de Claire était encore là, mais avec le temps, elle s’apprivoisait. Et puis, il voulait prendre le temps d’aimer l’endroit où il était. Los Angeles… Désarmante par son agitation perpétuelle, les habitants et ses bouchons constants. Il cherchait un endroit où se poser pleinement car s’il avait envie de bouger, il préférait, pour l’instant, rester pour Ophélie, pour trouver un peu de bonheur en ces lieux animés. Effy lui avait donc soufflé l’idée de venir dans cette galerie et lorsqu’il se présenta, il fut ravi de voir qu’il avait bien la sœur de son amie en face de lui. « Je suis content de vous rencontrer Winnie, vous permettez que je vous appelle ainsi ? Votre sœur m’a tant parlé de vous que j’ai l’impression de vous connaître depuis si longtemps… » La première fois qu’Effy lui avait parlé de sa sœur, ça remontait déjà à quelques temps. D’une part, parce qu’il était de coutume de parler de sa famille entre amis, et surtout parce que Winnie aimait l’art. Et puis ce lieu dans lequel, elle travaillait, il aimait tout autant. Vivre d’art, vivre de créativité, ils allaient très certainement bien s’entendre. D’autant plus qu’elle connaissait son travail et il en fut flatté, un sourire s’étalant sur ses lèvres tandis que ses lèvres prirent une teinte carmin. « Je suis ravi que vous aimiez mon travail. Pourtant, le paysage fait beaucoup… Presque quatre-vingt-dix pour cent du travail. » Dit-il sur un ton humble. Il avait toujours du mal avec les compliments, non pas qu’il ne les aimait pas. Mais parce qu’il avait toujours vécu en ayant l’impression de ne jamais satisfaire quiconque, que ce soit avec ses parents, comme avec Adam. Il avait du mal à contenter ses proches. Depuis son arrivée à Los Angeles, il avait le sentiment que ça changeait, comme si cette ville se révélait capable de le réconcilier avec l’humanité. Winnie lui proposa alors de lui faire visiter sa galerie. « Bien sûr ! J’adore flâner dans des galeries… Je peux m’arrêter devant une œuvre et la contempler pendant trente bonnes minutes. » Il se mit à rire et ajouta « Quand il a fallu visiter le Louvres, mon conjoint n’a pas cessé de râler… Nous sommes restés la journée entière. » Ils se mirent à marcher tranquillement, laissant à Henry le temps d’observer les œuvres qu’elle exposait. « C’est vraiment magnifique… Je veux dire pour un humain lambda… ça reste une peinture, une photo, une sculpture. Mais regardez-moi ce jeu de lumière… ces couleurs… C’est splendide. » Ils étaient devant un tableau aux couleurs chatoyantes. Il se tourna vers la propriétaire des lieux avec un sourire plus radieux, comme si en cet endroit, Henry se sentait renaître. « ça fait longtemps que vous avez ouvert cette galerie ? Effy ne m’a rien dit à ce sujet, pourtant, ce n’est pas faute de l’avoir questionnée à votre sujet… »
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Winnie Lynch
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L'art est le reflet de l'âme [Winnie]
Mer 7 Nov - 21:14
Je sais que j’aurais dû me montrer plus professionnelle et plus calme. Plus posée. J’aurais dû donner l’impression d’être une véritable gérante plutôt qu’une fangirl devant son idole. Si Vincent avait été là, je suis certaine qu’il aurait secoué la tête d’un air désabusé en en souriant un peu avec dépit. S’il avait été là, il aurait pensé que je ne fais pas du tout le choses comme il faut. Et je sais qu’il aurait eu raison de penser ça. Sauf que je ne pouvais pas m’en empêcher. Je ne pouvais pas m’empêcher d’être heureuse, enjouée et surtout excitée de recevoir Henry Chateaubriand dans ma petite galerie. Son travail avait été un véritable coup de cœur pour moi et pouvoir l’exposer ici était devenu une obsession depuis. « Oh bien sûr, mes amis m’appellent tous Winnie ! Il n’y a pas de problème pour moi, je rétorque avec un grand sourire, la peau fourmillant sous mes vêtements. Je pourrais dire la même chose. J’ai visité votre blog tant de fois que je crois que vous pourriez demander une mesure d’éloignement contre mon ordinateur ! » Je pars dans un éclat de rire joyeux et léger, le laissant raisonner contre les murs décorés de mon petit univers d’artiste. Je ne me rends pas compte du sérieux de mes mots – pas parce que j’ai mis sa page internet dans mes favoris depuis ma toute première visite mais parce qu’il y avait des personnes qui se retrouvaient obligées de demander ces mesures parce qu’elles n’étaient plus en sécurité dans leur vie de tous les jours. Non, pour moi tout ça n’est qu’une plaisanterie bon enfant tandis que je l’emmène visiter la galerie, son bras autour du mien. « Oui mais il faut un œil expert pour savoir capturer LE moment où le paysage est le plus beau. » Un nouveau sourire flashé dans sa direction et j’observe son profil comme si j’avais voulu le graver dans ma mémoire. Comme si j’avais voulu l’imaginer en train de photographier toutes ses merveilles avant qu’il ne les expose sur la toile.

« Vous avez déjà visité le Louvres ? demandé-je, toute excitée. Bien sûr que vous l’avez déjà visité, que je suis bête. C’est évident ! » C’était un rêve pour moi, la seule idée de visiter le Louvre. De visiter le monde. J’aimerais tant découvrir toutes ces contrées encore inconnues et qui n’attendaient que mes yeux pour les dévorer. Mais j’étais coincée ici, dans une petite vie un peu routinière mais qui me plaisait. Je rêvais d’un peu plus, de beaucoup plus. Un jour, peut-être, Vincent m’emmènerait sur les routes. « Splendide, c’est le mot, je répète tandis que ses mots m’emplissent de joie et de contentement. » Sa façon de regarder la peinture, sa façon de l’observer et de la décrire. Ses mots. Sa personnalité toute entière m’enchantait. Henry était un garçon formidable. Et j’étais très impatiente de travailler à ses côtés. il allait me faire voyager, me faire découvrir tous ces coins du monde que je ne connaissais pas – pas encore. Je sentais mon cœur qui palpitait dans ma poitrine. Je sentais mon ventre qui tressautait. Toute ma peau fourmillait d’excitation. « Ça fait un peu plus de trois ans maintenant. » Ma galerie, c’était ma plus grande fierté. C’était mon univers. Ma petite planète. Un endroit où j’étais toujours de bonne humeur. Toujours heureuse. C’était comme une petite bulle qui m’entourait et me protégeait. « Et si Effy n’a pas voulu trop en dire, c’est parce qu’elle sait que je suis toujours trop heureuse de raconter l’histoire de ma petite boutique. De ce petit monde d’œuvres d’art. » Je laisse échapper un léger gloussement, les joues rosies de bonheur. « Cette galerie, c’est ma façon à moi de découvrir le monde. J’ai toujours rêvé de voyager, de faire le tour du monde. J’ai toujours rêvé de tout connaître. Mais je ne suis jamais partie, je déplore. » Je me sens un peu triste, juste un peu. « Mais ce n’est pas grave ! Maintenant, j’aurai vos photographies et vos histoires pour voyager, ce sera d’autant plus parfait ! je me réjouis avant de presser son bras. Je veux tout entendre de vos voyages ! » Absolument tout de ce que ses grands yeux clairs me racontent.

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L'art est le reflet de l'âme [Winnie]
Dim 9 Déc - 9:27
La sœur d’Effy était vraiment gentille. Henry appréciait sa compagnie au fur et à mesure que le temps s’écoulait. Elle était vive, enjouée et ne cessait de le complimenter sur son travail. Le français ne pouvait s’empêcher de rougir tant il était peu habitué à côtoyer des personnes admiratives de son travail. Il souriait, gêné par cette reconnaissance bien qu’il ne pouvait qu’apprécier cet échange. Winnie était une connaisseuse, une pro de l’art et ça se voyait, ça se sentait. Leurs conversations étaient intéressantes alors qu’ils évoquaient, tour à tour, le fruit de leur travail. Qu’elle puisse se penser comme une stalkeuse de son art ne le gêna nullement. « Et pourtant, c’est grâce à des personnes comme vous que je peux vivre de ma passion. Si le blog n’avait pas autant de succès, je n’aurais pas tous ces sponsors pour me permettre de vivre en voyageant… J’ai vraiment eu beaucoup de chances. » Et ça, Henry le concevait parfaitement. Bien qu’il ne parlait plus à sa famille, ça ne l’avait pas empêché de jouir d’un train de vie aisé, l’argent rentrant facilement, parce qu’il s’y trouvait déjà. Bien qu’il avait été rejeté de ses parents, il n’en demeurait pas moins un Chateaubriand. Et en cela, il valait déjà beaucoup. Mais il se garda de le dire, même s’il se demandait jusqu’à quel point, Effy avait pu parler de lui. Mais Henry avait confiance en sa meilleure amie, il savait qu’elle n’était pas capable de le discréditer de la sorte. Il était mesuré dans ses propos, ne voulant pas gâcher l’échange qu’il avait avec cette amoureuse de l’art. Elle était attendrissante et il ne pouvait s’empêcher de sourire à ses propos, lorsqu’elle évoqua le Louvres. « Je suis né en France, à quelques heures de route de Paris. Aussi, c’était assez simple de se rendre au Musée du Louvres. Mes parents y tenaient et ce n’était pas un calvaire… Et puis, j’ai pu y retourner, une fois, en étant adulte. » Et avec Adam, qui n’avait pas cessé d’exprimer son mécontentement. L’art, ce n’était pas son truc. « Enfin… Voyagez si jamais vous le pouvez… » Ajouta-t-il parce que c’était, à ses yeux, le plus important. Henry s’était enrichi de cette façon, il avait apporté de la beauté dans un cœur dévasté. Et entre un amour fort et la passion de photographier, le rouquin avait su trouver un juste équilibre. Néanmoins, il se surprenait à aimer l’idée de stabilité. Cette galerie lui apportait du réconfort alors qu’ils déambulaient parmi les œuvres. Winnie lui expliquait comment elle avait monté sa petite affaire, n’ayant pu voyager mais ayant traversé de nombreux pays grâce à des artistes, dont lui et il s’en sentait fort flatté. « Vous êtes vraiment adorable. » Lui dit-elle alors qu’elle lui demandait de parler de ses voyages. « Je suis parti avec quelques affaires et surtout mon appareil photo. J’ai pris une destination, à la base, pour voyager et me faire quelques jours de vacances. Et de fil en aiguille, tout s’est créé. D’abord le blog… A la base, j’écrivais pour moi, et finalement, j’ai commencé à avoir des visites, des commentaires, des partages. » Et tout s’était enchaîné. Des marques l’avaient contacté pour des voyages en particulier, pour poser une pub sur le site en échange d’une contrepartie financière. Et il avait monté sa boite ainsi. « Et puis, c’est vraiment bien ce que je fais… J’aime aller dans un pays que je ne connais pas, qui ne connaît pas l’anglais. Et pourtant, on arrivait à se faire comprendre… Et c’est merveilleux… Le monde est si beau. » Il ne pouvait s’empêcher de sourire, se rappelant tous les bons moments qu’il avait passé avec Adam. Le temps s’était enfui, devenu des années. Et maintenant… leur histoire était si fragile, incertaine. Henry ne savait plus trop où il en était. « Et vous Winnie, êtes vous juste propriétaire d’une galerie et d’un œil critique et connaisseur en arts, ou bien êtes-vous aussi une artiste ? » Est-ce qu’elle créait, imaginait, improvisait ? Henry voulait tout savoir.
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Winnie Lynch
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Lun 11 Fév - 17:57
Je ne peux m’empêcher d’être admirative. Je dois ressembler à une enfant de cinq ans le matin de Noël alors qu’elle aperçoit tous les paquets au pied du sapin – mais ça m’est égal parce que c’est exactement comme ça que je me sens. Comme une enfant devant un merveilleux cadeau. Je ne remercierai jamais assez Effy, ma sœur cadette, pour m’avoir parlé de Henry Chateaubriand. Grâce à elle, grâce à lui, je voyageais sans bouger de Los Angeles, et même si ce n’était pas pareil à véritablement boucler mes valises et partir à l’aventure, je pouvais au moins découvrir un peu le monde à travers mon ordinateur. À travers son blog et ses photographies. « Vous n’avez jamais pensé à publier un livre sur tout ce que vous avez pu voir lors de vos voyages ? je demande, curieuse. Vous devez avoir tellement d’histoires et d’anecdotes à raconter, après avoir rencontré tous ces gens si différents. Je suis sûre qu’il ferait au moins mille pages ! » Je ris de bon cœur, malgré tout très sérieuse dans ma pensée. J’étais certaines qu’il serait énorme, ce livre. Et j’étais certaine aussi que je serais la première à l’acheter et à la dévorer de bout en bout. Découvrir toutes ces nouvelles cultures, tous ces pays qui avaient tant à offrir, c’était incroyable. C’était un rêve pour moi. « Paris doit être une ville magnifique. Et tellement historique ! » J’avais été fascinée par l’onglet dédié à la capitale française sur le site internet de Henry et je revenais souvent à ces photographies de la ville lumière qui portait définitivement si bien son nom. La Tour Eiffel, si étincelante dans la nuit ; la butte de Montmartre et le Sacré-Cœur. Notre-Dame – celle-ci était porteuse d’une poésie si intense que j’avais senti mon estomac se nouer la première fois que je l’avais vue. « J’espère un jour pouvoir voyager comme vous le faîtes… soupiré-je, rêveuse. » Mais Vincent n’avait pas l’âme d’un aventurier. Et si je n’avais pas peur de laisser ma galerie à une autre personne, ou bien même la fermer, ce n’était pas le cas de mon mari qui n’avait pas forcément la possibilité de quitter son travail pour partir, sac sur le dos, à la découverte de notre monde.

Et plus j’écoutais le rouquin me parler de ses voyages, plus je me sentais envieuse. Plus je m’imaginais un jour à sa place, à côtoyer tous ces paysages que je n’ai que vu sur papier glacé jusqu’alors. Parce qu’il avait raison lorsqu’il disait que le monde était beau. C’était également mon sentiment, lorsque je regardais ses photos. Alors bien sûr, l’on pourrait argumenter qu’il existe la guerre et les conflits, qu’il existe la famine et la pauvreté. L’on pouvait dire que le monde était moche, sombre et triste – mais je ne voulais pas voir les choses ainsi. Je préférais me dire qu’il y avait encore du beau et du bon sur la planète et que tout n’était pas perdu. Que l’être humain n’était pas perdu. J’étais entourée de gens qui, chaque jour, me prouvaient que j’avais raison de penser que des lendemains plus beaux nous attendaient. « Oh, je… » Un peu prise de court par sa question sur mon propre côté artiste, je me mords la lèvre inférieure. Embêtée. À côté de son travail, mes petites peintures amateures ne valaient rien. Elles n’étaient peut-être même pas jolies – ou artistiques. « Je peins un peu… j’avoue en rougissant légèrement, les yeux baissés. Mais ce n’est pas encore du grand art. » Je souris, comme une excuse. Parce que je me sens un peu embarrassée de lui montrer mon travail alors qu’il est si doué. « Venez, je vais vous montrer quelques-unes de mes peintures. » Attrapant son bras comme s’il était un vieil ami, j’emmène Henry jusqu’au recoin de ma galerie où je me suis permise d’exposer quelques tableaux de mon cru. Je les change régulièrement, car je peins beaucoup dans mon temps libre. Cette semaine, il y avait un paysage, un port de Los Angeles ; un portrait de mon mari, de dos ; et une toile un peu plus abstraite, un peu plus contemporaine, un amas de couleurs et de formes qui, même pour moi ne voulaient rien dire. « Vous voyez, ce n’est clairement pas un Picasso, je ris doucement. »

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Dim 31 Mar - 10:31
La conversation se déroulait aisément. Il était facile de raconter son histoire à Winnie, d’éprouver le besoin de continuer sur les quelques chapitres de sa vie qu’il acceptait de dévoiler. Elle était attentive, semblant être passionnée par ce qu’il disait. L’admiration qu’elle lui vouait, le rendait nerveux, intimidé et il essayait de ne pas trop y penser. Henry était un être humble et discret, il n’aimait pas spécialement se trouver sous les feux de projecteurs. Aussi, vivre de sa passion, à travers un écran, était ce qui lui convenait le mieux, lui permettant de ne pas trop côtoyer d’inconnus, de devoir répondre à des questions qui l’intimideraient. Ce n’était pas chose aisée que d’être timide comme il l’était. Pourtant, Winnie l’avait immédiatement mis à l’aise. Elle était avenante et sympathique, il retrouvait un peu d’Effy dans sa façon d’être. Ce point-là était un bon point supplémentaire pour ne pas stresser. « Si jamais, vous avez besoin d’aide sur les plus beaux endroits à voir, n’hésitez pas. Je ne suis pas meilleur qu’internet, ceci dit, mais je pourrais vous conseiller sur ma propre expérience. » Sur les plus jolis spots – les plus touristiques cela dit – mais il avait de quoi la renseigner au mieux. Surtout s’il s’agissait de la France. En ayant vécu en France, durant sa tendre enfance, Henry était apte à lui apprendre les coutumes françaises (et la prévenir sur l’amabilité du français pur souche)

Il la questionna sur ses talents artistiques. Il se disait qu’avec cet œil qu’elle possédait pour choisir les œuvres à exposer dans sa galerie, elle devait forcément s’y connaître, que ce soit les œuvres ou la main d’un artiste. Il y avait tant de beautés dans ce qu’elle exposait, une certaine homogénéité d’ailleurs, elle devait en connaître un rayon. Il en était certain, cependant, il reconnut assez vite cette pudeur que faisait apparaître le manque de confiance en soi. Henry lui adressa un sourire confiant. « Allons Winnie, j’en suis sûr que vos œuvres sont sublimes. » Et il avait bien envie de voir ce que cette femme, fort charmante, avait dans le ventre. Sans attendre, elle enroula son bras autour du sien, se décidant à l’emmener vers une partie de la galerie où trônait ses esquisses. Des peintures assez belles qu’il contempla, souriant à la remarque de Winnie. « Ne soyez pas si dure avec vous-même. » Il garda le silence pendant quelques secondes et ajouta « Ces œuvres sont magnifiques. Notamment celle-ci.. » Il désigna la peinture de l’homme, se trouvant de dos. « Il s’en dégage une chaleur, comme s’il s’agissait de quelqu’un que je connais. » Il se mit à rire. « Je suis toujours étonné de comment l’humain peut interpréter une œuvre. » Et il avait hâte qu’elle puisse lui expliquer ce qu’elle avait voulu apporter dans ces créations. Qu’elle puisse lui expliquer comment elle voyait le monde au travers de ses yeux d’artistes. Il aimait ce genre de partage. « Vous savez, Winnie, j’ai dans le projet de m’installer à Los Angeles et ce, pour une durée indéterminée. Alors... Nous pourrons, peut-être envisager une sorte de collaboration ? » Il n’était pas doué pour ce genre d’échanges. D’ordinaire, Adam s’occupait de ce genre de détails, ayant plus de facilité à aborder ce genre d’aspect. « Vous êtes de la famille d’une personne qui m’est très chère. Alors si vous le souhaitez, je pourrais exposer certaines de mes photographies. Je pourrais même photographier Los Angeles bien que je connaisse peu l’endroit. » Mais il avait le temps, Ophélie était prise par ses cours et son internat, aussi, était-ce synonyme de temps libre pour Henry. « Qu’en dites-vous ? »

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Winnie Lynch
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L'art est le reflet de l'âme [Winnie]
Ven 19 Avr - 0:05
« Oh votre expertise sur tous les endroits à voir serait vraiment inestimable ! je m’exclame à nouveau, toujours aussi excitée comme une puce. » J’avais comme l’impression d’être une petite fille au matin de Noël, incapable de contenir sa joie et le débordement de ses émotions. Mais ma rencontre avec Henry était pleine de promesses et de nouveautés – tout ce que mon âme recherchait, tout ce dont elle avait toujours été assoiffée depuis ma plus tendre jeunesse. Alors c’était un peu comme un rêve qui se réalisait, un espoir qui devenait réalité. Avoir Henry, ce photographe dont j’avais tant admiré le travail sur la toile, là, dans ma petite galerie sans prétention – c’était presque un miracle. « Vos conseils seraient vraiment très précieux. » Je lui souris de toutes mes dents, le regard sûrement trop brillant. Je ne me dis pas que je dois avoir l’air d’une folle ; je ne me dis pas que je pourrais l’effrayer avec mon air de fanatique. Je ne me dis pas tout ça parce que ça ne me traverse jamais l’esprit. Je suis une boule d’énergie qui éclate un peu au hasard, qui s’exprime sans véritablement réfléchir et qui va là où le vent la porte. J’ai toujours besoin de découvrir des choses, de les appréhender. J’ai toujours besoin d’être stimulée. Et lorsque j’aime quelque chose, c’est passionnément. Et lorsque j’aime quelqu’un, c’est sans condition ni limite. Je me jette à corps perdu dans tout ce qui me fait vibrer. Je ne compte pas, quand j’aime.

L’art avait été une de mes premières passions. Une de mes premières amours. Et même encore après toutes ces années, je me retrouvais comme transportée dans un monde qui n’appartenait qu’à moi chaque fois que mon pinceau ou mon fusain entrait en contact avec la toile vierge. Je n’avais jamais prétendu être Gauguin ou Picasso ; je n’avais jamais même espéré devenir une artiste professionnelle, me contentant d’exposer les œuvres de tous ces autres qui avaient clairement bien plus de talent que moi. Je n’avais pas besoin d’en tirer profit ou de devenir célèbre – m’exprimer à travers mes tableaux me suffisait amplement. C’était tout ce que je désirais. Je partageais un peu de mon travail avec les habitués de ma galerie qui s’aventuraient parfois dans ce petit coin qui m’était réservé. Avoir l’œil critique du rouquin sur mes toiles me rend soudainement très nerveuse, comme si son opinion comptait. Comme si j’avais tellement été en admiration devant son propre travail que mon cœur n’aurait pas supporté qu’il n’apprécie pas mes peintures. « Oh, vraiment ? Vous trouvez ? je demande faiblement, à la fois émue et intimidée qu’il puisse trouver de la beauté dans mes travaux. Merci. Merci beaucoup. » Je n’aurais pas imaginé que ses mots puissent me toucher autant mais je sentais mon âme qui palpitait tout doucement, tout autour de moi. « C’est mon mari que vous voyez là. il a été un peu mon modèle involontaire, il ne savait pas que je le peignais, avoué-je dans un petit rire de confidence. Mais je l’ai trouvé tellement beau, comme ça. Je l’ai trouvé tellement… » Je me souviens de cette bouffée d’amour qui m’avait envahie à cet instant. Comme si mon cœur allait exploser. Comme si tout mon être allait déborder d’amour pour Vincent. Je m’étais dit alors combien j’étais heureuse de l’avoir à mes côtés. Je m’étais dit alors combien j’étais chanceuse qu’il semble m’accepter avec toutes mes folies et mes excentricités. Henry me sort de mes pensées lorsque sa proposition me tombe sur le cœur comme une aile d’oiseau. Je me sens à la fois démunie et extatique à la seule idée que cette idée vienne de lui. « Une collaboration ? Entre vous et moi ? Mais j’en rêverais ! je m’écris avec joie tout en frappant dans mes mains comme si j’applaudissais. Ce serait tellement formidable de pouvoir exposer vos photographies ! Vous pourriez même avoir votre propre petit coin dans la galerie. Vous accepteriez également de faire quelques conférences ? Venir parler à nos habitués de vos voyages à travers vos clichés ? Oh, ce serait si beau ! Je suis sûre qu’ils adoreraient ! Ce serait comme écouter une histoire qui nous est contée le soir avant le sommeil ! » J’ai déjà la tête qui fourmille d’idées et de rêves nouveaux. J’ai déjà l’esprit complètement emballé. Tout s’agite à l’intérieur de moi, jusqu’à mon âme. Émue, je viens attraper les mains de Henry pour les serrer dans les miennes. « Merci pour votre proposition, c’est magnifique, soufflé-je avec grande émotion. »

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☆☆☆ art washes away from the soul the dust of every-day life. (picasso)
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