It's worth it, believe me ! - Avalon

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• âge : 35 ans,
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Mar 19 Juin - 20:28
Mareiva gravissait les derniers mètres de son lieu de travail mais avant, elle s'était laissée porter par son fort désir de caféine mais plus particulièrement, par l'une des baristas qu'elle avait toujours en tête. Elle s'efforçait d'espacer leur rencontre bien qu'elle avait une bien belle excuse d'aller vers elle soit de prendre un café. Après quelques mots échangés, des sourires timides et maladroits, la trentenaire se décida enfin de rejoindre son bureau et d'y faire commencer sa journée. Elle avait le sourire aujourd'hui. Tout s'était déroulé comme elle le voulait entre les tâches ménagères, l'allée et retour dans les écoles respectives des enfants et tout ce que la vie pouvait introduire d'imprévu, c'était admirablement bien passé. Elle pouvait être fière d'avoir géré ce épisode de crise qui pourtant, n'avait pas toujours été le cas. Ou en tout cas, la majorité du temps. Elle passa devant l'assistante, une collègue toujours rayonnante et entra dans son bureau. Comme  dans ses petits rituels, elle se dirigea directement dans son ordinateur, qu'elle alluma tandis qu'elle feuilleta les différents rendez-vous prévu ce jour. Cette journée promettait d'être chargée mais rien n'était encore sûr. Les annulations étaient récurrentes surtout en cette période estivale de l'année. Mareiva comprenait parfaitement bien que ces patients pouvaient préférer le bord de la mer plutôt que son bureau certes chaleureux mais beaucoup moins attirant que le reste. Elle soupira en s'imaginant sur la plage, se dorant la pilule, échangeant des textos avec quelqu'un qui voulait vraiment d'elle. Au lieu de cela, elle se contenta de fouiner ses mails professionnels puis ceux, qui l'étaient beaucoup moins. Elle ne les ouvrait jamais à son domicile de peur que l'un de ses enfants tombent dessus. Un risque possible et valait mieux éviter qu'il arrive. Tout d'un coup, on toqua à sa porte et Marine passa la tête dans l'embrasure de la porte pour l'avertir que son premier rendez-vous était arrivé et qu'elle n'attendait que son approbation pour la faire entrée. Suite à cela, Mareiva referma son ordi, attrapa son block-note et son stylo pour le poser sur la petite table jouxtant son fauteuil. Restant debout à côté, elle attendit de voir la personne arrivée et quand ce fut le cas, elle s'approcha doucement de sa nouvelle patiente : « Bonjour. Je suis le Dr Mareiva Fraser. Et vous ? » demanda t-elle et pendant que cette dernière répondait, elle l'invita d'un geste avenant le canapé qui appelait au confort : « Installez vous, nous allons faire connaissance. » proposa la psychologue. Elle ne savais pas trop ce qu'elle avait à faire. Tout ce qu'on lui avait permise de savoir, c'était que cette jeune femme devait être suivi psychologiquement suite à de nombreuses condamnations. En réalité, la brunette n'avait pas du tout envie de savoir pourquoi. Elle le saura sûrement au cours des séances qui avaient été instauré par le juge : « Bien. Dites-moi ce qui vous amène dans mon cabinet ? » Elle connaissait la réponse mais autant connaître l'état d'esprit de sa nouvelle interlocutrice.
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• âge : vingt-quatre ans.
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• occupation : elle jongle entre les études et le travail : elle squatte éternellement les bancs de première année d'université - cette année, ce sont des études de chimie -, mais elle aussi barmaid au planet.
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Ven 29 Juin - 16:53
Il y avait des jours où Avalon regrettait amèrement d’avoir agi bien trop bizarrement dans sa vie. Mais en même temps, elle était comme ça. Si elle changeait, elle ne serait plus elle et les gens l’aimaient pour ce qu’elle était non ? Visiblement pas, parce que si les gens l’avaient appréciée, ils ne lui auraient pas collé un procès sur le dos, elle n’aurait pas eu le droit à toutes ces mesures d’éloignement contre elle et elle ne se trouverait pas là, à attendre son tour devant un nouveau cabinet de psychologue. Elle était pourtant totalement saine d’esprit. Elle avait voulu rendre service à la société en chassant les femmes infidèles, celles qui n’étaient pas capables d’être en couple sans aller voir ailleurs lorsque leur amante avait le dos tourné. Mais la vérité, c’était que peu de personnes aimaient être confrontées à la réalité. Avalon avait été remerciée par des convocations face aux juges, des mesures d’éloignement qui l’avait contrainte à s’exiler à l’autre bout des Etats-Unis, et cette obligation d’aller voir un psychologue de façon régulière. De quoi lui faire passer l’envie d’être sympa avec qui que ce soit. Et puis voilà que son psychologue attitré avait pris sa retraite, l’obligeant à changer pour aller visiter un nouveau cabinet. Tout était fait pour la réjouir. « Bonjour, le Docteur Fraser vous attend. Vous pouvez avancer. » lui souffla la secrétaire du cabinet en approchant, lui faisant redresser la tête. « Hm ? Ah, oui. Très bien merci. » Perdue dans ses pensées, Avalon s’était mise à somnoler, ce qui rendait le retour à la réalité un peu trop compliqué. Cependant, elle se redressait tout de même pour venir abattre son poing sur le battant de bois qui marquait l’entrée du lieu de consultation. Plus vite elle s’y mettrait et plus vite elle pourrait retourner profiter du monde extérieur. Elle patientait quelques secondes – pour être polie –, avant de pousser la porte pour entrer. Une brune attendait à l’intérieur. Avalon ne mit pas bien longtemps à comprendre de qui il s’agissait. Pas besoin d’être Einstein en même temps. « Bonjour. Je suis le Dr Mareiva Fraser. Et vous ? » la salua la trentenaire. « Bonjour, je suis Avalon Wheeler. Votre nouvelle patiente. Enchantée. » Elle tentait de paraître polie, mais ces présentations paraissaient étranges et la mettaient un peu mal à l’aise. Elle avait décidément du mal à rester en place, mais elle ne pouvait pas agir avec le Docteur Fraser comme elle le ferait avec une inconnue dans la rue. Les circonstances n’étaient pas les mêmes. « Installez vous, nous allons faire connaissance. » Elle lui indiquait le canapé et Avalon ne se fit pas prier pour aller y prendre place, quand bien même elle craignait de s’y endormir. « Bien. Dites-moi ce qui vous amène dans mon cabinet ? » lui demanda le Docteur Fraser lorsqu’Avalon avait enfin pris place. La Wheeler ne savait pas tellement comment aborder le sujet, alors elle répondit le plus simplement du monde : « Mon précédent psychologue a pris sa retraite, alors il fallait bien que je trouve quelqu’un d’autre. » Pas par choix, mais plutôt par nécessité. Elle ne voulait pas donner une excuse à la justice de la mettre en prison, même si elle doutait que cela en arrive à de telles procédures si elle manquait de se rendre chez un psychologue. « Il m’a d’ailleurs demandé de vous transmettre mon dossier. Il paraît qu’il a joint les copies de ses précédents rapports au juge. Il y a peut-être aussi mis les notes qu’il a prises sur moi, j’en sais trop rien. » Elle haussait les épaules avant de tendre le dossier qu’elle tenait contre elle depuis ce matin. Avalon était soulagée de s’en débarrasser, parce qu’il était encombrant. Elle n’avait pas tellement eu la curiosité de savoir ce qu’il y avait à l’intérieur, et quand bien même elle l’aurait eue, le dossier était cacheté, impossible à ouvrir sans que cela se remarque. « On vous a bien dit que je devais vous voir sur avis de justice, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle soudainement au Docteur Fraser. Elle en parlait comme si c’était normal, mais peut-être que la psychologue n’était pas au courant que c’était le juge qui l’avait envoyée là. Quoi que, ça ne devait pas être la première fois qu’elle devait être confrontée à ce genre de situation. C’était son métier après tout.
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Ven 6 Juil - 13:54
Frustrée ? Mareiva l'était depuis tellement d'année qu'elle ne connaissait plus aucune autre émotion. A croire que son mari avait décidé de mettre ses conneries dans une plus grande échelle mais elle tiendra bon. Elle ne voulait pas craquer pour lui donner raison, pour donner l'occasion de lui prendre ses enfants. Elle se battrait corps et âmes pour eux, c'était sa seule raison de vivre. C'était pour cela qu'elle restait encore avec lui, qu'elle gardait un égo surdimensionné en n'appelant pas ses parents, son frère. Oui parce qu'ils disaient tous qu'elle se trompait mais elle était tant amoureuse, elle ne voyait pas ce que les autres voyaient. Heureusement, en dehors de son rôle de mère, il y avait aussi son rôle de femme qui jouait beaucoup lorsqu'elle était à son travail. Ici, elle était respectée par ses valeurs et surtout, son travail. Une fois ses enfants en sécurité à l'école, elle pouvait se concentrer sur ce qui l'animait chaque jour. En regardant la jeune femme qui n'avait pas hésité à s'installer dans son canapé. Le visage un peu fatigué, Mareiva l'avait bien remarqué c'était pour cela qu'elle n'avait pas l'intention de commencer dans le vif du sujet. Tout ce qu'elle voulait, c'était apprendre à se connaître et enviser le point de vue de sa patiente pour savoir où elle en était exactement. D'autant qu'elle se demandait vraiment la raison qui avait fait qu'elle se retrouvait dans son cabinet. Elle commençait toujours comme ça. Bêtement, l'échange se faisait d'une personne à une inconnue et quoi de mieux que de commencer sur de bonnes bases. A première vue, elle semblait complètement sereine, même désintéressée pour ce qu'on lui demandait. Avalon était ici parce qu'on le lui avait demandé et la malheureuse semblait fortement blasée parce qui se passait autour d'elle. Lorsqu'elle lui passa son dossier, la trentenaire le posa à côté d'elle se disant qu'elle aurait le loisir de le lire plus tard. Plus tard, cela sonnait plutôt faux mais elle n'aimait pas entamer une lecture d'un dossier face à un patient : « Je vous remercie, je prendrais en considération les notes de mon confrère mais je désire me faire une propre idée pour commencer. » « On vous a dit que je devais vous voir sur avis de justice, n'est-ce pas ? » Mareiva fit tourner son stylo une ou deux fois sur son pouce et sourit à Avalon avec beaucoup d'intérêt : « Oui, c'est ce qui a été dit entre deux cafés, ce que j'aimerai c'est découvrir votre histoire en me basant sur vous et pas sur ce qui a été écrit par un vieux croûton ! » Mareiva lui lança un clin d'oeil, instaurant une ambiance plus complice et éventuellement proposé une conversation moins solennelle. « Allons, d'où venez-vous ? Racontez moi un petit peu votre histoire, je vous en prie. » Ce n'était pas une supplique, c'était un encouragement à parler, à vider son sac. Après tout, elle était ici pour cela et pas seulement pour s'entendre dire des reproches sur ces mauvaises actions.
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Lun 23 Juil - 0:58
Elle n’avait clairement pas envie d’être là. Quoi de plus normal, quand elle était forcée de se montrer dans ce cabinet, juste pour faire plaisir à des types cachés dans leurs bureaux ? Tout ce qu’elle avait fait, c’était pour le bien des gens. Et elle savait que quelque part, des personnes la remercier de ce qu’elle avait fait pour eux. Bien sûr, elle avait détruit des couples en faisant exploser la vérité, en démasquant ces femmes qui trompaient leur moitié. Mais était-elle la réelle fautive ? Elle ne le pensait pas. Alors Avalon conservait cette attitude nonchalante, comme si tout cela ne l’atteignait pas. Elle se sentait pourtant honteuse d’avoir à s’asseoir dans ce genre de canapé rouge, parfois. Comme une gamine prise en faute. Comme un être humain auquel on aurait retiré sa liberté. C’était toujours mieux que la prison, mais ça restait contraignait. Ça l’empêchait de partir comme elle le souhaitait, de prendre le large sur un coup de tête. Non, elle était coincée à Los Angeles parce que la justice en avait décidé ainsi. Et c’était insupportable. « Je vous remercie, je prendrais en considération les notes de mon confrère mais je désire me faire une propre idée pour commencer. » Elle hochait la tête. Avalon ne faisait que transmettre un dossier qu’on lui avait demandé de passer dans les mains de sa nouvelle psychologue. Qu’elle s’en serve ou qu’elle ne daigne pas y jeter un œil, peu lui importait, ce n’était pas son problème. Mais dans ce cas, il fallait quand même qu’elle lui dise. Elle était là par décision de justice, pas parce que ça l’amusait. Le docteur Fraser avait besoin de le savoir. « Oui, c'est ce qui a été dit entre deux cafés, ce que j'aimerai c'est découvrir votre histoire en me basant sur vous et pas sur ce qui a été écrit par un vieux croûton ! » Elle lui adressait un clin d’œil et Avalon ne put s’empêchant de lui sourire. Elle savait pourtant qu’elle jouait avec sa tête, qu’elle manipulait sa façon de penser. Elle le sentait. Le docteur Fraser faisait exprès d’aller dans son sens. Mais elle faisait ça bien. « Allons, d'où venez-vous ? Racontez-moi un petit peu votre histoire, je vous en prie. » Forcément, ça allait commencer à devenir moins drôle. S’installant confortablement dans le canapé, Avalon vrillait son regard sur le plafond. Elle ne voulait pas regarder la psychologue pendant qu’elle parlait. « Il y a tellement de choses à dire. J’imagine que vous voulez que je vous parle de ce pourquoi j’me suis retrouvée avec un casier judiciaire. C’est ce qu’ils veulent tous savoir, ils s’en fichent du reste. » Pourtant, il y avait des choses dont Avalon aimerait bien parler, des fois. Mais c’était dur à aborder, surtout en sachant ce pourquoi elle était là. « Je viens de Floride. J’ai dû déménager sur New York pour faire mes études, mais là-bas, je me suis rendue compte que trop de personnes trompaient leur partenaire. Ça m’a rendue dingue. » Littéralement. Elle se mordillait la lèvre inférieure un cours instant avant de reprendre. « J’ai mis mes études de côté pour tenter de lutter contre ça. Je passais mes journées à dénoncer des infidèles. Ça ne plaisait pas, on a porté plainte contre moi. Le tribunal leur a donné raison, moi j’ai eu le droit à un casier, des mesures d’éloignement, et j’ai fini par atterrir ici. Eux… Et bien eux, ils ont détruit des cœurs, mais ils n’ont rien eu. » Et ça la mettait en rogne, Avalon. Elle avait l’impression que le système judiciaire américain tolérait que les gens soient des malpropres. Pourtant, elle racontait ça posément. Parce qu’elle commençait à avoir l’habitude d’avoir à expliquer tout ça. C’était presque naturel.

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