« Happiness is only real when shared » [Effy]

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« Happiness is only real when shared » [Effy]
Jeu 7 Juin - 20:05
Vous êtes bien sûr le répondeur d’Adam, indisponible pour le moment, merci de laisser un message après le bip sonore et je vous rappèlerais dès que possible.

Le bip retentit et il se contenta de raccrocher en poussant un soupir. Assis sur le lit king size de sa chambre d’hôtel, Henry fixait désespérément le téléphone où gisait le souvenir d’un temps heureux. Avec cet Autre composant sa vie depuis si longtemps. Désormais, il en était là. À fixer ce fond d’écran. À sentir son cœur s’effriter un peu plus. Déjà qu’il était suffisamment entamé, l’absence d’Adam, le fait qu’il l’ignore, aggravait son mal-être. Henry se devait d’être fort. Mais c’était difficile. Il fallait faire bonne figure. Il fallait être fort pour Ophélie. Elle avait terriblement besoin de lui. Cependant, c’était compliqué. Il ne pouvait la voir comme il le voulait. Il y avait ses parents au milieu. Et l’inévitable rencontre semblait être si proche... Il savait qu’il devrait les revoir. Et s’il en avait pas très envie, il le faisait pour sa petite sœur, pour Claire. Le besoin de faire quelque chose de bien résidait au fond de lui. Il pouvait y avoir encore de l’espoir. Un peu de bonheur se trouvant quelque part. Henry y croyait. Parce que dans sa vie, il avait été optimiste, qu’à chaque coup dur, il avait su se relever. Mais là, c’était difficile. Son esprit menaçait d’exploser. Il avait besoin de ne pas être seul. Il avait besoin qu’on le rassure. Il avait besoin d’Adam mais ce dernier l’ignorait délibérément, ne comprenant pas ce choix de vie, cette volonté de suivre cette famille l’ayant rejetée. Henry, lui, le comprenait. La peine l’empêchait de ressentir de la colère ou de l’envie de cesser de l’appeler. De couper les ponts. Non pour l’instant, il croyait encore en cet Autre. Mais pour combien de temps ? L’enterrement de Claire n’allait pas tarder. Et avec cela, Henry y enterrait bon nombre de sentiments. Du moins l’espérait-il.

Le besoin de voir Effy, se fit plus présent aujourd’hui. Il n’avait rien de prévu. Ophélie n’était pas disponible et il avait besoin de sortir de cette chambre d’hôtel, il avait besoin de ne pas avoir cette crainte en lui de rencontrer ses parents. Cette entrevue le terrifiait suffisamment pour se sentir pris au piège. Du haut de ses trente six ans, il n’en demeurait pas moins cet homme ayant tellement peur de revivre ce traumatisme d’enfant, celui d’avoir été mis au dehors pour sa différence, pour sa faculté à aimer ce même sexe. Depuis quand rejetait-on l’amour ? Il avait vécu cela et les stigmates résidaient. Aussi, avait-il besoin de voir son amie. Sa présence lui ferait d’un bien. Parce qu’elle était un peu comme son double. Parce qu’elle le comprenait si bien. Parce qu’elle possédait les mêmes cicatrices dans son âme et dans son cœur. Ils se donnèrent donc rendez-vous, non loin de sa chambre d’hôtel, choisissant un parc public comme lieu de neutralité. La nature avait toujours fait partie de leur amitié. Elle les avait unis. Par le fait de la photographier dans sa beauté la plus pure. Les débuts furent timides mais ils se découvrirent des tas de points communs, des chemins de vie similaires. Et surtout, ils se complétaient. Effy connaissait Adam. Elle savait tout. Et la voir lui faisait du bien. Déjà quand il la vit au loin, il se sentait un peu mieux, allant esquisser un sourire. Heureusement qu’il n’était pas seul ici. Ophélie. Ella. Et maintenant Effy. Ça lui permettait de ne pas s’effondrer, d’ignorer qu’Adam ne lui répondait pas, laissant le téléphone sonner dans le vide. « C’est si bon de te revoir... » Souffla-t-il en la serrant dans ses bras. Heureux de ces retrouvailles. Heureux de revoir cette compagne de route, de métier, cette amie si chère à son cœur.
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Lun 23 Juil - 17:41
J'ai pas hésité une seule seconde. Il a besoin de me voir alors j'y vais. C'est aussi simple que ça. Henry c'est la rencontre qui s'est fait juste comme ça. Parce qu'on avait des points communs et pas forcément les meilleurs. Bien sur notre passion commune pour la photographie c'est quelque chose de positif. En plus on a plus ou moins la même vision de l'esthétique et j'adore ses clichés. Mais il n'y a pas que ça. non, il y a autre chose qui s'apparente plus à une blessure interne, quelque chose qu'on ne souhaite à personne de ressentir. Parce que c'est le genre de choses qui peut détruire quelqu'un. Même si dans certains cas ça nous rend plus fort. Mais bon, ce n'est jamais agréable de se faire rejeter par sa famille à cause de son orientation sexuelle. Il a connu ça, j'ai connu ça aussi. Il y a à la fois cette impression de ne pas être compris, de se sentir différent et d'avoir l'impression de faire quelque chose de mal. Et puis après cette phase, on s'assume, ça nous fait grandir. Mais je sais que parfois ça se passe très mal et certains sont poussés dans des situations extrêmes. Heureusement pour nous deux, on est là aujourd'hui, vivants et en bonne santé. C'est le principal. Même si je sais que ça va pas fort du côté d'Henry. En même temps il est revenu à Los Angeles pour sa soeur et l'aider avec le décès de la petite dernière de la fratrie. C'est pas amusant, pas du tout. Et dans ce genre de moments une famille est censée se serrer les coudes. Forcément dans la sienne, ce ne fut pas le cas. De ce qu'il m'en dit ça ne m'étonne pas des masses. Heureusement qu'avec Ophélie ils peuvent se soutenir. C'est toujours ça de pris.

Je me dirige vers le parc, là où je sais que je le trouverai. Assis sur un banc, qui se lève quand il me voit approcher. " C’est si bon de te revoir... " Je profite de son étreinte, je le serre contre moi pendant de longues secondes avant de me résoudre à le lâcher. Henry c'est un peu comme le grand frère que j'ai jamais eu finalement. J'ai mes soeurs bien sur et mon petit frère mais c'est différent. C'est pas le même soutien. " Moi aussi si tu savais. " Vivre avec Leo c'est compliqué même si c'est moi qui me suis imposée. Je tiens toujours à découvrir cette vérité qu'elle me cache et je sais que j'y arriverai. Mais je ne suis pas de nature patiente. Je m'installe sur le banc et l'invite à faire de même. " Bon alors comment tu vas ? " Cette question si innocente où on répond simplement "oui ça va" et on passe à autre chose. Mais là ce n'est pas le cas. La question est sérieuse, je veux et j'attends la vérité. Mais avec lui je n'ai pas de trop de soucis à me faire.

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Ven 17 Aoû - 22:34
Son cœur était fait de cendres, ouvert et laissant apparaître un gouffre béant. Il se sentait perdu, et terriblement vulnérable. Loin d’Adam, loin de sa présence qui se voulait rassurante à ses yeux, il avait l’impression d’être perdu, de s’écrouler. Son monde sombrait inexorablement et dans cette chute vertigineuse, Henry ne cessait de contempler le néant, cherchant le fond et oubliant de regarder vers le haut. Là où la lumière l’accueillait et lui montrait qu’il pouvait encore croire à la bonté de la vie, là où il aurait pu comprendre que le temps serait sa bouée de sauvetage, Henry lui, ne voyait que l’obscurité. Et cette douleur qui le taraudait tant. Elle en devenait irrationnelle. Il avait besoin de respirer pour cesser d’étouffer face à l’emprise que cette venue lui provoquait. L’emprise de la mort, l’emprise familiale, l’emprise de devoir assumer la culpabilité qui le rongeait un peu trop. Il essayait de se convaincre que ça irait mieux ensuite. Mais il n’y arrivait pas, il était seul et il avait terriblement besoin de parler à quelqu’un. Effy lui avait paru être la bouffée d’oxygène. Les évènements s’étaient déroulés de façon à ce qu’elle se trouvait déjà sur Los Angeles. Lorsqu’il lui avait annoncé sa venue avant de prendre l’avion, il avait entendu sa voix enjouée lui promettre des retrouvailles tendres alors qu’il avait le cœur serré, l’appréhension à l’idée de revoir ses sœurs mais aussi ses parents. Et ces derniers le terrifiaient tellement. Il avait peur. Il avait froid loin d’Adam. Il était démuni. Et la chute avait été encore plus terrible. A Effy, il ne lui avait annoncé que cette mauvaise nouvelle : Claire s’en était allée durant son vol. Et désormais, il était perdu, malheureux comme la pierre, pris dans l’engrenage d’une souffrance telle, qu’il avait émis le besoin de revoir sa meilleure amie. Ça lui ferait du bien, ça lui permettrait d’avoir les idées plus claires, de se sentir un peu plus fort. Même si en soi, les pleurs d’un homme n’étaient pas un signe de faiblesse.

Quand il la vit, il s’empressa de la serrer dans ses bras, d’éprouver la chaleur réconfortante de cette personne qu’il avait connu et aimé. Il l’avait toujours considéré comme un membre de sa famille. Elle connaissait Adam, et fait rare, il l’appréciait énormément. Elle était leur amie à tous deux. Et la voir lui faisait du bien. Et la serre fort, lui rabibochait le cœur et l’âme. Et la sentir si vivante lui rappelait que le monde ne s’arrêtait malheureusement pas de tourner. Il fallait vivre pour ceux qui demeuraient contents de le voir. Il eut un maigre sourire et puis vint la question tant redoutée. Comment il allait… Assis sur ce banc, à ses côtés, alors qu’ils avaient rompu leur étreinte. « Mal est un euphémisme comparé à ce que je peux ressentir… » Murmura-t-il en fixant l’herbe se trouvant devant eux. « L’arrivée aura été brutale…. Je n’ai pas eu le temps de lui dire au revoir. » Il se tut, ravalant cette boule qui se formait au fond de sa gorge. « Enfin… Il faut s’accrocher n’est-ce pas ? » Il releva un regard triste vers Effy et finit par ajouter. « Mais entre le fait de revoir mes parents à l’enterrement de ma petite sœur, son décès brutal et Adam qui ne me pardonne d’avoir choisi mes sœurs en lieu et place de sa petite personne… Je ne sais même pas comment je fais pour être aussi calme… » Lui-même s’en étonnait, pris dans les tourments de ces chagrins multiples qu’il éprouvait. « Je te remercie d’être venue en tout cas… Même si la distance est là, entre nous, tu restes cette amie si précieuse… Et te voir, me fait du bien.. » Même si la culpabilité lui rappelait qu’il ne la méritait pas. Elle lui rappelait, avec une voix doucereuse, qu’il avait lâchement abandonné ses sœurs. En s’exilant, il les avait condamnés à cet oubli : aujourd’hui, il s’en mordait les doigts.
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Mar 25 Sep - 14:29
Je savais à quoi m’attendre. Je sais ce qu’il s’est passé, pourquoi il est revenu à Los Angeles. Je ne veux pas forcément remuer le couteau dans la plaie mais une simple information ne définit pas l’état de quelqu’un. Je me doute qu’il ne doit pas péter le feu et faire la bringue tous les soirs non plus, je ne suis pas stupide. Si je devais perdre mon frère ou l’une de mes soeurs, je ne sais pas si je m’en remettrai. Je me rapproche de lui sur le banc, au moment où je pose ma foutue question. ” Mal est un euphémisme comparé à ce que je peux ressentir… L’arrivée aura été brutale…. Je n’ai pas eu le temps de lui dire au revoir. “ Définitivement, ce n’était pas la question à poser. Mais je ne lâche pas l’affaire. Je me rapproche encore un peu, jusqu’à ce que mon genou se colle au sien. J’attrape sa main et serre doucement ses doigts. Je n’ai jamais été très à l’aise avec les mots, mais je sais être présente lorsqu’il le faut. ” Enfin… Il faut s’accrocher n’est-ce pas ? Mais entre le fait de revoir mes parents à l’enterrement de ma petite sœur, son décès brutal et Adam qui ne me pardonne d’avoir choisi mes sœurs en lieu et place de sa petite personne… Je ne sais même pas comment je fais pour être aussi calme… “ Je soutiens son regard et dessine un sourire doux et qui se veut chaleureux. C’est un beau bordel tout ça, un bon gros bordel. Mais c’est aussi pour ça qu’on s’est autant rapprochés, accrochés et plus vraiment lâchés. Nos familles ne sont pas un modèle de perfection, bien loin de ça. ” Je te remercie d’être venue en tout cas… Même si la distance est là, entre nous, tu restes cette amie si précieuse… Et te voir, me fait du bien.. “ Sans lâcher ses doigts, je passe mon bras sous le sien et termine de me coller à lui afin de poser ma tête sur son épaule. ” Je serais toujours là pour toi. “ Toujours c’est bien le mot. Je n’en dérogerai pas. Henry c’est Henry. C’est plus qu’un ami. ” Je ne sais pas non plus comment t’arrives à être aussi calme. Je t’admire tu sais ? “ Je laisse échapper un petit rire sans décoller de ma place pour autant. ” Je ne sais pas comment tu fais avec Adam… Évidemment que ta famille passe avant, surtout dans ce genre de moment. Enfin, même si ta famille est… ce qu’elle est. “ Je hausse les épaules, ce n’est pas le moment d’être médisante au sujet des Chateaubriand. Je ne les ai jamais rencontré, juste Henry, mais je ne sais pas si j’ai vraiment envie de connaître ses parents. Ophélie pourquoi pas et Claire… et bien j’en aurai pas l’occasion. C’est bien triste. ” Il compte venir Adam quand même ou pas ? “ Soutenir son copain dans ce genre de moment c’est quand même important. C’est même nécessaire. C’est ce que j’aurai fait. Même si la famille de celui ci est tout sauf accueillante. C’est une question de bon sens.

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